{"id":7217,"date":"2026-06-23T18:48:08","date_gmt":"2026-06-23T17:48:08","guid":{"rendered":"https:\/\/oulemag.ma\/fr\/?p=7217"},"modified":"2026-06-23T18:49:05","modified_gmt":"2026-06-23T17:49:05","slug":"imazighen-les-fiers-gardiens-dune-culture-ancestrale-1-3-par-mohamed-chtatou","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/oulemag.ma\/fr\/imazighen-les-fiers-gardiens-dune-culture-ancestrale-1-3-par-mohamed-chtatou\/","title":{"rendered":"Imazighen : Les Fiers Gardiens d&rsquo;une Culture Ancestrale (1\/3)- par Mohamed Chtatou"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La conversion \u00e0 l&rsquo;islam n&rsquo;entra\u00eena pas une arabisation linguistique ou culturelle totale ; les dynasties amazighes \u2014 les Almoravides, les Almohades, puis plus tard les M\u00e9rinides et les Wattassides au Maroc \u2014 \u00e9difi\u00e8rent au contraire des structures imp\u00e9riales \u00e0 la fois profond\u00e9ment islamiques et explicitement berb\u00e8res dans leur base tribale et linguistique, gouvernant \u00e0 leur apog\u00e9e des territoires s&rsquo;\u00e9tendant d&rsquo;al-Andalus jusqu&rsquo;au Sahara.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<h1 class=\"wp-block-heading has-text-align-center\"><strong>Une Analyse Historique et Critique de l&rsquo;Identit\u00e9, des Institutions et de la R\u00e9silience Autochtones en Afrique du Nord<\/strong> &#8211; par <strong>Mohamed Chtatou<\/strong><\/h1>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-large is-resized\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"768\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/oulemag.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/IMG_20240912_115531.jpg?resize=1024%2C768&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-4806\" style=\"aspect-ratio:1.3333108836206897;width:289px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/oulemag.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/IMG_20240912_115531-scaled.jpg?resize=1024%2C768&amp;ssl=1 1024w, https:\/\/i0.wp.com\/oulemag.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/IMG_20240912_115531-scaled.jpg?resize=300%2C225&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/oulemag.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/IMG_20240912_115531-scaled.jpg?resize=768%2C576&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/oulemag.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/IMG_20240912_115531-scaled.jpg?resize=1536%2C1152&amp;ssl=1 1536w, https:\/\/i0.wp.com\/oulemag.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/IMG_20240912_115531-scaled.jpg?resize=2048%2C1536&amp;ssl=1 2048w\" sizes=\"auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Pr. Mohamed Chtatou <\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<h1 class=\"wp-block-heading\">Introduction : d\u00e9nomination, indig\u00e9n\u00e9it\u00e9 et port\u00e9e d&rsquo;une civilisation<\/h1>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Bien avant que le monde m\u00e9diterran\u00e9en ne s&rsquo;organise selon le vocabulaire politique h\u00e9rit\u00e9 plus tard par Rome, Byzance et les califats arabes, les hauts plateaux, les plaines, les oasis et les littoraux s&rsquo;\u00e9tendant des rivages atlantiques du Maroc \u00e0 l&rsquo;oasis de Siwa en \u00c9gypte \u00e9taient habit\u00e9s par des peuples qui se d\u00e9signaient eux-m\u00eames <em>Imazighen<\/em> \u2014 \u00ab hommes libres \u00bb ou \u00ab hommes nobles \u00bb \u2014 et dont la civilisation collective est aujourd&rsquo;hui d\u00e9sign\u00e9e sous le nom d&rsquo;Amazigh. L&rsquo;exonyme \u00ab Berb\u00e8re \u00bb, encore courant dans les travaux acad\u00e9miques plus anciens, d\u00e9rive du grec <em>barbaros<\/em> et fut ensuite adopt\u00e9 par les observateurs romains, arabes et europ\u00e9ens pour d\u00e9signer des populations ext\u00e9rieures \u00e0 leurs propres ordres linguistiques et politiques ; il porte, dans son \u00e9tymologie m\u00eame, la logique de marginalisation que les communaut\u00e9s amazighes allaient contester pendant des si\u00e8cles.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Brett et Fentress (1996) observent que les peuples berb\u00e9rophones constituent le substrat autochtone de l&rsquo;Afrique du Nord, ant\u00e9rieur aux arriv\u00e9es successives des colonisateurs ph\u00e9niciens, romains, vandales, byzantins, arabes, ottomans et europ\u00e9ens, et que leur identit\u00e9 historique ne saurait \u00eatre r\u00e9duite \u00e0 une quelconque domination unique qui leur aurait \u00e9t\u00e9 superpos\u00e9e.L&rsquo;\u00e9tendue g\u00e9ographique et d\u00e9mographique de la civilisation amazighe est consid\u00e9rable. Des communaut\u00e9s se reconnaissant comme Imazighen se trouvent dans les massifs montagneux du Rif et de l&rsquo;Atlas ainsi que dans les plaines du Souss au Maroc, dans les massifs de Kabylie et des Aur\u00e8s et les oasis sahariennes d&rsquo;Alg\u00e9rie, sur l&rsquo;\u00eele de Djerba et dans des poches isol\u00e9es des hauteurs tunisiennes, dans les monts Nafusa en Libye, dans les confins sahariens du Mali et du Niger habit\u00e9s par les conf\u00e9d\u00e9rations touar\u00e8gues, ainsi que dans l&rsquo;oasis de Siwa en \u00c9gypte (Maddy-Weitzman, 2011).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cette dispersion sur au moins sept \u00c9tats-nations modernes, combin\u00e9e \u00e0 une importante diaspora en Europe occidentale, fait de \u00ab l&rsquo;identit\u00e9 amazighe \u00bb non pas une ethnicit\u00e9 unique et d\u00e9limit\u00e9e au sens conventionnel, mais plut\u00f4t une constellation de communaut\u00e9s ancr\u00e9es r\u00e9gionalement, unifi\u00e9es par une parent\u00e9 linguistique, une exp\u00e9rience historique partag\u00e9e et un mouvement politique et culturel de r\u00e9identification de plus en plus conscient de lui-m\u00eame (Maddy-Weitzman, 2022).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L&rsquo;applicabilit\u00e9 m\u00eame du terme \u00ab autochtone \u00bb m\u00e9rite un bref commentaire, car elle n&rsquo;est pas, dans le contexte nord-africain, d\u00e9pourvue de controverse. Contrairement aux contextes coloniaux de peuplement des Am\u00e9riques ou de l&rsquo;Australasie, o\u00f9 l&rsquo;indig\u00e9n\u00e9it\u00e9 se d\u00e9finit g\u00e9n\u00e9ralement par contraste avec une population de colons post\u00e9rieurs \u00e0 la conqu\u00eate clairement d\u00e9limit\u00e9e, les populations amazighes et arabophones du Maghreb partagent plus d&rsquo;un mill\u00e9naire d&rsquo;intermariages, de communaut\u00e9 religieuse et d&rsquo;histoire politique entrem\u00eal\u00e9e, de sorte que tracer une fronti\u00e8re ethnique rigide entre populations \u00ab berb\u00e8res autochtones \u00bb et \u00ab arabes \u00bb risque d&rsquo;essentialiser des cat\u00e9gories qui ont toujours \u00e9t\u00e9 poreuses et historiquement contingentes (Maddy-Weitzman, 2011). N\u00e9anmoins, Maddy-Weitzman (2011) soutient que le terme conserve une utilit\u00e9 analytique et politique dans la mesure o\u00f9 il rend compte de l&rsquo;ant\u00e9riorit\u00e9 historique document\u00e9e des populations et des langues berb\u00e9rophones dans la r\u00e9gion avant les conqu\u00eates arabo-islamiques du VIIe si\u00e8cle \u2014 ant\u00e9riorit\u00e9 que le mouvement amazigh contemporain a mobilis\u00e9e de mani\u00e8re d\u00e9lib\u00e9r\u00e9e, s&rsquo;appuyant parfois explicitement sur des cadres internationaux relatifs aux droits des peuples autochtones tels que la D\u00e9claration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, pour faire valoir ses revendications de reconnaissance linguistique et culturelle (Chtatou, 2024).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pr\u00e9senter les Amazighs comme les \u00ab fiers gardiens \u00bb d&rsquo;une culture ancestrale ne rel\u00e8ve pas d&rsquo;une simple figure de style ; cela rend compte d&rsquo;une r\u00e9gularit\u00e9 empiriquement observable dans les sources historiques. Loin de se contenter de subir passivement des projets imp\u00e9riaux successifs, les communaut\u00e9s amazighes ont \u00e9labor\u00e9 des strat\u00e9gies durables d&rsquo;accommodation s\u00e9lective, d&rsquo;alliance strat\u00e9gique et de pr\u00e9servation culturelle qui ont permis aux structures linguistiques et institutionnelles fondamentales de subsister sous, et souvent malgr\u00e9, la souverainet\u00e9 politique de puissances ext\u00e9rieures (Brett &amp; Fentress, 1996).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cet essai examine cette dynamique selon quatre dimensions imbriqu\u00e9es :<\/p>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li>la trajectoire historique profonde de la formation politique amazighe ;<\/li>\n\n\n\n<li> les institutions sociales et juridiques autochtones \u2014 en particulier l&rsquo;ordre tribal dit \u00ab segmentaire \u00bb, longuement d\u00e9battu \u2014 qui ont permis de n\u00e9gocier l&rsquo;autonomie locale ; <\/li>\n\n\n\n<li>l&rsquo;architecture de la langue tamazight et sa revitalisation ;<\/li>\n\n\n\n<li>et la culture mat\u00e9rielle et expressive, les dynamiques de genre et la mobilisation politique contemporaine qui constituent ensemble la renaissance amazighe moderne.<\/li>\n<\/ol>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L&rsquo;essai se conclut par une r\u00e9flexion sur ce que cette histoire de pr\u00e9servation culturelle, v\u00e9cue dans des conditions de marginalisation, apporte aux d\u00e9bats plus larges sur le pluralisme, les droits des peuples autochtones et la r\u00e9silience des syst\u00e8mes de savoirs minoritaires en Afrique du Nord aujourd&rsquo;hui (Chtatou, 2022, 29 juin).<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">1. Trajectoires historiques : des royaumes numides \u00e0 l&rsquo;assujettissement colonial<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L&rsquo;histoire politique document\u00e9e des populations berb\u00e9rophones ne commence pas par l&rsquo;assujettissement, mais par la formation d&rsquo;\u00c9tats. Brett et Fentress (1996) retracent l&rsquo;\u00e9mergence des royaumes numide et maur\u00e9tanien dans les si\u00e8cles pr\u00e9c\u00e9dant et suivant la conqu\u00eate romaine, des entit\u00e9s politiques qui n\u00e9gociaient des relations complexes de client\u00e9lisme, de rivalit\u00e9 et de r\u00e9sistance avec Carthage, puis avec Rome. Des figures telles que Massinissa et Jugurtha sont entr\u00e9es dans les sources historiques classiques pr\u00e9cis\u00e9ment parce que les entit\u00e9s politiques berb\u00e8res \u00e9taient suffisamment consolid\u00e9es pour s&rsquo;imposer comme interlocuteurs \u2014 et comme menaces \u2014 face aux empires m\u00e9diterran\u00e9ens. La provincialisation romaine de l&rsquo;Afrique du Nord (Africa Proconsularis, Numidie, Maur\u00e9tanie) imposa des structures administratives et urbanisa la bande c\u00f4ti\u00e8re, mais d&rsquo;importantes populations de l&rsquo;int\u00e9rieur et des montagnes conserv\u00e8rent leurs propres langues, leur droit coutumier et leur organisation politique tout au long de la p\u00e9riode imp\u00e9riale (Brett &amp; Fentress, 1996).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les conqu\u00eates arabo-islamiques des VIIe et VIIIe si\u00e8cles initi\u00e8rent la transformation la plus lourde de cons\u00e9quences \u00e0 long terme pour la soci\u00e9t\u00e9 amazighe, introduisant l&rsquo;islam comme cadre religieux dominant de la r\u00e9gion et l&rsquo;arabe comme langue de prestige de l&rsquo;administration, du savoir et, finalement, des \u00e9changes quotidiens dans de nombreuses zones. Brett et Fentress (1996) soulignent cependant que <strong>la conversion \u00e0 l&rsquo;islam n&rsquo;entra\u00eena pas une arabisation linguistique ou culturelle totale ; les dynasties amazighes \u2014 les Almoravides, les Almohades, puis plus tard les M\u00e9rinides et les Wattassides au Maroc \u2014 \u00e9difi\u00e8rent au contraire des structures imp\u00e9riales \u00e0 la fois profond\u00e9ment islamiques et explicitement berb\u00e8res dans leur base tribale et linguistique, gouvernant \u00e0 leur apog\u00e9e des territoires s&rsquo;\u00e9tendant d&rsquo;al-Andalus jusqu&rsquo;au Sahara.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ce caract\u00e8re double \u2014 pleine participation \u00e0 la civilisation islamique conjugu\u00e9e au maintien du tamazight comme langue vernaculaire et, parmi les \u00e9lites, comme idiome litt\u00e9raire et administratif \u00e0 certaines p\u00e9riodes \u2014 illustre la nature s\u00e9lective et strat\u00e9gique de l&rsquo;adaptation culturelle amazighe, que Brett et Fentress identifient comme une constante historique r\u00e9currente.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>L&rsquo;intervention coloniale europ\u00e9enne, \u00e0 partir du XIXe si\u00e8cle, introduisit un mode de domination qualitativement diff\u00e9rent. La conqu\u00eate fran\u00e7aise de l&rsquo;Alg\u00e9rie \u00e0 partir de 1830 et l&rsquo;\u00e9tablissement des protectorats marocain et tunisien, respectivement en 1912 et 1881, soumirent les populations amazighes \u00e0 des administrations \u00e0 la fois, paradoxalement, plus int\u00e9ress\u00e9es par la particularit\u00e9 berb\u00e8re et plus destructrices \u00e0 son \u00e9gard que ne l&rsquo;avaient \u00e9t\u00e9 les empires islamiques ant\u00e9rieurs.<\/strong> Maddy-Weitzman (2011) documente la mani\u00e8re dont l&rsquo;ethnographie coloniale fran\u00e7aise construisit en Alg\u00e9rie <strong>un \u00ab mythe kabyle \u00bb \u00e9labor\u00e9<\/strong> \u2014 pr\u00e9sentant les Berb\u00e8res comme plus assimilables, plus enclins \u00e0 la d\u00e9mocratie et racialement plus proches des Europ\u00e9ens que les Arabes \u2014, un r\u00e9cit qui servit \u00e0 justifier une politique coloniale diff\u00e9renci\u00e9e et, surtout, \u00e0 semer la division entre populations arabes et berb\u00e8res comme technique de contr\u00f4le imp\u00e9rial. Au Maroc, cette logique se cristallisa dans le <strong>Dahir berb\u00e8re<\/strong> de 1930, par lequel le Protectorat fran\u00e7ais tenta de formaliser une juridiction coutumi\u00e8re distincte pour les tribus berb\u00e9rophones, s\u00e9par\u00e9e des tribunaux de la charia islamique r\u00e9gissant les populations arabophones (Maddy-Weitzman, 2011). Le d\u00e9cret provoqua un sursaut nationaliste qui fondit les aspirations \u00e0 l&rsquo;ind\u00e9pendance marocaine avec la d\u00e9fense de l&rsquo;unit\u00e9 juridique islamique \u2014 un \u00e9pisode dont l&rsquo;h\u00e9ritage allait ult\u00e9rieurement compliquer, plut\u00f4t que faciliter, la reconnaissance postcoloniale de la particularit\u00e9 amazighe, l&rsquo;identit\u00e9 berb\u00e8re \u00e9tant devenue discursivement li\u00e9e au souvenir de la politique coloniale du diviser-pour-r\u00e9gner.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">(A suivre)<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La conversion \u00e0 l&rsquo;islam n&rsquo;entra\u00eena pas une arabisation linguistique ou culturelle totale ; les dynasties amazighes \u2014 les Almoravides, les Almohades, puis plus tard les M\u00e9rinides et les Wattassides au Maroc \u2014 \u00e9difi\u00e8rent au contraire des structures imp\u00e9riales \u00e0 la fois profond\u00e9ment islamiques et explicitement berb\u00e8res dans leur base tribale et linguistique, gouvernant \u00e0 leur &hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":7218,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"advanced_seo_description":"","jetpack_seo_html_title":"","jetpack_seo_noindex":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[15,35],"tags":[148,147,146],"class_list":["post-7217","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-etudes","category-slider","tag-afrique-du-nord","tag-amazigh","tag-imazighen"],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/i0.wp.com\/oulemag.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/%D8%A7%D9%84%D9%85%D8%B1%D8%A7%D8%A8%D8%B7%D9%88%D9%86.png?fit=810%2C455&ssl=1","jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/pfJc35-1Sp","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/oulemag.ma\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7217","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/oulemag.ma\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/oulemag.ma\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/oulemag.ma\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/oulemag.ma\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7217"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/oulemag.ma\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7217\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":7220,"href":"https:\/\/oulemag.ma\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7217\/revisions\/7220"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/oulemag.ma\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/7218"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/oulemag.ma\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7217"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/oulemag.ma\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=7217"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/oulemag.ma\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=7217"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}