
Sur Hautes Instructions du Roi Mohammed VI, le Musée de la Culture Juive Marocaine a été inauguré lundi 12 octobre 2026 à Fès, consacrant un nouvel espace dédié à la préservation et à la valorisation d’une composante essentielle du patrimoine national, dans toute sa richesse historique, culturelle et spirituelle.
Le musée, qui s’inscrit dans la vision Royale qui accorde une place centrale à la préservation et à la valorisation de l’ensemble des composantes de l’identité marocaine, dans leur diversité et leur complémentarité, a été inauguré lors d’une cérémonie marquée par la présence du ministre des Habous et des Affaires islamiques, Ahmed Toufiq, du président de la Fondation du Patrimoine Culturel judéo-Marocain, Serge Berdugo, du président de la Fondation Nationale des Musées (FNM), Mehdi Qotbi, du Wali de la région Fès-Meknès, gouverneur de la préfecture de Fès, Khalid Ait Taleb, ainsi que d’ambassadeurs et de personnalités de marque.
Implanté au cœur du Mellah de Fès, ce nouvel établissement muséal propose une immersion dans l’histoire plurimillénaire de la présence juive au Maroc, à travers une collection diversifiée d’objets rituels et usuels, de pièces archéologiques, ethnographiques et artistiques, ainsi que d’archives, de livres et de manuscrits rares.
« L’inauguration de ce musée illustre l’attachement du Maroc aux valeurs de coexistence et au respect des valeurs communes, y compris dans les périodes d’incertitude », a affirmé M. Ahmed Taoufiq, soulignant que cette initiative, ancrée dans l’histoire, s’inscrit dans une perspective d’avenir et porte un message en faveur de la vie et du rapprochement entre les cultures.
Le ministre a relevé que cette initiative revêt également une dimension symbolique, en contribuant à une meilleure compréhension entre les communautés et en mettant en lumière la diversité de la culture juive marocaine, notamment dans ses expressions linguistiques.
La portée de ce projet réside, a-t-il précisé, dans la reconnaissance de la différence humaine et la capacité à vivre ensemble dans le respect des valeurs communes, conformément au référentiel spirituel du Royaume.
De son côté, M. Serge Berdugo a indiqué que le musée constitue un espace de connaissance, de transmission de la mémoire et de dialogue, mettant en lumière la richesse de la civilisation marocaine et la contribution de ses différentes composantes à la construction d’un patrimoine commun.
Il a souligné que cette structure s’inscrit dans la vision de SM le Roi en faveur de la préservation et de la valorisation du patrimoine national, fondée sur la reconnaissance de l’identité plurielle du Royaume, relevant que la diversité culturelle constitue une composante essentielle de l’identité nationale.
Dans un monde confronté à des défis qui mettent à l’épreuve la coexistence, l’expérience marocaine constitue une source d’inspiration, a-t-il estimé, ajoutant que la connaissance de l’autre, le respect des différences et la reconnaissance des héritages partagés représentent autant de leviers pour bâtir une société fondée sur la paix et le dialogue.
Pour sa part, le président de la FNM, M. Mehdi Qotbi, a qualifié cette structure d’ »hymne à la paix, à la fraternité, à la coexistence et au vivre-ensemble ».
« En ces temps difficiles, Fès envoie un message fort au monde », a-t-il souligné, mettant en avant la portée symbolique de ce musée, qui témoigne de la richesse de l’identité plurielle du Maroc et de la contribution de ses différentes composantes à la construction d’une histoire commune.
Qotbi a également mis en avant la proximité du musée avec le Musée des arts arabo-islamiques, situé à une centaine de mètres à vol d’oiseau, estimant que cette proximité favorise un dialogue naturel et harmonieux entre les deux espaces et illustre la richesse et la diversité du patrimoine marocain.
Le coup d’envoi des travaux de construction du musée avait été donné par le Souverain lors de Sa visite à Fès en avril 2019, dans le cadre du programme de réhabilitation et de mise en valeur de l’ancienne médina. Cette visite avait également marqué le lancement des travaux de restauration du Palais Al-Batha, transformé en Musée des Arts de l’Islam, qui a ouvert ses portes au public en 2025. Situés à une centaine de mètres l’un de l’autre à vol d’oiseau, les deux établissements constituent des espaces complémentaires de valorisation du patrimoine et de dialogue entre les différentes composantes de l’identité marocaine.
L’établissement est aménagé sur un site offert par la communauté juive de Fès, dans le Mellah, dont la fondation remonte à 1438. Ce quartier historique, parmi les plus anciens quartiers juifs organisés du Maroc, confère au musée une dimension particulière, en inscrivant son parcours dans l’environnement urbain, architectural et religieux qui a marqué la vie de la communauté juive de la ville.
Source: MAP



