{"id":4718,"date":"2025-08-18T14:50:10","date_gmt":"2025-08-18T13:50:10","guid":{"rendered":"https:\/\/oulemag.ma\/fr\/?p=4718"},"modified":"2025-08-18T14:50:15","modified_gmt":"2025-08-18T13:50:15","slug":"le-sahara-oriental-et-sa-gouvernance-sultanienne-a-travers-les-archives-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/oulemag.ma\/fr\/le-sahara-oriental-et-sa-gouvernance-sultanienne-a-travers-les-archives-2\/","title":{"rendered":"Le Sahara oriental et sa gouvernance sultanienne \u00e0 travers les archives"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Entre commerce strat\u00e9gique, alliances tribales et contr\u00f4le minier, l\u2019un des axes historiques vers l\u2019Afrique a \u00e9t\u00e9 Akka-Tindouf -Taoud\u00e9ni-Tombouctou. Cette route de l\u2019Empire fut administr\u00e9e par le Maroc \u00e0 partir du 11\u00e8me si\u00e8cle. Les archives fran\u00e7aises r\u00e9v\u00e8lent la permanence de l\u2019autorit\u00e9 sultanienne dans ces espaces convoit\u00e9s.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"784\" height=\"493\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/oulemag.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/Jillali-El-Adnani-2.jpg?resize=784%2C493&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-3434\" style=\"width:350px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/oulemag.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/Jillali-El-Adnani-2.jpg?w=784&amp;ssl=1 784w, https:\/\/i0.wp.com\/oulemag.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/Jillali-El-Adnani-2.jpg?resize=300%2C189&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/oulemag.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/Jillali-El-Adnani-2.jpg?resize=768%2C483&amp;ssl=1 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 784px) 100vw, 784px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Pr. Jillali El Adnani<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>A partir du 11\u00e8me si\u00e8cle, les sultans marocains ont administr\u00e9 le Sahara oriental et la route commerciale vers l\u2019Afrique subsaharienne. Le premier axe que nous \u00e9voquerons dans cette chronique relie Akka au Maroc \u00e0 Tombouctou, au Mali. Un v\u00e9ritable corridor d\u2019autorit\u00e9, organis\u00e9 autour de points strat\u00e9giques contr\u00f4l\u00e9s par le pouvoir central. Il assurait \u00e9galement le contr\u00f4le vital des ressources, particuli\u00e8rement le sel, et l\u2019or, dont les mines furent administr\u00e9es sous surveillance directe des ca\u00efds nomm\u00e9s par les autorit\u00e9s sultaniennes. Archives de Nantes et d\u2019Aix-en-Provence t\u00e9moignent d\u2019une pr\u00e9sence marocaine continue, mat\u00e9rialis\u00e9e par des commandements militaires, des mines strat\u00e9giques et des pactes tribaux complexes, redessinant ainsi la carte historique et politique du Sahara.<\/p>\n\n\n\n<p>La route Akka-Tindouf-Taoud\u00e9ni-Tombouctou<\/p>\n\n\n\n<p>Cet axe reliant Akka au Maroc \u00e0 Tombouctou (Mali) via Tindouf (Alg\u00e9rie) et Taoud\u00e9ni, \u00e9tait domin\u00e9 par des tribus marocaines majeures telles que les Reguibats, Beni Mhammed, Tajakants et Kuntas. Son importance \u00e9tait directement li\u00e9e \u00e0 la mine de Taoud\u00e9ni (Mali), c\u00e9l\u00e8bre pour la qualit\u00e9 sup\u00e9rieure de son sel, r\u00e9sistant particuli\u00e8rement bien aux transports difficiles.<\/p>\n\n\n\n<p>Le lieutenant Georges Salvy rapporte en 1937 que \u00ables mines de sel de Taoud\u00e9ni avaient \u00e9t\u00e9, jusqu\u2019\u00e0 la grande guerre, propri\u00e9t\u00e9 marocaine\u00bb. Voici le passage in extenso:<\/p>\n\n\n\n<p>\u00abEn 1937, le colonel Derville, ancien commandant du Cercle de Tombouctou, voulut bien me communiquer son \u00e9tude in\u00e9dite sur Le Droit du cinqui\u00e8me \u00e0 Taoud\u00e9ni et y joindre divers documents sur le Sahara central. Le capitaine Dupas, chef du Bureau r\u00e9gional de Tiznit, ayant demand\u00e9 des renseignements sur le commerce transsaharien pass\u00e9 et actuel, je fus amen\u00e9 \u00e0 exploiter ces documents. Apr\u00e8s avoir \u00e9tudi\u00e9 le commerce, je constatai que les mines de sel de Taoud\u00e9ni avaient \u00e9t\u00e9, jusqu\u2019\u00e0 la grande guerre, propri\u00e9t\u00e9 marocaine et j\u2019ai en outre, rassembl\u00e9 divers renseignements sur les Kounta et les Ahl Abidin\u00bb. (G. Salvy, \u00abLes Kountas du Sud marocain, Histoire de la zawiya de sidi Abdine (El Kounti)\u00bb, CADN, Nantes, Inventaire 8, carton 452)<\/p>\n\n\n\n<p>Ce t\u00e9moignage est corrobor\u00e9 par l\u2019anthropologue italien Attilio Gaudio qui, sur la position marocaine au Sahara, \u00e9crit en1978: \u00abenfin, et ceci est pratiquement inconnu, des ca\u00efds marocains, originaires des Beni-Ayoun (C\u2019est la m\u00eame famille Beni-Hayoun qui a assur\u00e9 l\u2019exploitation de la mine de Teghazza), pr\u00e8s du coude de Dr\u00e2a, occupaient, par succession familiale, les fonctions de ca\u00efd de Taoudeni. Ce dernier r\u00e9sultat, bien lointain, de l\u2019exp\u00e9dition marocaine de Djouder \u00e0 Tombouctou au seizi\u00e8me si\u00e8cle dura jusqu\u2019en 1925\u00bb. (Attilio Gaudio, \u00abLe Dossier du Sahara Occidental\u00bb, Nouvelles \u00e9ditions Latines, 1978)<\/p>\n\n\n\n<p>Le g\u00e9n\u00e9ral Boisboissel signale dans son \u00e9crit paru en 1956 que les \u00abpr\u00e9tentions marocaines sur Taoudeni remontent \u00e0 l\u2019une des clauses de l\u2019armistice impos\u00e9 par le Sultan \u00e0 l\u2019Askia vaincu\u00bb; il ajoute qu\u2019\u00ab\u00e0 la suite de l\u2019occupation (par la France, NDLR) de Tombouctou, en 1894, l\u2019autorit\u00e9 fran\u00e7aise entreprit de r\u00e9gulariser l\u2019exploitation et le commerce du sel, et un ca\u00efd marocain continua de r\u00e9sider symboliquement au ksar de Smida, proche des mines.\u00bb Y. de Boisboissel, in revue Histoire militaire n\u00b0 17, 1956, p.131)<\/p>\n\n\n\n<p>Sur les Beni-Hayoun cit\u00e9s par Gaudio, voici une note personnelle non sign\u00e9e des archives d\u2019Aix-en-Provence, dat\u00e9e de 1958, qui rappelle que ces derniers servaient depuis 200 ans le Maroc:<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"741\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/oulemag.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/image-3-1.png?resize=741%2C1024&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-4719\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/oulemag.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/image-3-1.png?resize=741%2C1024&amp;ssl=1 741w, https:\/\/i0.wp.com\/oulemag.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/image-3-1.png?resize=217%2C300&amp;ssl=1 217w, https:\/\/i0.wp.com\/oulemag.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/image-3-1.png?w=768&amp;ssl=1 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 741px) 100vw, 741px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Note personnelle non sign\u00e9e des archives, sur les tribus marocaines des Hassi Beida et des Beni-Hayoun, 1958. ANOM, Aix-en-Provence, FGGA, 5H21.<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><strong>La route transsaharienne: richesse de l\u2019or et du sel<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le contr\u00f4le de l\u2019axe Akka\u2013Tindouf\u2013Taoud\u00e9ni\u2013Tombouctou rev\u00eatait pour le Maroc un int\u00e9r\u00eat \u00e9conomique majeur. Cet axe correspond \u00e0 l\u2019une des grandes routes caravani\u00e8res transsahariennes qui reliait le Maghreb aux empires sah\u00e9liens (Ghana, puis Mali, Songha\u00ef) et aux cit\u00e9s de la boucle du Niger. D\u00e8s le Haut Moyen \u00c2ge, les \u00e9changes \u00e0 travers le Sahara ont apport\u00e9 au Maroc deux ressources strat\u00e9giques: l\u2019or d\u2019Afrique de l\u2019Ouest, et le sel des mines sahariennes.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019or constituait l\u2019une des bases mon\u00e9taires des dynasties marocaines. Les Almoravides, par exemple, frapp\u00e8rent un dinar en or massif\u2013 le mythique dinar almoravide\u2013 \u00e0 partir du m\u00e9tal pr\u00e9cieux import\u00e9 du Bilad as-Sudan (Soudan).<\/p>\n\n\n\n<p>Plus tard, le sultan saadien Ahmed al-Mansour (1578\u20131603) sera surnomm\u00e9 \u00abAl-Dhahabi\u00bb (le Dor\u00e9) en raison des quantit\u00e9s d\u2019or que l\u2019empire avait amass\u00e9. Le contr\u00f4le des sources aurif\u00e8res \u00e9tait donc un enjeu de puissance: il fallait s\u00e9curiser les routes par o\u00f9 transitait la poudre d\u2019or depuis les mines du Bour\u00e9 et du Bambouk (actuels Mali et Guin\u00e9e) jusqu\u2019\u00e0 Marrakech ou F\u00e8s. De m\u00eame, le sel \u00e9tait une marchandise vitale pour le Maroc (utilis\u00e9 pour la conservation des aliments et comme compl\u00e9ment alimentaire). Les principales salines du d\u00e9sert occidental \u00e9taient situ\u00e9es \u00e0 Teghazza puis, apr\u00e8s l\u2019\u00e9puisement de celles-ci, \u00e0 Taoud\u00e9ni (au nord de Tombouctou). Contr\u00f4ler Teghazza\/Taoud\u00e9ni signifiait dominer un monopole lucratif: selon les sources de l\u2019\u00e9poque, le sultan du Maroc percevait un droit sur chaque charge de sel extraite des mines sahariennes.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Le t\u00e9moignage de Camille Douls<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le fonctionnement de la route transsaharienne reposait sur de grandes caravanes de chameaux organis\u00e9es par des marchands et des tribus nomades. Des t\u00e9moignages du 19\u00e8me si\u00e8cle, recueillis notamment par des explorateurs europ\u00e9ens, donnent une id\u00e9e de l\u2019ampleur de ces \u00e9changes. En 1887, l\u2019explorateur fran\u00e7ais Camille Douls parcourt l\u2019axe Tindouf\u2013Tombouctou et observe que \u00ables caravanes qui transitent par Tindouf comprennent parfois plusieurs milliers de chameaux qui se d\u00e9placent entre le Maroc et l\u2019Afrique\u00bb (Camille Douls, \u00abVoyages dans le Sahara occidental et le Sud marocain\u00bb, 1888, publication de la Soci\u00e9t\u00e9 normande de g\u00e9ographie)<\/p>\n\n\n\n<p>Il note que les marchandises provenant du Soudan (or, plumes d\u2019autruche, noix de kola, esclaves, ivoire, etc.) sont en partie d\u00e9pos\u00e9es \u00e0 Tindouf, v\u00e9ritable plaque tournante saharienne, avant d\u2019\u00eatre redistribu\u00e9es vers les march\u00e9s du Maroc (via Akka, Goulimine, Marrakech, ou Mogador). En sens inverse, les caravanes repartent vers Tombouctou charg\u00e9es de produits du Maroc: textiles, dattes du Tafilalet, armes \u00e0 feu, chevaux, tabac et bijoux, tr\u00e8s pris\u00e9s au Soudan.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 Tindouf, ville fond\u00e9e en 1857 par un marabout de la tribu marocaine des Tadjakant, Douls est frapp\u00e9 de voir flotter les signes de la souverainet\u00e9 marocaine: le drapeau du Sultan y est honor\u00e9, et la khutba (pr\u00eache) prononc\u00e9e en son nom lors de la pri\u00e8re du vendredi. Il d\u00e9crira Tindouf comme \u00abun jardin marocain et un carrefour des caravanes africaines\u00bb, soulignant que lui-m\u00eame, durant une ann\u00e9e d\u2019errance saharienne, n\u2019a jamais eu le sentiment de quitter le territoire du Royaume ch\u00e9rifien. Un autre explorateur, le Marquis de Mores, entreprend en 1897 une mission de liaison entre le Maroc et le lac Tchad via le Sahara, portant avec lui des lettres de cr\u00e9ance du sultan Abdelaziz: cela d\u00e9montre que le Maroc revendiquait diplomatiquement l\u2019hinterland saharien face aux vis\u00e9es fran\u00e7aises, en montrant qu\u2019il y exer\u00e7ait d\u00e9j\u00e0 une forme de souverainet\u00e9 traditionnelle.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>La fronti\u00e8re invisible de la souverainet\u00e9<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le coude du Dr\u00e2a (r\u00e9gion d\u2019Akka et du Touat) \u00e9tait un point d\u2019entr\u00e9e et de sortie majeur des caravanes. Des fortins pouvaient y \u00eatre \u00e9tablis et des ca\u00efds (gouverneurs) nomm\u00e9s pour surveiller ces carrefours commerciaux. Par exemple, \u00e0 la fin du 19\u00e8me si\u00e8cle, lors de ses exp\u00e9ditions dans le Sud, le sultan Moulay Hassan Ier conf\u00e9ra des titres de ca\u00efd \u00e0 plusieurs chefs locaux pour qu\u2019ils administrent en son nom les tribus d\u2019Oued Noun, du Touat et de Tindouf.<\/p>\n\n\n\n<p>En d\u00e9finitive, l\u2019histoire de la route Akka\u2013Tindouf\u2013Taoud\u00e9ni\u2013Tombouctou, grav\u00e9e dans les archives et t\u00e9moignages de voyageurs, nous r\u00e9v\u00e8le bien plus qu\u2019un axe commercial: elle dessine une fronti\u00e8re invisible mais tangible de souverainet\u00e9, un fil d\u2019or et de sel reliant indissociablement le Sahara oriental au c\u0153ur historique du Royaume ch\u00e9rifien. Cette autorit\u00e9 sultanienne, incarn\u00e9e par des ca\u00efds aux confins du d\u00e9sert, des caravanes innombrables et des pactes tribaux scell\u00e9s par le temps, rappelle \u00e0 quel point les dunes, loin d\u2019\u00eatre un espace vide, furent toujours un th\u00e9\u00e2tre strat\u00e9gique o\u00f9 se jou\u00e8rent puissance politique et destin imp\u00e9rial. Les traces de cette histoire, patiemment recueillies dans les archives, nous interpellent aujourd\u2019hui encore sur la permanence et les limites fluctuantes du pouvoir, au-del\u00e0 des sables mouvants du Sahara.<\/p>\n\n\n\n<p>Jilali El Adnani<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Entre commerce strat\u00e9gique, alliances tribales et contr\u00f4le minier, l\u2019un des axes historiques vers l\u2019Afrique a \u00e9t\u00e9 Akka-Tindouf -Taoud\u00e9ni-Tombouctou. Cette route de l\u2019Empire fut administr\u00e9e par le Maroc \u00e0 partir du 11\u00e8me si\u00e8cle. 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