{"id":4504,"date":"2025-07-11T17:00:13","date_gmt":"2025-07-11T16:00:13","guid":{"rendered":"https:\/\/oulemag.ma\/fr\/?p=4504"},"modified":"2025-07-11T17:00:19","modified_gmt":"2025-07-11T16:00:19","slug":"comment-santa-cruz-de-mar-pequena-est-devenue-ifni","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/oulemag.ma\/fr\/comment-santa-cruz-de-mar-pequena-est-devenue-ifni\/","title":{"rendered":"Comment Santa-Cruz de Mar Peque\u00f1a est devenue Ifni"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong><em>Le port historique de Santa-Cruz de Mar Peque\u00f1a, situ\u00e9 pr\u00e8s de l\u2019actuelle Akhfenir dans la province de Tarfaya, ne correspond en rien \u00e0 Ifni. Pourtant, \u00e0 partir de 1883, ces deux sites en vinrent \u00e0 \u00eatre confondus dans les discours diplomatiques. Ce glissement g\u00e9ographique s\u2019explique par la volont\u00e9 de l\u2019Espagne d\u2019\u00e9tablir une pr\u00e9sence c\u00f4ti\u00e8re, non l\u00e0 o\u00f9 se trouvait l\u2019ancien comptoir du XVe si\u00e8cle, mais \u00e0 un emplacement plus accessible et jug\u00e9 strat\u00e9giquement favorable: la rade d\u2019Ifni.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"784\" height=\"493\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/oulemag.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/Jillali-El-Adnani-2.jpg?resize=784%2C493&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-3434\" style=\"width:326px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/oulemag.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/Jillali-El-Adnani-2.jpg?w=784&amp;ssl=1 784w, https:\/\/i0.wp.com\/oulemag.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/Jillali-El-Adnani-2.jpg?resize=300%2C189&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/oulemag.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/Jillali-El-Adnani-2.jpg?resize=768%2C483&amp;ssl=1 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 784px) 100vw, 784px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Pr. Jillali El Adnani<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><br>Face aux protestations du Maroc, et malgr\u00e9 les objections r\u00e9p\u00e9t\u00e9es des sultans marocains, \u00e0 commencer par Mohammed IV, qui avait accept\u00e9 en 1860 la clause relative \u00e0 Santa-Cruz sous la contrainte, le gouvernement espagnol s\u2019appuya sur une interpr\u00e9tation extensive du trait\u00e9. Refusant Puerto Cansado, au lieudit Akhefenir au Sud de Tarfaya, site jug\u00e9 difficile d\u2019acc\u00e8s et peu s\u00fbr, l\u2019Espagne imposa progressivement l\u2019id\u00e9e qu\u2019Ifni repr\u00e9sentait l\u00e9galement et politiquement une continuit\u00e9 de Santa-Cruz de Mar Peque\u00f1a.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>1934: Une occupation militaire et un glissement historique assum\u00e9<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cette substitution devint officielle en 1934, lors de l\u2019occupation d\u2019Ifni, quand Madrid affirma exercer une souverainet\u00e9 directe sur ce territoire, pr\u00e9sent\u00e9 non comme une colonie, mais comme une partie int\u00e9grante de l\u2019Espagne. La d\u00e9signation de Santa-Cruz fut alors conserv\u00e9e dans les justifications historiques et juridiques, mais abandonn\u00e9e sur le terrain au profit du nom d\u2019Ifni, choisi pour des raisons pratiques et politiques.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le 6 avril 1934, l\u2019occupation d\u2019Ifni par les troupes espagnoles remit au premier plan le nom de Santa-Cruz de Mar Peque\u00f1a, qui se trouvait \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de Tarfaya, et non \u00e0 Ifni que convoitait l\u2019Espagne. Cette confusion, entretenue par les milieux politiques et la presse, s\u2019inscrivait dans une volont\u00e9 de l\u00e9gitimer l\u2019intervention en invoquant le trait\u00e9 hispano-marocain du 26 avril 1860. Par ce texte, l\u2019Espagne pr\u00e9tendait exercer un droit ancien sur un territoire qu\u2019elle identifiait d\u00e9sormais \u00e0 Ifni, bien que celui-ci ne corresponde en rien au site originel.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cette pr\u00e9tendue continuit\u00e9 s\u2019enracinait dans l\u2019histoire du XVe si\u00e8cle, lorsque Diego Garc\u00eda de Herrera, seigneur des Canaries, \u00e9tablit une forteresse sur la Mar Peque\u00f1a et la baptisa Santa-Cruz. Toutefois, l\u2019identification pr\u00e9cise de cet \u00e9tablissement fut perdue au fil des si\u00e8cles. D\u00e8s lors, l\u2019Espagne choisit, par opportunit\u00e9 strat\u00e9gique, de faire d\u2019Ifni le successeur politique et symbolique de Santa-Cruz.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"768\" height=\"653\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/oulemag.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/image-3-1.png?resize=768%2C653&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-4505\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/oulemag.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/image-3-1.png?w=768&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/oulemag.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/image-3-1.png?resize=300%2C255&amp;ssl=1 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Situation militaire \u00e0 Ifni et ses environs en 1958: positions des FAR, de l\u2019Arm\u00e9e de lib\u00e9ration du Sud et le retrait des soldats espagnols vers l\u2019enclave d\u2019Ifni. ANOM, Aix-en-Provence, Sahara et Ifni, Carton 1043.<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La riche litt\u00e9rature consacr\u00e9e \u00e0 cette question depuis les ann\u00e9es 1870 n\u2019a pas suffi \u00e0 \u00e9claircir d\u00e9finitivement ce point d\u2019histoire. Nombre d\u2019auteurs s\u2019y sont attach\u00e9s moins pour r\u00e9tablir les faits que pour en tirer des arguments au service de la politique coloniale de l\u2019Espagne.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Histoire d\u2019une cession territoriale sous contrainte<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Selon la doctrine officielle espagnole, Ifni n\u2019est ni colonie ni protectorat: l\u2019Espagne y exercerait un droit de souverainet\u00e9 pleine, consacr\u00e9 par le trait\u00e9 de T\u00e9touan du 25 mai 1860, et plus sp\u00e9cifiquement par son article 8, impos\u00e9 au Maroc \u00e0 l\u2019issue de la guerre hispano-marocaine. Ce fondement juridique permit \u00e0 l\u2019Espagne de revendiquer Ifni comme possession int\u00e9grale, \u00e9rig\u00e9e plus tard au rang de province.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Entre 1860 et 1883, les sultans marocains, Moulay Mohammed IV puis Moulay El Hassan, tent\u00e8rent sans succ\u00e8s de r\u00e9cup\u00e9rer Santa-Cruz de Mar Peque\u00f1a, \u00e0 l\u2019image de la restitution de Tarfaya par l\u2019anglais Mackenzie, obtenue en \u00e9change d\u2019une compensation financi\u00e8re. Mais Madrid refusa toute transaction et parvint, en 1883, \u00e0 faire reconna\u00eetre par le Maroc, affaibli, l\u2019identification d\u2019Ifni \u00e0 Santa-Cruz. Une note verbale dat\u00e9e du 20 octobre 1883 ent\u00e9rina cette reconnaissance marocaine, consacrant Ifni comme la \u00abv\u00e9ritable localisation\u00bb de l\u2019enclave espagnole.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La d\u00e9limitation territoriale fut confirm\u00e9e \u00e0 l\u2019article 3 du trait\u00e9 franco-espagnol du 27 novembre 1912, trait\u00e9 que le Maroc ind\u00e9pendant reconnut plus tard comme valide. Toutefois, jusqu\u2019en 1934, cette reconnaissance demeura purement th\u00e9orique. Ce n\u2019est qu\u2019en avril de cette ann\u00e9e-l\u00e0 que l\u2019Espagne proc\u00e9da \u00e0 l\u2019occupation militaire effective du territoire, sous les ordres du g\u00e9n\u00e9ral Capaz, qui d\u00e9barqua \u00e0 Lini Amedag, une localit\u00e9 non identifi\u00e9e mais se trouvant aux alentours d\u2019Ifni. Cette op\u00e9ration marqua le commencement de la domination r\u00e9elle et permanente de l\u2019Espagne sur Ifni.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>\u00c0 la recherche de Santa-Cruz: exp\u00e9ditions, falsifications et arbitrages diplomatiques<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019Espagne, bien qu\u2019ayant obtenu par le trait\u00e9 de 1860 un droit sur un territoire situ\u00e9 pr\u00e8s de l\u2019ancienne Santa-Cruz de Mar Peque\u00f1a, tarda \u00e0 en revendiquer l\u2019application effective. Ce n\u2019est qu\u2019en 1877, sous la menace d\u2019une concurrence \u00e9trang\u00e8re, que le gouvernement espagnol r\u00e9agit. Craignant une implantation du commerce anglais, Madrid d\u00e9cida de faire valoir \u00abses\u00bb droits.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00c0 l\u2019issue de n\u00e9gociations prolong\u00e9es entre avril et octobre 1877, deux commissions furent constitu\u00e9es, l\u2019une espagnole, l\u2019autre marocaine, charg\u00e9es de localiser et de d\u00e9limiter le site suppos\u00e9 de la forteresse disparue. La mission espagnole, embarqu\u00e9e sur la corvette Blasco de Garay, prit \u00e0 son bord les d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s marocains \u00e0 Mogador (Essaouira) en janvier 1878, avant de descendre le long de la c\u00f4te atlantique. L\u2019exp\u00e9dition atteignit le cap Akhfenir, au sud de l\u2019oued Chbika, explorant plusieurs points du littoral avant de remonter vers le nord.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les Espagnols r\u00e9dig\u00e8rent un proc\u00e8s-verbal affirmant que la rade d\u2019Ifni correspondait \u00e0 l\u2019ancienne Santa-Cruz de Mar Peque\u00f1a, mais les d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s marocains refus\u00e8rent de s\u2019y associer. Le Maroc, oppos\u00e9 \u00e0 cette interpr\u00e9tation, s\u2019effor\u00e7a par la suite de faire renoncer l\u2019Espagne \u00e0 toute implantation \u00e0 Ifni, lui proposant en \u00e9change soit une indemnit\u00e9 financi\u00e8re, soit une compensation territoriale sur la c\u00f4te nord, pr\u00e8s de Melilla. H\u00e9las, le couteau sous la gorge, le Maroc c\u00e9da.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Comment l\u2019Espagne a fait d\u2019Ifni un substitut commode<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019Espagne, renforc\u00e9e dans sa position, intensifia ses revendications sur Ifni. En r\u00e9ponse, une seconde commission fut constitu\u00e9e en 1883. Celle-ci longea la c\u00f4te par voie terrestre d\u2019Agadir \u00e0 l\u2019oued Noun, puis poursuivit jusqu\u2019\u00e0 l\u2019embouchure de l\u2019oued Dr\u00e2a.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Toutefois, la mission espagnole refusa de se rendre \u00e0 Puerto Cansado, site pourtant central de l\u2019enqu\u00eate, puisque le Maroc le d\u00e9signait comme l\u2019emplacement r\u00e9el de Santa-Cruz de Mar Peque\u00f1a. Les Espagnols ont tout fait pour ne pas se rendre sur les lieux de Puerto Cansado, lieu aujourd\u2019hui document\u00e9 comme \u00e9tant l\u2019emplacement exact de Santa-Cruz de Mar Peque\u00f1a.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans un article publi\u00e9 en 1935, les deux auteurs Pierre de C\u00e9vinal et Fr\u00e9d\u00e9ric de La Chapelle affirment que la commission du Blasco de Garay, avait probablement re\u00e7u du gouvernement l\u2019instruction de privil\u00e9gier un site strat\u00e9gique pour l\u2019Espagne, plut\u00f4t que de localiser pr\u00e9cis\u00e9ment les ruines de Santa-Cruz de Mar Peque\u00f1a :<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00abL\u2019opinion publique en Espagne admettait que la commission du Blasco de Garay avait choisi la rade d\u2019Ifni moins parce qu\u2019elle croyait que c\u2019\u00e9tait l\u2019emplacement de Santa-Cruz de Mar Peque\u00f1a que parce qu\u2019elle estimait ce lieu le meilleur pour engager des relations commerciales avec les indig\u00e8nes.\u00bb (Pierre de C\u00e9vinal et Fr\u00e9d\u00e9ric de La Chapelle, \u00abPossessions espagnoles sur la c\u00f4te occidentale d\u2019Afrique: Santa-Cruz De Mar Peque\u00f1a et Ifni\u00bb, Hesp\u00e9ris, T. XXI, 1935, pp. 19-66.)<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ils ajouteront: \u00ab Il nous faut admettre que, dans le domaine politique, Ifni repr\u00e9sente, pour l\u2019Espagne, l\u2019ancienne Santa-Cruz de Mar Peque\u00f1a; pourtant, s\u2019il est en histoire une chose certaine, c\u2019est que Santa-Cruz de Mar Peque\u00f1a n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 \u00e0 Ifni.\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">De son c\u00f4t\u00e9, le Maroc exprime clairement sa position dans une lettre dat\u00e9e du 20 octobre 1883, \u00e9manant de Si Mohammed Bargach, ministre des Affaires \u00e9trang\u00e8res. Il y est affirm\u00e9 que les d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s espagnols reconnaissaient qu\u2019Ifni ne correspondait pas \u00e0 la v\u00e9ritable Santa-Cruz, identifi\u00e9e sans \u00e9quivoque \u00e0 Gueder Erredchila (on \u00e9crit aussi Erjila). Toutefois, d\u00e9sireux de pr\u00e9server de bonnes relations avec l\u2019Espagne, le sultan Moulay Hassan accepte l\u2019\u00e9tablissement d\u2019une p\u00eacherie \u00e0 Ifni, tel que stipul\u00e9 \u00e0 l\u2019article 8 du trait\u00e9 de paix de 1860, sans engager de d\u00e9bat sur l\u2019emplacement authentique de Santa-Cruz.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le document ci-dessous, traitant de la r\u00e9union de l\u2019Union Postale Universelle tenue au Canada en 1957, t\u00e9moigne des efforts persistants de la diplomatie marocaine de contrer les ambitions espagnoles. La d\u00e9l\u00e9gation marocaine a rejet\u00e9 la tentative espagnole de pr\u00e9senter Ifni comme un territoire de souverainet\u00e9 espagnole:<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"767\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/oulemag.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/image-4-1.png?resize=767%2C1024&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-4506\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/oulemag.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/image-4-1.png?resize=767%2C1024&amp;ssl=1 767w, https:\/\/i0.wp.com\/oulemag.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/image-4-1.png?resize=225%2C300&amp;ssl=1 225w, https:\/\/i0.wp.com\/oulemag.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/image-4-1.png?w=768&amp;ssl=1 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 767px) 100vw, 767px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Note N\u00b0 4194 envoy\u00e9e par l\u2019Ambassade de France au Canada et destin\u00e9e au minist\u00e8re des Affaires \u00e9trang\u00e8res, ANOM, Aix-en-Provence, Sahara et Ifni, Carton 1043.<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Bien que les conventions franco-espagnoles de 1904 et 1912 aient confirm\u00e9 ce titre, l\u2019Espagne n\u2019occupa Ifni qu\u2019en avril 1934. La guerre civile espagnole interrompit la d\u00e9limitation du territoire, laquelle fut ind\u00e9finiment report\u00e9e \u00e0 la fin des hostilit\u00e9s. Le Maroc affirme aujourd\u2019hui qu\u2019Ifni n\u2019\u00e9tait qu\u2019une concession<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le port historique de Santa-Cruz de Mar Peque\u00f1a, situ\u00e9 pr\u00e8s de l\u2019actuelle Akhfenir dans la province de Tarfaya, ne correspond en rien \u00e0 Ifni. Pourtant, \u00e0 partir de 1883, ces deux sites en vinrent \u00e0 \u00eatre confondus dans les discours diplomatiques. 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