{"id":6642,"date":"2026-05-02T00:22:10","date_gmt":"2026-05-01T23:22:10","guid":{"rendered":"https:\/\/oulemag.ma\/fr\/?p=6642"},"modified":"2026-05-02T00:22:12","modified_gmt":"2026-05-01T23:22:12","slug":"ibn-battuta-une-oeuvre-universelle-au-coeur-des-enjeux-de-traduction-au-salon-international-de-ledition-et-du-livre","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/oulemag.ma\/fr\/ibn-battuta-une-oeuvre-universelle-au-coeur-des-enjeux-de-traduction-au-salon-international-de-ledition-et-du-livre\/","title":{"rendered":"Ibn Battuta, une \u0153uvre universelle au c\u0153ur des enjeux de traduction au Salon international de l\u2019\u00e9dition et du livre"},"content":{"rendered":"\n<p>L\u2019universalit\u00e9 du r\u00e9cit de grand voyageur Ibn Battuta et les enjeux de sa traduction ont \u00e9t\u00e9 au c\u0153ur d\u2019une conf\u00e9rence, tenue vendredi 1 mai 2026 dans le cadre de la 31e \u00e9dition du Salon international de l\u2019\u00e9dition et du livre (SIEL) de Rabat.<br>Organis\u00e9e sous le th\u00e8me \u201cIbn Battuta dans les langues du monde\u201d, cette rencontre, qui a r\u00e9uni des universitaires et traducteurs de diff\u00e9rentes nationalit\u00e9s, a \u00e9t\u00e9 l\u2019occasion de mettre en lumi\u00e8re la p\u00e9rennit\u00e9 de l\u2019\u0153uvre du \u201cPrince des voyageurs\u201d, \u00e9rig\u00e9e en v\u00e9ritable pont culturel entre les civilisations.<br>\u00c0 l\u2019image des p\u00e9r\u00e9grinations d\u2019Ibn Battuta \u00e0 travers plus de quarante pays, son c\u00e9l\u00e8bre r\u00e9cit de voyage \u201cRihla\u201d a lui aussi travers\u00e9 les fronti\u00e8res linguistiques, \u00e9tant traduit dans des dizaines de langues. Sous le nom de Shams al-Din al-Tanji, le grand voyageur s\u2019est ainsi impos\u00e9 comme l\u2019une des figures les plus marquantes ayant port\u00e9 l\u2019image du Maroc \u00e0 travers l\u2019Histoire, a pr\u00e9cis\u00e9 l\u2019universitaire Abdennabi Dakkir en guise d\u2019introduction de la rencontre.<\/p>\n\n\n\n<p>Les nombreuses traductions de son \u0153uvre t\u00e9moignent de sa port\u00e9e universelle et de la richesse de ses \u00e9crits, gr\u00e2ce auxquels le monde a pu, d\u00e9j\u00e0 il y a huit si\u00e8cles, mieux se d\u00e9couvrir lui-m\u00eame, a-t-il estim\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019\u00e9crivain et traducteur britannique Tim Mackintosh-Smith a soulign\u00e9, pour sa part, qu\u2019il s\u2019est employ\u00e9 dans sa traduction d\u2019Ibn Battuta \u00e0 offrir une version condens\u00e9e et adapt\u00e9e afin de rendre le r\u00e9cit plus accessible au public anglophone.<\/p>\n\n\n\n<p>La traduction constitue un passage \u00e0 la fois concret et vivant entre les cultures et les \u00e9poques, a relev\u00e9 M. Mackintosh-Smith, soulignant la capacit\u00e9 d\u2019Ibn Battuta \u00e0 rendre intelligibles des r\u00e9alit\u00e9s \u00e9trang\u00e8res \u2013 tels les rituels hindous \u2013 en les \u00e9clairant \u00e0 travers des r\u00e9f\u00e9rences famili\u00e8res pour ses contemporains.<\/p>\n\n\n\n<p>De son c\u00f4t\u00e9, le chercheur et traducteur turc Abdulsait Aykut est revenu sur sa traduction int\u00e9grale en turc du r\u00e9cit de voyage, fruit de huit ann\u00e9es de recherche et de consultation de plus de 600 r\u00e9f\u00e9rences.<\/p>\n\n\n\n<p>Selon lui, Ibn Battuta constitue une source incontournable pour appr\u00e9hender l\u2019Histoire de l\u2019Anatolie et les racines de l\u2019Empire ottoman, mettant en avant l\u2019int\u00e9r\u00eat du grand voyageur pour l\u2019organisation sociale turque, en particulier la place singuli\u00e8re de la femme au sein de la soci\u00e9t\u00e9 anatolienne de l\u2019\u00e9poque.<\/p>\n\n\n\n<p>A son tour, l\u2019universitaire et traductrice italienne Claudia Tresso, qui a traduit le r\u00e9cit d\u2019Ibn Battuta en italien, a mis l\u2019accent sur le d\u00e9fi de pr\u00e9server la musicalit\u00e9 po\u00e9tique originelle du texte.<\/p>\n\n\n\n<p>Elle s\u2019est, dans ce sens, pench\u00e9e plus particuli\u00e8rement sur deux th\u00e9matiques majeures : le t\u00e9moignage unique sur la Peste noire \u00e0 travers trois continents ainsi que la condition des femmes et des enfants.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019\u00e9diteur chilien, Patricio Gonzalez, a, quant \u00e0 lui, apport\u00e9 un regard sud-am\u00e9ricain sur le r\u00e9cit, \u00e9tablissant un lien entre les chroniques de voyage anciennes et la litt\u00e9rature plus contemporaine.<\/p>\n\n\n\n<p>Il a ainsi relev\u00e9 l\u2019importance de la dimension po\u00e9tique et narrative du texte, laquelle continue d\u2019influencer les r\u00e9cits de voyage actuels.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette ann\u00e9e, le Salon conna\u00eet la participation de 891 exposants issus du Maroc et de 60 pays arabes, africains, europ\u00e9ens, asiatiques et am\u00e9ricains. Un fonds documentaire riche et vari\u00e9 y est pr\u00e9sent\u00e9, couvrant l\u2019ensemble des champs de la connaissance et les diff\u00e9rentes formes de cr\u00e9ation et de savoir, avec plus de 130.000 titres et plus de 3 millions d\u2019exemplaires.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Source: MAP<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019universalit\u00e9 du r\u00e9cit de grand voyageur Ibn Battuta et les enjeux de sa traduction ont \u00e9t\u00e9 au c\u0153ur d\u2019une conf\u00e9rence, tenue vendredi 1 mai 2026 dans le cadre de la 31e \u00e9dition du Salon international de l\u2019\u00e9dition et du livre (SIEL) de Rabat.Organis\u00e9e sous le th\u00e8me \u201cIbn Battuta dans les langues du monde\u201d, cette rencontre, &hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":6643,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"advanced_seo_description":"","jetpack_seo_html_title":"","jetpack_seo_noindex":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[72,35],"tags":[],"class_list":["post-6642","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-culture","category-slider"],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/i0.wp.com\/oulemag.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2026\/05\/siel.jpg?fit=481%2C287&ssl=1","jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/pfJc35-1J8","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/oulemag.ma\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6642","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/oulemag.ma\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/oulemag.ma\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/oulemag.ma\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/oulemag.ma\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6642"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/oulemag.ma\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6642\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":6644,"href":"https:\/\/oulemag.ma\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6642\/revisions\/6644"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/oulemag.ma\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/6643"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/oulemag.ma\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6642"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/oulemag.ma\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6642"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/oulemag.ma\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6642"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}