{"id":4480,"date":"2025-07-07T12:43:17","date_gmt":"2025-07-07T11:43:17","guid":{"rendered":"https:\/\/oulemag.ma\/fr\/?p=4480"},"modified":"2025-07-07T13:02:25","modified_gmt":"2025-07-07T12:02:25","slug":"andre-bonamy-visionnaire-oublie-de-lintegrite-territoriale-marocaine-et-du-sahara","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/oulemag.ma\/fr\/andre-bonamy-visionnaire-oublie-de-lintegrite-territoriale-marocaine-et-du-sahara\/","title":{"rendered":"Andr\u00e9 Bonamy : Visionnaire oubli\u00e9 de l\u2019int\u00e9grit\u00e9 territoriale marocaine et du Sahara"},"content":{"rendered":"\n<p><strong><em>Assassin\u00e9 en 1943 dans des circonstances mal \u00e9lucid\u00e9es, Andr\u00e9 Bonamy n\u2019a jamais vu l\u2019aboutissement des tensions qu\u2019il avait si finement analys\u00e9es. Ses rapports, longtemps oubli\u00e9s ou marginalis\u00e9s, retrouvent aujourd\u2019hui une r\u00e9sonance particuli\u00e8re. Dans le contexte contemporain du conflit du Sahara occidental, ses analyses offrent une lecture pr\u00e9monitoire des erreurs d\u2019am\u00e9nagement territorial commises par les puissances coloniales.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"784\" height=\"493\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/oulemag.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/Jillali-El-Adnani-2.jpg?resize=784%2C493&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-3434\" style=\"width:359px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/oulemag.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/Jillali-El-Adnani-2.jpg?w=784&amp;ssl=1 784w, https:\/\/i0.wp.com\/oulemag.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/Jillali-El-Adnani-2.jpg?resize=300%2C189&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/oulemag.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/Jillali-El-Adnani-2.jpg?resize=768%2C483&amp;ssl=1 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 784px) 100vw, 784px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Pr. Jillali El Adnani<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>\u00c0 travers trois rapports r\u00e9dig\u00e9s entre 1917 et 1933, Andr\u00e9 Bonamy, administrateur colonial fran\u00e7ais mort durant la Seconde Guerre mondiale, d\u00e9fend avec conviction l\u2019int\u00e9grit\u00e9 territoriale du Maroc, soulignant les liens historiques et g\u00e9opolitiques profonds entre le Royaume ch\u00e9rifien et ses prolongements en Afrique de l\u2019Ouest et centrale.<br>Andr\u00e9 Bonamy, n\u00e9 en 1880, a servi l\u2019administration fran\u00e7aise en Guin\u00e9e en 1910, puis au Maroc en 1926. Son parcours lui a permis d\u2019observer de pr\u00e8s les dynamiques sahariennes et de comprendre l\u2019importance strat\u00e9gique du d\u00e9sert pour le Maroc.<br>D\u00e8s 1917, dans son premier rapport, Bonamy met en lumi\u00e8re la pr\u00e9sence commerciale marocaine dans le Sahel, soulignant les liens entre les tribus du Dr\u00e2a, du Tafilalet et de la S\u00e2qiyya El Hamra avec des sanctuaires au c\u0153ur de la Boucle du Niger, atteignant m\u00eame Tombouctou. Il note que les Ait Khebbach, les Ouled Jerir, les Kuntas de l\u2019Azawad r\u00e9fugi\u00e9s dans le Dr\u00e2a, ainsi que les Tajakants, \u00e9tendaient leur influence jusqu\u2019\u00e0 Gao, dans l\u2019actuel Mali.<br>Pour Bonamy, cette r\u00e9alit\u00e9 g\u00e9o-historique fonde une revendication: celle de la marocanit\u00e9 du Sahara et du droit de l\u2019Empire ch\u00e9rifien \u00e0 pr\u00e9server sa fronti\u00e8re avec l\u2019Afrique noire. Une id\u00e9e visionnaire, \u00e0 contre-courant des logiques coloniales de l\u2019\u00e9poque.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Le d\u00e9sert, non pas une fronti\u00e8re, mais un lien<br><\/strong>En 1923, Bonamy remet un second rapport, consacr\u00e9 \u00e9galement aux r\u00e9seaux commerciaux entre le Maroc et l\u2019Afrique noire. Son livre \u00abLes deux rives du Sahara\u00bb, publi\u00e9 en 1924, est le fruit de cette mission. Il y d\u00e9veloppe une approche visionnaire: celle d\u2019un espace \u00e9conomique unifi\u00e9, o\u00f9 les caravanes et les routes sahariennes assurent depuis des si\u00e8cles les \u00e9changes de biens, d\u2019id\u00e9es et d\u2019influences. Ce rapport devient une r\u00e9f\u00e9rence. Le g\u00e9n\u00e9ral Lyautey lui-m\u00eame s\u2019en sert pour appuyer une th\u00e8se politique forte: l\u2019int\u00e9grit\u00e9 territoriale du Maroc implique une fronti\u00e8re ouverte vers l\u2019Afrique noire.<\/p>\n\n\n\n<p>Bonamy souligne \u00e9galement la pr\u00e9sence directe de l\u2019administration marocaine dans les r\u00e9gions sahariennes, et de ses connexions historiques avec l\u2019Afrique noire. Les relais du pouvoir passaient par les oasis strat\u00e9giques: Tekna, Tindouf, Teghaza, Taoudeni.\u00c0 travers ces points d\u2019appui, le Maroc assurait la continuit\u00e9 d\u2019une influence souple, mais efficace, reliant les zones commerciales du Tafilalt et du Dr\u00e2a aux march\u00e9s plus lointains du Mali et du Niger actuels.<\/p>\n\n\n\n<p>Il pr\u00e9cise: \u00abC\u2019est ainsi qu\u2019on connait les principales routes caravani\u00e8res, dont une tr\u00e8s importante va du Tafilalt \u00e0 Tombouctou par Tabelbala, Bir Tarmanant, Taoudeni (50 jours). Autrefois ces caravanes d\u00e9passaient l\u2019Oued Draa et venaient \u00e0 Marrakech, Mogador et Agadir\u00bb. (Andr\u00e9 Bonamy, \u00abLes deux rives du Sahara\u00bb, 1924, p.7)<\/p>\n\n\n\n<p>Bonamy r\u00e9tablit la r\u00e9alit\u00e9 des circulations sahariennes. Il ne d\u00e9crit pas un lointain pass\u00e9 fig\u00e9, mais une structure g\u00e9opolitique vivante, travers\u00e9e de routes, de relais et de march\u00e9s. Le d\u00e9sert n\u2019est pas un mur: c\u2019est un r\u00e9seau. Un r\u00e9seau dont le Maroc est le n\u0153ud central. Depuis le Tafilalt, jusqu\u2019aux villes d\u2019Afrique de l\u2019Ouest comme Tombouctou, le Makhzen assurait par les oasis son autorit\u00e9 souple et efficace.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Les tensions diplomatiques et l\u2019\u00e9veil nationaliste<br><\/strong>En 1933, Bonamy est de nouveau missionn\u00e9. Son troisi\u00e8me rapport \u00e9largit le prisme: il s\u2019agit cette fois d\u2019analyser les tensions diplomatiques entre la France et l\u2019Espagne au sujet du Sahara et de la zone Nord du Maroc. Mais ce document va plus loin. Il examine \u00e9galement le contexte int\u00e9rieur, marqu\u00e9 par l\u2019\u00e9mergence du nationalisme marocain et la pol\u00e9mique suscit\u00e9e par le Dahir dit berb\u00e8re du 16 mai 1930, per\u00e7u comme une tentative de division entre Arabes et Berb\u00e8res. Bonamy y voit le signe d\u2019un r\u00e9veil politique marocain profond, mais aussi d\u2019une recomposition des relations avec l\u2019Afrique de l\u2019Ouest.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00abLes \u00e9v\u00e9nements politiques ou religieux qui s\u2019y d\u00e9roulent ont toujours eu des r\u00e9percussions sur l\u2019\u00e9tat d\u2019esprit des populations arabo-berb\u00e8res des confins de notre grande colonie de l\u2019Ouest-Africain, et par suite, celle-ci est int\u00e9ress\u00e9e au premier chef au tour que prendra l\u2019\u00e9volution des m\u0153urs et des id\u00e9es observ\u00e9es actuellement dans l\u2019Empire ch\u00e9rifien.\u00bb (Minist\u00e8re des colonies, Service des Affaires musulmanes, Confidentiel N\u00b0 trois, Rapport du Gouverneur Bonamy sur sa mission au Maroc en 1933, Archives du S\u00e9n\u00e9gal, 12G\/34, p.26.)<\/p>\n\n\n\n<p>Ce qu\u2019il \u00e9nonce ici, c\u2019est l\u2019interd\u00e9pendance g\u00e9opolitique entre le Maroc et l\u2019Afrique occidentale fran\u00e7aise. Bonamy observe que les solidarit\u00e9s historiques entre le Maroc et le Sud se r\u00e9activent. Les opposants au Dahir trouvent parfois des relais dans les anciennes routes sahariennes, les alliances tribales r\u00e9sonnent au-del\u00e0 des fronti\u00e8res trac\u00e9es par les puissances coloniales. En cela, Andr\u00e9 Bonamy fut moins un simple administrateur qu\u2019un t\u00e9moin lucide et, peut-\u00eatre, un visionnaire oubli\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Clarification juridique des zones sahariennes<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Dans son rapport de 1933, Bonamy propose une clarification juridique concernant les trois zones du Sahara occidental. Il explicite avec rigueur les statuts de ces territoires tels qu\u2019ils sont d\u00e9finis par les trait\u00e9s bilat\u00e9raux franco-espagnols, fournissant ainsi une base de r\u00e9f\u00e9rence pr\u00e9cieuse pour la compr\u00e9hension des enjeux de souverainet\u00e9 qui en d\u00e9coulent.<\/p>\n\n\n\n<p>La cr\u00e9ation du commandement militaire d\u2019Agadir est ici justifi\u00e9e par une logique r\u00e9gionale. Bonamy voit dans le sud marocain non un arri\u00e8re-pays, mais une position avanc\u00e9e. Le Maroc n\u2019est pas au bout: il est au centre. Cette id\u00e9e va \u00e0 l\u2019encontre du d\u00e9coupage administratif qui faisait du Sahara une zone p\u00e9riph\u00e9rique, orphelin de toute appartenance stable. Lui veut replacer le Maroc dans son orbite naturelle, celle des grands flux caravaniers et spirituels. Cette mise au point juridique s\u2019inscrit dans un projet strat\u00e9gique fran\u00e7ais visant \u00e0 r\u00e9cup\u00e9rer le Sahara occidental aux d\u00e9pens de l\u2019Espagne, en \u00e9change de compensations territoriales en Afrique noire. Ce dessein, men\u00e9 en coulisses par l\u2019administration coloniale fran\u00e7aise, reposait sur une \u00e9valuation critique du r\u00f4le de l\u2019Espagne dans la r\u00e9gion.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"601\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/oulemag.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/image-3.png?resize=601%2C1024&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-4481\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/oulemag.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/image-3.png?resize=601%2C1024&amp;ssl=1 601w, https:\/\/i0.wp.com\/oulemag.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/image-3.png?resize=176%2C300&amp;ssl=1 176w, https:\/\/i0.wp.com\/oulemag.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/image-3.png?w=768&amp;ssl=1 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 601px) 100vw, 601px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">(Minist\u00e8re des colonies, Service des Affaires musulmanes, Confidentiel N\u00b0 trois, Rapport du Gouverneur Bonamy sur sa mission au Maroc en 1933 (Page int\u00e9rieure 1), Archives du S\u00e9n\u00e9gal, 12G\/34)<br><\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"640\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/oulemag.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/image-4.png?resize=640%2C1024&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-4482\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/oulemag.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/image-4.png?resize=640%2C1024&amp;ssl=1 640w, https:\/\/i0.wp.com\/oulemag.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/image-4.png?resize=188%2C300&amp;ssl=1 188w, https:\/\/i0.wp.com\/oulemag.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/image-4.png?w=768&amp;ssl=1 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 640px) 100vw, 640px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">(Minist\u00e8re des colonies, Service des Affaires musulmanes, Confidentiel N\u00b0 trois, Rapport du Gouverneur Bonamy sur sa mission au Maroc en 1933 (Page int\u00e9rieure 2), Archives du S\u00e9n\u00e9gal, 12G\/34)<br><\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>Ce dispositif militaire s\u2019inscrit dans une vision globale o\u00f9 le Maroc devient un avant-poste strat\u00e9gique pour garantir la stabilit\u00e9 et la s\u00e9curit\u00e9 de l\u2019ensemble saharo-sah\u00e9lien. Bonamy assure que la pacification du Sahara passe par le contr\u00f4le de la liaison entre le Maroc et l\u2019Afrique de l\u2019Ouest.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Le Maroc, trait d\u2019union entre M\u00e9diterran\u00e9e et Afrique noire<br><\/strong>Bonamy \u00e9tablit un lien strat\u00e9gique fondamental entre le Maroc et l\u2019Afrique-Occidentale fran\u00e7aise (AOF).Il ne s\u2019agit pas, selon lui, de simples voisinages territoriaux, mais bien d\u2019interd\u00e9pendances culturelles, religieuses et politiques susceptibles d\u2019influencer l\u2019ensemble du dispositif colonial fran\u00e7ais en Afrique de l\u2019Ouest.<\/p>\n\n\n\n<p>En refusant de r\u00e9habiliter les flux caravaniers, la France et l\u2019Espagne ont d\u00e9sarticul\u00e9 une r\u00e9gion autrefois structur\u00e9e. L\u2019espace saharien, nagu\u00e8re sous l\u2019autorit\u00e9 du Maroc, devient un espace anarchique sous domination coloniale. En voulant tout contr\u00f4ler sans comprendre les logiques locales, les puissances europ\u00e9ennes ont provoqu\u00e9 ce qu\u2019elles pr\u00e9tendaient \u00e9viter: le d\u00e9sordre.<\/p>\n\n\n\n<p>La tentative de l\u2019Alg\u00e9rie fran\u00e7aise de s\u2019\u00e9tendre au sud-ouest est vue ici comme un acte de d\u00e9possession, un sabotage des flux historiques. Le Sahara ne peut \u00eatre une impasse pour le Maroc, encore moins une fronti\u00e8re au service d\u2019un projet concurrent: celui de l\u2019Alg\u00e9rie fran\u00e7aise.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>H\u00e9ritage et post\u00e9rit\u00e9 d\u2019un visionnaire oubli\u00e9<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Assassin\u00e9 en 1943 dans des circonstances mal \u00e9lucid\u00e9es, Andr\u00e9 Bonamy n\u2019a jamais vu l\u2019aboutissement des tensions qu\u2019il avait si finement analys\u00e9es. Ses rapports, longtemps oubli\u00e9s ou marginalis\u00e9s, retrouvent aujourd\u2019hui une r\u00e9sonance particuli\u00e8re. Dans le contexte contemporain du conflit du Sahara occidental, ses analyses offrent une lecture pr\u00e9monitoire des erreurs d\u2019am\u00e9nagement territorial commises par les puissances coloniales.<\/p>\n\n\n\n<p>En remettant au c\u0153ur du d\u00e9bat la notion de continuit\u00e9 g\u00e9o-historique entre le Maroc et l\u2019Afrique de l\u2019Ouest, Bonamy oppose \u00e0 la logique du d\u00e9coupage frontalier une vision profond\u00e9ment relationnelle du territoire.<\/p>\n\n\n\n<p>Ses \u00e9crits appellent \u00e0 repenser le Sahara non pas comme un territoire disput\u00e9, mais comme une interface historique, culturelle et \u00e9conomique. Et \u00e0 redonner sens \u00e0 la vocation premi\u00e8re du Maroc: \u00eatre un trait d\u2019union entre M\u00e9diterran\u00e9e et Sahel.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\"><strong>Pr. Jillali El Adnani<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Assassin\u00e9 en 1943 dans des circonstances mal \u00e9lucid\u00e9es, Andr\u00e9 Bonamy n\u2019a jamais vu l\u2019aboutissement des tensions qu\u2019il avait si finement analys\u00e9es. Ses rapports, longtemps oubli\u00e9s ou marginalis\u00e9s, retrouvent aujourd\u2019hui une r\u00e9sonance particuli\u00e8re. 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