{"id":1707,"date":"2024-05-24T19:06:05","date_gmt":"2024-05-24T18:06:05","guid":{"rendered":"https:\/\/oulemag.ma\/fr\/?p=1707"},"modified":"2024-05-24T19:06:11","modified_gmt":"2024-05-24T18:06:11","slug":"la-tijaniyya-et-ses-ramifications-en-afrique-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/oulemag.ma\/fr\/la-tijaniyya-et-ses-ramifications-en-afrique-2\/","title":{"rendered":"La Tijaniyya et ses ramifications en Afrique (2)"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Ahmad at-Tij\u00e2ni, fondateur de la Tij\u00e2niya<\/strong><strong><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Ahmad at-Tij\u00e2ni, fondateur de la confr\u00e9rie tij\u00e2niyya, est n\u00e9 en 1150 H \/1737, \u00e0 A\u00efn Madi, au sud de  l&rsquo;Alg\u00e9rie, qui ne d\u00e9pendait que de mani\u00e8re sporadique des beys d&rsquo;Alg\u00e9rie. A\u00efn Madi, comme Laghouat, \u00e9tait rattach\u00e9e \u00e0 l&rsquo;autorit\u00e9 des chefs de tribus, et parfois, \u00e0 l&rsquo;autorit\u00e9 des saints et des cheikhs de confr\u00e9ries, comme c&rsquo;est le cas des Tij\u00e2nis de cette r\u00e9gion. A noter que les sources marocaines divergent sur son lieu de naissance, attribu\u00e9 aussi \u00e0 la r\u00e9gion de Safi et Marrakech par certaines sources, dont l&rsquo;ouvrage de Mohammed ben Abdelkader al-Jaz\u00e2&rsquo;ir\u00ee, <em>Tuhfat az-z\u00e2&rsquo;ir,<\/em> et les \u00e9crits de l&rsquo;arabisant et orientaliste fran\u00e7ais, Jacques Berque. <\/p>\n\n\n\n<p>Ce sont ces derniers t\u00e9moignages qui ont \u00e9t\u00e9 confirm\u00e9s par les sources tij\u00e2niyas, africaines, et m\u00eame coloniales. Mais le lignage de la Tij\u00e2niya remonte \u00e0 la tribu Ban\u00fb Toujine, avec laquelle il s&rsquo;\u00e9tait li\u00e9 par les liens du mariage. Ce lignage \u00e9tait connue \u00e0 A\u00efn Madi sous le nom de Tij\u00e2jna, dont une partie s&rsquo;\u00e9tait \u00e9rig\u00e9e en ennemi f\u00e9roce d&rsquo;Ahmad at-Tij\u00e2ni et de sa confr\u00e9rie, surtout apr\u00e8s qu&rsquo;elle s&rsquo;\u00e9tait alli\u00e9e aux Turcs, qui imposaient aux habitants du <em>qsar<\/em> de s&rsquo;acquitter de diff\u00e9rents tributs et imp\u00f4ts excessifs. <\/p>\n\n\n\n<p>Pour cette raison et d&rsquo;autres encore, le Cheikh fondateur quittera \u00e0 plusieurs reprises le <em>qsar<\/em> de A\u00efn M\u00e2di, mais c&rsquo;est en 1797-8 qu&rsquo;il se rendra \u00e0 F\u00e8s pour s&rsquo;y \u00e9tablir de mani\u00e8re d\u00e9finitive. Mais l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement le plus d\u00e9terminant dans la trajectoire de Cheikh Ahmad at-Tij\u00e2ni s&rsquo;incarne dans l&rsquo;acte de fondation de la Tij\u00e2niya en 1781 dans la r\u00e9gion frontali\u00e8re de Bousemgh\u00fbn, entre le Maroc et les Turcs d&rsquo;Alg\u00e9rie. L&rsquo;objectif de cette pr\u00e9sentation concise est de faire conna\u00eetre le Cheikh et sa confr\u00e9rie. <\/p>\n\n\n\n<p>A cet effet, il convient de distinguer la p\u00e9riode de la fondation, telle qu&rsquo;elle a \u00e9t\u00e9 relat\u00e9e par les premiers \u00e9crits tij\u00e2nis, et qui avait consist\u00e9 dans le d\u00e9passement des autres <em>turuq<\/em> soufies, qui l&rsquo;avaient pr\u00e9c\u00e9d\u00e9e ou lui \u00e9taient contemporaines, en la consid\u00e9rant comme l&rsquo;ultime <em>tar\u00eeqa<\/em> qui venait annuler les autres <em>turuq<\/em>. Une seconde p\u00e9riode commence avec l&rsquo;installation d&rsquo;Ahmad at-Tijan\u00ee \u00e0 F\u00e8s. <\/p>\n\n\n\n<p>Concernant cette p\u00e9riode, des \u00e9crits montrent qu&rsquo;il y a eu une r\u00e9vision de pr\u00e9ceptes et principes avanc\u00e9s lors de la p\u00e9riode de la fondation. Cela va nous permettre de traiter les questions de p\u00e9riodisation dans le rapport de celle-ci avec le soufisme, en g\u00e9n\u00e9ral, et avec le mod\u00e8le tij\u00e2ni, en particulier. <\/p>\n\n\n\n<p>Nous nous posons alors la question fondamentale relative aussi bien \u00e0 la <em>tar\u00eeqa<\/em> tij\u00e2niyya qu&rsquo;aux confr\u00e9ries katt\u00e2niya et s\u00fbdiyya-Qurachiyya qui font \u00e9cho aussi au principe du Sceau de la Tij\u00e2niyya, celui-ci proc\u00e9dant \u00e0 son tour des enseignements d&rsquo;Ibn Arabi et Abdelkrim al-J\u00eel\u00ee : attendu que ces <em>turuq<\/em> ont \u00e9t\u00e9 consid\u00e9r\u00e9es comme le Sceau du soufisme, cela signifie-t-il qu&rsquo;il n&rsquo;est plus possible de fonder apr\u00e8s elles d&rsquo;autres <em>turuq<\/em> sans qu&rsquo;elles ne proc\u00e8dent de son esprit ? <\/p>\n\n\n\n<p>C&rsquo;est sur cette base qu&rsquo;il faut traiter la question du temps de commencement et du sceau de la saintet\u00e9, puisque Ahmad at-Tij\u00e2ni a affirm\u00e9 que sa <em>tar\u00eeqa<\/em> est mohammadienne, qu&rsquo;elle est le sceau des <em>turuq<\/em>, et que le Proph\u00e8te (Que le salut et la paix d&rsquo;All\u00e2h soient sur lui) a gard\u00e9 certains sceaux cach\u00e9s pour les lui r\u00e9v\u00e9ler \u00e0 la fin du XVIII<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle. Dans la litt\u00e9rature tij\u00e2nie, la notion de sceau cach\u00e9 est li\u00e9e \u00e0 la question du temps originel qui remonte \u00e0 la \u00ab\u00a0Table gard\u00e9e\u00a0\u00bb et \u00e0 la p\u00e9riode pr\u00e9-adamique. <\/p>\n\n\n\n<p>A ce propos, l&rsquo;historien peut se poser la question suivante : la Tij\u00e2niyya, qui apparut historiquement en 1781, repr\u00e9sente-t-elle le soufisme de la p\u00e9riode d&rsquo;at-Tij\u00e2n\u00ee jusqu&rsquo;\u00e0 la p\u00e9riode pr\u00e9islamique ? Par devers cette question, la <em>tar\u00eeqa<\/em> nous permet de faire un retour \u00e0 l&rsquo;histoire de l&rsquo;\u00eatre humain telle qu&rsquo;elle est incarn\u00e9e dans la symbolique adamique, et de prendre connaissance, \u00e0 travers sa litt\u00e9rature, des conditions g\u00e9n\u00e9rales qui avaient lieu \u00e0 l&rsquo;apparition d&rsquo;Ahmad at-Tij\u00e2ni.<\/p>\n\n\n\n<p>Si Ahmad at-Tij\u00e2ni s&rsquo;immergeait dans le temps originel en proscrivant les cheikhs pr\u00e9d\u00e9cesseurs, il incarnait en m\u00eame temps l&rsquo;esprit de la plupart des \u00e9crits soufis, o\u00f9 il puisait de nombreuses donn\u00e9es et cat\u00e9gories auxquelles il avait adh\u00e9r\u00e9, ou qu&rsquo;il avait d\u00e9velopp\u00e9es ou d\u00e9pass\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p>Nous sommes devant un h\u00e9ritage soufi et culturel qui exige de l&rsquo;historien, s&rsquo;agissant, notamment, de la question de la p\u00e9riodisation, comme dans le cas d&rsquo;at-Tij\u00e2ni et de la Tij\u00e2niyya, une \u00e9tude de la g\u00e9n\u00e9alogie spirituelle et de la g\u00e9n\u00e9alogie sociale qui r\u00e9duit les p\u00e9riodes temporelles et culturelles dont s&rsquo;\u00e9tait nourri le fondateur de la Tij\u00e2niya.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Installation \u00e0 F\u00e8s et fondation de la zawiya tij\u00e2niyya<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Ahmad at-Tij\u00e2ni est arriv\u00e9 \u00e0 F\u00e8s en 1213 H\/1798, o\u00f9 il s&rsquo;est install\u00e9 de mani\u00e8re d\u00e9finitive jusqu&rsquo;\u00e0 sa mort en 1230H\/1815. Deux ans apr\u00e8s, il fondait sa premi\u00e8re zawiya en 1800-1801, attirant les \u00e9lites fassies et marocaines qui appartenaient \u00e0 d&rsquo;autres <em>turuq<\/em> soufies, telles que les <em>turuq<\/em> wazz\u00e2niya, n\u00e2ssiriya et darq\u00e2wiya. <\/p>\n\n\n\n<p>Les harc\u00e8lements qu&rsquo;Ahmad at-Tij\u00e2ni avait subis \u00e0 <em>qsar<\/em> A\u00efn M\u00e2di ou \u00e0 qsar Abou-Semgh\u00fbn de la part des autorit\u00e9s turques l&rsquo;avaient pouss\u00e9 \u00e0 demander asile aupr\u00e8s du sultan marocain Moulay Sliman (1792-1822), qui l&rsquo;accueillit g\u00e9n\u00e9reusement en lui offrant le palais Dar al-Mraya \u00e0 F\u00e8s. Ahmad at-Tij\u00e2ni \u00e9tait venu de Tlemcen, accompagn\u00e9 d&rsquo;Ali Har\u00e2zim Barr\u00e2da al-Fassi qui est consid\u00e9r\u00e9 comme l&rsquo;un des d\u00e9positaires de son sceau et son m\u00e9diateur aupr\u00e8s du sultan marocain. Il est \u00e0 rappeler que ce voyage d&rsquo;at-Tij\u00e2ni ne sera pas le dernier de par sa symbolique politique, puisque les habitants de Tlemcen demandaient souvent \u00e0 devenir des sujets du sultan marocain, notamment, apr\u00e8s la colonisation de l&rsquo;Alg\u00e9rie en 1830 par les forces fran\u00e7aises.<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;installation d&rsquo;Ahmad at-Tij\u00e2ni \u00e0 F\u00e8s co\u00efncidera avec l&rsquo;apparition du mouvement wahhabite en Orient, sur lequel le sultan marocain s&rsquo;appuiera en vue de r\u00e9soudre la crise politique qui l&rsquo;avait oppos\u00e9 \u00e0 la coalition kabilo-touareg encadr\u00e9e par les confr\u00e9ries darqawiya et wazz\u00e2niya dans les montagnes, particuli\u00e8rement dans la r\u00e9gion de Fazaz (Moyen Atlas et Tadla).<\/p>\n\n\n\n<p>Cheikh Ahmad at-Tij\u00e2ni accomplira un r\u00f4le important pour le sultan Moulay Sliman en lui apportant son aide face \u00e0 ses adversaires parmi les cheikhs du soufisme sunnite et populaire, la Tij\u00e2niyya \u00e9tant devenue elle-m\u00eame rivale des autres confr\u00e9ries soufies, qui \u00e9taient consid\u00e9r\u00e9es comme d\u00e9pass\u00e9es du point de vue de la Tij\u00e2niyya, dont la litt\u00e9rature repose sur le principe de l&rsquo;interdiction de la <em>ziyy\u00e2ra<\/em> [visite] des autres cheikhs non-tijanis, car la Tij\u00e2niya \u00e9tait consid\u00e9r\u00e9e comme le sceau des <em>turuq<\/em> de par le fait que son fondateur \u00e9tait vu comme le sceau de la saintet\u00e9 soufie, et qu&rsquo;elle fut fond\u00e9e sur ordre du proph\u00e8te.<\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s s&rsquo;\u00eatre install\u00e9 \u00e0 F\u00e8s, Cheikh Ahmad at-Tij\u00e2ni s&rsquo;\u00e9tait rendu c\u00e9l\u00e8bre par les discussions qu&rsquo;il avait eues avec les savants les plus connus de cette ville, particuli\u00e8rement avec Tayyeb Ben Kir\u00e2ne (mort en 1802) et Mohammed Ibn Abdessalam an-N\u00e2ssiri. Mohammed ibn al-Muchri et Ahmad Skirej font \u00e9tat de la teneur des discussions qu&rsquo;Ahmad at-Tij\u00e2ni avait eues avec ses adversaires. Ibn al-Muchri rapporte qu&rsquo;il disait : \u00ab\u00a0Les gr\u00e2ces divines du P\u00f4le cach\u00e9 d\u00e9passent celles des proph\u00e8tes\u00a0\u00bb. Par ailleurs, le t\u00e9moignage d&rsquo;Ahmad Skirej rev\u00eat une importance particuli\u00e8re puisqu&rsquo;il est le seul t\u00e9moignage qui \u00e9voque l&rsquo;activit\u00e9 d&rsquo;Ahmad at-T\u00eej\u00e2ni dans les conseils tenus par les oul\u00e9mas en pr\u00e9sence du sultan Moulay Souleymane, et qui \u00e9taient souvent pr\u00e9sid\u00e9s par Cheikh Tayyeb Ben Kir\u00e2ne.<\/p>\n\n\n\n<p>Etant l&rsquo;un des plus importants th\u00e9ologiens du XVIII<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle et du d\u00e9but du XIX<sup>\u00e8me<\/sup>, Ahmad at-T\u00eej\u00e2ni remportait toutes les controverses autour des id\u00e9es qu&rsquo;il d\u00e9fendait sur le soufisme, le fiqh et le culte. En attestent les correspondances mentionn\u00e9es par Ali Har\u00e2zim Barr\u00e2da dans le deuxi\u00e8me volume de son ouvrage <em>Jaw\u00e2hir al-ma&rsquo;\u00e2n\u00ee,<\/em> consid\u00e9r\u00e9 comme la r\u00e9f\u00e9rence principale et officielle de la confr\u00e9rie tijanie.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Jillali El Adnani<\/strong>,\u00a0<strong>Professeur \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 Mohamed V de Rabat<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\"><strong><em>A suivre<\/em><\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ahmad at-Tij\u00e2ni, fondateur de la Tij\u00e2niya Ahmad at-Tij\u00e2ni, fondateur de la confr\u00e9rie tij\u00e2niyya, est n\u00e9 en 1150 H \/1737, \u00e0 A\u00efn Madi, au sud de l&rsquo;Alg\u00e9rie, qui ne d\u00e9pendait que de mani\u00e8re sporadique des beys d&rsquo;Alg\u00e9rie. 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