{"id":7314,"date":"2026-07-05T11:35:28","date_gmt":"2026-07-05T10:35:28","guid":{"rendered":"https:\/\/oulemag.ma\/fr\/?p=7314"},"modified":"2026-07-06T11:31:21","modified_gmt":"2026-07-06T10:31:21","slug":"femmes-savoir-religieux-et-transformations-sociales-dans-lislam-africain-1-3-par-mohamed-chtatou","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/oulemag.ma\/fr\/femmes-savoir-religieux-et-transformations-sociales-dans-lislam-africain-1-3-par-mohamed-chtatou\/","title":{"rendered":"Femmes, savoir religieux et transformations sociales dans l&rsquo;islam africain\u00a0(1\/3) &#8211; Par Mohamed Chtatou"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cette recherche se propose d&rsquo;examiner l&rsquo;\u00e9volution du statut des femmes dans le champ religieux islamique africain et s&rsquo;appuie sur des \u00e9tudes de cas r\u00e9gionales \u2014 Afrique de l&rsquo;Ouest, Maghreb, Afrique de l&rsquo;Est \u2014 permettant de saisir \u00e0 la fois la diversit\u00e9 des trajectoires nationales et les logiques communes qui traversent le continent .<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>1.Introduction<\/strong><\/h2>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-large is-resized\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"768\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/oulemag.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/IMG_20240912_115531.jpg?resize=1024%2C768&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-4806\" style=\"width:249px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/oulemag.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/IMG_20240912_115531-scaled.jpg?resize=1024%2C768&amp;ssl=1 1024w, https:\/\/i0.wp.com\/oulemag.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/IMG_20240912_115531-scaled.jpg?resize=300%2C225&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/oulemag.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/IMG_20240912_115531-scaled.jpg?resize=768%2C576&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/oulemag.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/IMG_20240912_115531-scaled.jpg?resize=1536%2C1152&amp;ssl=1 1536w, https:\/\/i0.wp.com\/oulemag.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/IMG_20240912_115531-scaled.jpg?resize=2048%2C1536&amp;ssl=1 2048w\" sizes=\"auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Pr. Mohamed Chtatou <\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Longtemps rel\u00e9gu\u00e9e aux marges de l&rsquo;historiographie islamique, la contribution des femmes \u00e0 l&rsquo;\u00e9dification, \u00e0 la transmission et au renouvellement du savoir religieux en Afrique musulmane fait aujourd&rsquo;hui l&rsquo;objet d&rsquo;une attention scientifique croissante. Cette occultation n&rsquo;est pas seulement le produit d&rsquo;un d\u00e9sint\u00e9r\u00eat acad\u00e9mique : elle refl\u00e8te \u00e9galement les hi\u00e9rarchies de genre qui ont longtemps structur\u00e9 l&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 l&rsquo;autorit\u00e9 religieuse dans les soci\u00e9t\u00e9s musulmanes africaines, o\u00f9 le savoir islamique l\u00e9gitime \u2014 celui des cadis, des muftis, des grands savants (ul\u00e9mas) \u2014 a \u00e9t\u00e9 historiquement cod\u00e9 comme un espace masculin (Loimeier, 2013). Pourtant, d\u00e8s les origines de l&rsquo;islamisation du continent, des femmes ont occup\u00e9 des fonctions d&rsquo;enseignement, de m\u00e9diation sociale et de direction spirituelle, souvent en marge des institutions formelles, parfois en leur sein m\u00eame. L&rsquo;exemple embl\u00e9matique de Nana Asma&rsquo;u, fille du r\u00e9formateur peul Usman dan Fodio et lettr\u00e9e majeure du califat de Sokoto au XIXe si\u00e8cle, illustre \u00e0 lui seul la profondeur historique de cette pr\u00e9sence f\u00e9minine dans la production et la diffusion du savoir religieux (Boyd, 1989 ; Boyd &amp; Mack, 1997).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le regain d&rsquo;int\u00e9r\u00eat contemporain pour cette question s&rsquo;explique par la convergence de plusieurs dynamiques. D&rsquo;une part, l&rsquo;essor des \u00e9tudes de genre appliqu\u00e9es aux soci\u00e9t\u00e9s musulmanes a permis de reconsid\u00e9rer des sources longtemps n\u00e9glig\u00e9es \u2014 po\u00e9sie religieuse, correspondances, hagiographies f\u00e9minines \u2014 et de restituer une agentivit\u00e9 aux actrices religieuses (Mack &amp; Boyd, 2000). <\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">D&rsquo;autre part, les transformations sociales acc\u00e9l\u00e9r\u00e9es que conna\u00eet l&rsquo;Afrique musulmane depuis les ind\u00e9pendances \u2014 urbanisation, scolarisation de masse, expansion des m\u00e9dias religieux, r\u00e9formisme salafi et n\u00e9o-soufi, politiques \u00e9tatiques de r\u00e9gulation du champ religieux \u2014 ont ouvert de nouveaux espaces d&rsquo;action pour les femmes, tout en g\u00e9n\u00e9rant des r\u00e9sistances et des recompositions normatives (Masquelier, 2009 ; Janson, 2013). <\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Enfin, l&rsquo;\u00e9mergence de mouvements se r\u00e9clamant d&rsquo;un \u00ab f\u00e9minisme islamique \u00bb a plac\u00e9 la question du genre au c\u0153ur des d\u00e9bats th\u00e9ologiques contemporains, y compris en Afrique, o\u00f9 des exp\u00e9riences aussi diverses que les mourchidates marocaines ou les da&rsquo;iyat s\u00e9n\u00e9galaises illustrent la pluralit\u00e9 des voies emprunt\u00e9es par les femmes pour acc\u00e9der \u00e0 une forme d&rsquo;autorit\u00e9 religieuse reconnue (Zeghal, 2009 ; Hill, 2018).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cette recherche se propose d&rsquo;examiner l&rsquo;\u00e9volution du statut des femmes dans le champ religieux islamique africain \u00e0 travers quatre axes compl\u00e9mentaires : premi\u00e8rement, les jalons historiques de leur participation \u00e0 l&rsquo;islamisation et \u00e0 la transmission du savoir ; deuxi\u00e8mement, les modalit\u00e9s contemporaines de leur acc\u00e8s \u00e0 l&rsquo;\u00e9ducation islamique et aux institutions religieuses ; troisi\u00e8mement, les d\u00e9bats sur l&rsquo;autorit\u00e9 religieuse f\u00e9minine, entre l\u00e9gitimation \u00e9tatique et contestation th\u00e9ologique ; quatri\u00e8mement, les recompositions du rapport entre genre et islam sous l&rsquo;effet des mouvements f\u00e9ministes musulmans et des transformations sociales plus larges. L&rsquo;analyse s&rsquo;appuiera sur des \u00e9tudes de cas r\u00e9gionales \u2014 Afrique de l&rsquo;Ouest, Maghreb, Afrique de l&rsquo;Est \u2014 permettant de saisir \u00e0 la fois la diversit\u00e9 des trajectoires nationales et les logiques communes qui traversent le continent .<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cette question comporte enfin une dimension m\u00e9thodologique qu&rsquo;il convient de pr\u00e9ciser d&#8217;embl\u00e9e. L&rsquo;\u00e9tude des trajectoires religieuses f\u00e9minines en contexte islamique africain se heurte \u00e0 une double difficult\u00e9 : la relative raret\u00e9 des sources produites par les femmes elles-m\u00eames, d&rsquo;une part, et le risque de projection de cat\u00e9gories analytiques exog\u00e8nes \u2014 notamment celles issues des th\u00e9ories f\u00e9ministes occidentales \u2014 sur des exp\u00e9riences dont la grammaire propre \u00e9chappe parfois \u00e0 ces cadres interpr\u00e9tatifs, d&rsquo;autre part (Mahmood, 2005). Aussi convient-il, dans l&rsquo;analyse qui suit, de privil\u00e9gier une lecture attentive aux cat\u00e9gories indig\u00e8nes de l\u00e9gitimit\u00e9 religieuse \u2014 la <em>baraka<\/em>, l&rsquo;<em>&lsquo;ilm<\/em> (savoir), la <em>taqwa<\/em> (pi\u00e9t\u00e9) \u2014 tout en restant sensible aux rapports de pouvoir structurels qui continuent de fa\u00e7onner l&rsquo;acc\u00e8s diff\u00e9renci\u00e9 des hommes et des femmes \u00e0 l&rsquo;autorit\u00e9 religieuse sur le continent.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>2. Femmes et islamisation de l&rsquo;Afrique : jalons historiques<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L&rsquo;historiographie classique de l&rsquo;islamisation africaine, centr\u00e9e sur les r\u00e9seaux commerciaux transsahariens, les dynasties soufies et les r\u00e9formes jihadistes du XIXe si\u00e8cle, a longtemps minor\u00e9 le r\u00f4le des femmes dans ces processus (Levtzion &amp; Pouwels, 2000 ; Trimingham, 1968). Cette invisibilisation tient en partie \u00e0 la nature des sources : les chroniques et les trait\u00e9s juridiques produits par des lettr\u00e9s masculins accordent peu de place aux actrices religieuses, sauf lorsque celles-ci appartiennent \u00e0 des lign\u00e9es prestigieuses. Le cas du califat de Sokoto constitue \u00e0 cet \u00e9gard une exception documentaire pr\u00e9cieuse. Nana Asma&rsquo;u (1793-1864), po\u00e9tesse et p\u00e9dagogue peule, a laiss\u00e9 une \u0153uvre \u00e9crite consid\u00e9rable en arabe, en peul et en haoussa, \u00e0 travers laquelle elle a organis\u00e9 un vaste r\u00e9seau d&rsquo;enseignantes itin\u00e9rantes, les <em>jajis<\/em>, charg\u00e9es de diffuser l&rsquo;\u00e9ducation islamique aupr\u00e8s des femmes rurales (Boyd &amp; Mack, 1997). Ce dispositif p\u00e9dagogique, connu sous le nom de <em>yan taru<\/em> (\u00ab celles qui se rassemblent \u00bb), t\u00e9moigne d&rsquo;une strat\u00e9gie d\u00e9lib\u00e9r\u00e9e d&rsquo;inclusion des femmes dans le projet r\u00e9formiste du califat, tout en restant subordonn\u00e9 \u00e0 l&rsquo;autorit\u00e9 patriarcale de la dynastie fondatrice (Mack &amp; Boyd, 2000 ; Last, 2008).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans l&rsquo;espace s\u00e9n\u00e9gambien, l&rsquo;implantation des confr\u00e9ries soufies \u2014 Qadiriyya, Tijaniyya, puis Muridiyya \u2014 a \u00e9galement m\u00e9nag\u00e9 des espaces, certes circonscrits, \u00e0 l&rsquo;exercice d&rsquo;une influence religieuse f\u00e9minine, essentiellement \u00e0 travers la notion de <em>baraka<\/em> (gr\u00e2ce spirituelle) transmise par filiation. Les \u00e9pouses, m\u00e8res et filles de grands cheikhs ont pu, dans certains cas, h\u00e9riter d&rsquo;une partie du charisme fondateur et exercer une fonction d&rsquo;intercession aupr\u00e8s des disciples, sans pour autant acc\u00e9der au titre de cheikh ou de khalife (Coulon, 1988 ; Babou, 2007). Sokhna Magat Diop, fille du fondateur du mouridisme Cheikh Ibrahima Fall, demeure l&rsquo;exemple le plus cit\u00e9 de cette possibilit\u00e9, bien que rare, d&rsquo;exercice d&rsquo;une autorit\u00e9 confr\u00e9rique f\u00e9minine reconnue par une communaut\u00e9 de disciples (Babou, 2007).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ailleurs sur le continent, la pr\u00e9sence de femmes savantes s&rsquo;observe \u00e9galement dans les grands centres d&rsquo;\u00e9rudition islamique tels que Tombouctou, o\u00f9 des manuscrits attestent l&rsquo;existence de lettr\u00e9es ayant re\u00e7u et transmis des <em>ijazat<\/em> (autorisations d&rsquo;enseignement), bien que leur nombre demeure statistiquement marginal compar\u00e9 \u00e0 celui des hommes (Hunwick, 2003). En Afrique de l&rsquo;Est, dans le monde swahili, les femmes des lign\u00e9es sharifiennes ont pu occuper des positions similaires de m\u00e9diation spirituelle, articul\u00e9es \u00e0 un ordre social o\u00f9 le statut lignager prime sur le genre dans la hi\u00e9rarchie de la saintet\u00e9 (Loimeier, 2013). Ces cas montrent que l&rsquo;acc\u00e8s f\u00e9minin \u00e0 une forme de l\u00e9gitimit\u00e9 religieuse a, historiquement, emprunt\u00e9 des voies parall\u00e8les \u00e0 celles des institutions savantes formelles : la filiation charismatique, la po\u00e9sie mystique, l&rsquo;enseignement informel au sein du foyer, plut\u00f4t que la formation juridique classique r\u00e9serv\u00e9e aux hommes (Chtatou, 2017, August 24). <\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il importe \u00e9galement de noter que cette marginalisation relative n&rsquo;a jamais \u00e9t\u00e9 absolue ni uniforme dans le temps. Dans la r\u00e9gion haoussa, avant m\u00eame la r\u00e9forme du Sokoto, existait une tradition de <em>mallamai<\/em> femmes assurant l&rsquo;\u00e9ducation coranique \u00e9l\u00e9mentaire des filles au sein des quartiers, tradition que le califat a ensuite syst\u00e9matis\u00e9e et amplifi\u00e9e \u00e0 travers le r\u00e9seau des <em>yan taru<\/em> (Sule &amp; Starratt, 1991). De m\u00eame, dans le royaume du Borno, voisin oriental du califat de Sokoto, des sources orales et des chroniques dynastiques attestent la pr\u00e9sence de femmes de la cour ayant re\u00e7u une \u00e9ducation religieuse avanc\u00e9e, sans toutefois que leur r\u00f4le p\u00e9dagogique n&rsquo;ait atteint l&rsquo;ampleur institutionnelle du mod\u00e8le sokot\u00e9en (Last, 2008). <\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cette h\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9 r\u00e9gionale invite \u00e0 se m\u00e9fier de toute g\u00e9n\u00e9ralisation h\u00e2tive quant \u00e0 la condition des femmes savantes dans l&rsquo;Afrique musulmane pr\u00e9coloniale : le degr\u00e9 d&rsquo;inclusion f\u00e9minine dans les circuits de transmission du savoir variait sensiblement selon les traditions juridiques dominantes \u2014 l&rsquo;\u00e9cole malikite, tr\u00e8s largement r\u00e9pandue en Afrique de l&rsquo;Ouest et au Maghreb, ayant d\u00e9velopp\u00e9 une jurisprudence relativement plus restrictive sur la mixit\u00e9 de l&rsquo;enseignement que d&rsquo;autres \u00e9coles juridiques (Brenner, 2001) \u2014 ainsi que selon les structures politiques et lignag\u00e8res propres \u00e0 chaque soci\u00e9t\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">A suivre<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em><strong>Mohamed Chtatou, Professeur d\u2019universit\u00e9, consultant international en \u00e9ducation et analyste politique pour la r\u00e9gion MENA<\/strong><\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Cette recherche se propose d&rsquo;examiner l&rsquo;\u00e9volution du statut des femmes dans le champ religieux islamique africain et s&rsquo;appuie sur des \u00e9tudes de cas r\u00e9gionales \u2014 Afrique de l&rsquo;Ouest, Maghreb, Afrique de l&rsquo;Est \u2014 permettant de saisir \u00e0 la fois la diversit\u00e9 des trajectoires nationales et les logiques communes qui traversent le continent . 1.Introduction Pr. &hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":7315,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"advanced_seo_description":"","jetpack_seo_html_title":"","jetpack_seo_noindex":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[15,35,34],"tags":[32,153,150,154,151,152,59,155],"class_list":["post-7314","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-etudes","category-slider","category-trending","tag-afrique","tag-afrique-de-lest","tag-afrique-de-louest","tag-femmes","tag-islam-africain","tag-maghreb","tag-mohamed-chtatou","tag-savoir-religieux-et-transformations-sociales-dans-lislam-africain"],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/i0.wp.com\/oulemag.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/Nana-Asma%CA%BCu.png?fit=363%2C328&ssl=1","jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/pfJc35-1TY","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/oulemag.ma\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7314","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/oulemag.ma\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/oulemag.ma\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/oulemag.ma\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/oulemag.ma\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7314"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/oulemag.ma\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7314\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":7329,"href":"https:\/\/oulemag.ma\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7314\/revisions\/7329"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/oulemag.ma\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/7315"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/oulemag.ma\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7314"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/oulemag.ma\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=7314"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/oulemag.ma\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=7314"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}