{"id":5422,"date":"2025-12-17T22:19:51","date_gmt":"2025-12-17T21:19:51","guid":{"rendered":"https:\/\/oulemag.ma\/fr\/?p=5422"},"modified":"2025-12-17T22:19:58","modified_gmt":"2025-12-17T21:19:58","slug":"les-recits-marginalises-dans-la-bande-dessinee-africaine-au-coeur-dune-conference","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/oulemag.ma\/fr\/les-recits-marginalises-dans-la-bande-dessinee-africaine-au-coeur-dune-conference\/","title":{"rendered":"Les r\u00e9cits marginalis\u00e9s dans la bande dessin\u00e9e africaine au c\u0153ur d\u2019une conf\u00e9rence"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019Institut royal pour la recherche sur l\u2019histoire du Maroc (IRRHM), relevant de l\u2019Acad\u00e9mie du Royaume, a abrit\u00e9, mardi 16 d\u00e9cembre 2025 , une conf\u00e9rence sous le th\u00e8me \u201cDans les marges : histoires visuelles des r\u00e9cits marginalis\u00e9s de la bande dessin\u00e9e africaine\u201d.<br>Pr\u00e9sent\u00e9e par l\u2019historien-anthropologue et membre de l\u2019Acad\u00e9mie, Aomar Boum, cette conf\u00e9rence entend s\u2019appuyer sur les exp\u00e9riences men\u00e9es dans d\u2019autres pays africains pour faire \u00e9merger une nouvelle \u00e9cole de l\u2019image, tout en contribuant \u00e0 l\u2019essor d\u2019une \u00e9cole renouvel\u00e9e de la bande dessin\u00e9e au Maroc, pla\u00e7ant la culture marocaine au c\u0153ur de la cr\u00e9ation.<br>\u00c0 cette occasion, le directeur de l\u2019IRRHM, Rahal Boubrik, a indiqu\u00e9 qu\u2019\u00e0 travers le concept \u201cdans les marges\u201d, M. Boum propose une lecture critique de la mani\u00e8re dont l\u2019angle narratif des bandes dessin\u00e9es est reconfigur\u00e9, permettant de mettre en lumi\u00e8re la \u201cviolence structurelle\u201d du colonialisme ainsi que ses effets prolong\u00e9s apr\u00e8s l\u2019ind\u00e9pendance, sans pour autant tomber dans des r\u00e9cits h\u00e9ro\u00efques ou spectaculaires.<br>Cette approche invite \u00e0 repenser les modes d\u2019\u00e9criture de l\u2019Histoire ainsi que la place de la marge, envisag\u00e9e comme un centre de production de sens et de savoir, a-t-il relev\u00e9, ajoutant que ce projet soul\u00e8ve un d\u00e9fi fondamental : celui de la lecture de l\u2019Histoire \u00e0 travers l\u2019image.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La conf\u00e9rence pr\u00e9sente ainsi les grandes lignes d\u2019un projet qui interroge les transformations des modes d\u2019expression contemporains, dans la mesure o\u00f9 les jeunes et les adolescents s\u2019adressent aujourd\u2019hui \u00e0 nous \u00e0 travers leurs propres supports, non plus par le livre acad\u00e9mique, mais par de nouveaux m\u00e9dias, parmi lesquels figurent les bandes dessin\u00e9es, a pr\u00e9cis\u00e9 M. Boubrik.<br>Boum a, de son c\u00f4t\u00e9, soulign\u00e9 lors de son intervention que plusieurs pays africains ont mobilis\u00e9 le roman graphique et, plus largement, la bande dessin\u00e9e, non seulement comme outil de valorisation de leurs cultures, mais \u00e9galement comme levier pour la promotion de nouveaux programmes \u00e9ducatifs et la mise en place de nouvelles institutions d\u2019enseignement, cet art graphique \u00e9tant utilis\u00e9 \u00e0 la fois comme support culturel et p\u00e9dagogique.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00c9voquant les plus importantes \u00e9coles de bande dessin\u00e9e du continent, le membre de l\u2019Acad\u00e9mie du Royaume du Maroc a relev\u00e9 que celles-ci ont cherch\u00e9 \u00e0 s\u2019\u00e9manciper des mod\u00e8les fran\u00e7ais et belges. Il a cit\u00e9, \u00e0 cet \u00e9gard, l\u2019exemple de l\u2019\u00e9cole de Kinshasa, qui s\u2019est principalement attach\u00e9e \u00e0 traiter des questions sociales et \u00e9conomiques.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pr\u00e9sentant plusieurs bandes dessin\u00e9es africaines et leurs figures embl\u00e9matiques, le chercheur marocain a affirm\u00e9 que, contrairement \u00e0 d\u2019autres exp\u00e9riences africaines, notamment en R\u00e9publique d\u00e9mocratique du Congo, C\u00f4te d\u2019Ivoire et au S\u00e9n\u00e9gal, apparues durant la p\u00e9riode des ind\u00e9pendances, ainsi qu\u2019au Cameroun, dont les origines remontent aux ann\u00e9es 1920 et 1930, l\u2019\u00e9cole marocaine de la bande dessin\u00e9e s\u2019est d\u00e9velopp\u00e9e principalement durant les ann\u00e9es 1980 et 1990.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019omnipr\u00e9sence du zellige dans les maisons et les villes du Royaume t\u00e9moigne toutefois de formes visuelles anciennes de r\u00e9flexion et d\u2019expression culturelles, a-t-il rappel\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019IRRHM est un \u00e9tablissement national de recherche scientifique, charg\u00e9 d\u2019activer la recherche dans l\u2019Histoire du Maroc et de promouvoir la connaissance du pass\u00e9 proche et lointain du Royaume, en vue d\u2019ancrer l\u2019identit\u00e9 marocaine et de raffermir la m\u00e9moire collective, en s\u2019ouvrant sur les diff\u00e9rents acteurs en interaction avec l\u2019identit\u00e9 et la personnalit\u00e9 \u00e0 travers les \u00e8res.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Source: MAP<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019Institut royal pour la recherche sur l\u2019histoire du Maroc (IRRHM), relevant de l\u2019Acad\u00e9mie du Royaume, a abrit\u00e9, mardi 16 d\u00e9cembre 2025 , une conf\u00e9rence sous le th\u00e8me \u201cDans les marges : histoires visuelles des r\u00e9cits marginalis\u00e9s de la bande dessin\u00e9e africaine\u201d.Pr\u00e9sent\u00e9e par l\u2019historien-anthropologue et membre de l\u2019Acad\u00e9mie, Aomar Boum, cette conf\u00e9rence entend s\u2019appuyer sur les &hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":5423,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"advanced_seo_description":"","jetpack_seo_html_title":"","jetpack_seo_noindex":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[2,1,35],"tags":[],"class_list":["post-5422","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-afrique","category-maroc","category-slider"],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/i0.wp.com\/oulemag.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/12\/%D9%86%D8%AF%D9%88%D8%A9.jpg?fit=497%2C287&ssl=1","jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/pfJc35-1ps","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/oulemag.ma\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5422","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/oulemag.ma\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/oulemag.ma\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/oulemag.ma\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/oulemag.ma\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5422"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/oulemag.ma\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5422\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":5424,"href":"https:\/\/oulemag.ma\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5422\/revisions\/5424"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/oulemag.ma\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/5423"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/oulemag.ma\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5422"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/oulemag.ma\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5422"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/oulemag.ma\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5422"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}