L’Algérie et le Sahel : Du « voisinage » au parrainage des foyers de tension et du terrorisme

La région du Sahel africain fait face à une vague de violence transfrontalière sans précédent. La République du Mali s’est récemment transformée en un théâtre d’attaques terroristes coordonnées ciblant la capitale Bamako ainsi que les villes du Nord. Ces développements ne peuvent être interprétés comme des événements isolés, mais s’inscrivent dans une stratégie plus large adoptée par l’Algérie, dont les services de renseignement sont de plus en plus accusés de « parrainer l’instabilité » au cœur de l’Afrique.
Le triangle du terrorisme et du séparatisme : des bras armés fonctionnels
Les analyses stratégiques indiquent que l’approche algérienne dans la région repose sur la création d’un « équilibre de la terreur » en soutenant des forces aux idéologies divergentes, mais qui convergent vers un objectif commun : déstabiliser les États voisins. Cela se manifeste clairement à travers trois axes dangereux :
L’instrumentalisation des groupes extrémistes : Des organisations telles que le « Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans » (JNIM) et l’État islamique dans le Grand Sahara sont perçues comme des outils fonctionnels. Elles sont activées lors de moments politiques clés pour faire pression sur les gouvernements centraux du Sahel et les empêcher de prendre des décisions souveraines et indépendantes.
La duplication du modèle « Polisario » : Le soutien direct de l’Algérie au front armé du « Polisario » constitue la pierre angulaire de sa politique d’exportation de crises. Ce front n’est plus seulement un mouvement séparatiste, mais s’est transformé en une pépinière pour l’entraînement d’éléments armés, facilitant l’infiltration de puissances régionales étrangères au continent, notamment l’Iran via son bras armé le Hezbollah. Cette situation a transformé les camps de Tindouf en une base arrière menaçant la sécurité régionale.
L’imbrication des réseaux : Les convergences sur le terrain entre les éléments séparatistes de Tindouf et les groupes terroristes au Mali ne sont pas le fruit du hasard. Elles résultent de facilités logistiques et d’une coordination fournies par les services de renseignement algériens afin de maintenir la région sous l’emprise d’un « chaos contrôlé ».
Le Mali : dernière victime de cette tendance agressive
Les récentes attaques ayant frappé le cœur du Mali constituent un message clair de l’Algérie envers les dirigeants de Bamako. Chaque fois que le Mali tente de consacrer sa souveraineté nationale ou de diversifier ses partenariats stratégiques loin de la tutelle algérienne, les cellules dormantes et les bras armés s’activent pour frapper les centres vitaux de l’État. Le ciblage des casernes militaires et des aéroports au Mali est une « punition de terrain » visant à maintenir l’État malien dans une situation de faiblesse permanente, facilitant ainsi son exploitation et le contrôle de ses décisions.
Responsabilité internationale : un appel avant qu’il ne soit trop tard
Face à cette expansion agressive, la communauté internationale est appelée, plus que jamais, à dépasser le stade de la simple condamnation pour entrer dans une phase de reddition de comptes sérieuse. La persistance de l’Algérie à utiliser les groupes terroristes et séparatistes comme leviers de pression politique représente une menace directe pour la paix et la sécurité internationales.
Le monde est aujourd’hui sommé d’agir immédiatement pour :
- Surveiller les flux financiers et militaires transitant par les frontières algériennes vers les groupes armés au Sahel.
- Contrer les alliances suspectes entre les milices séparatistes et les forces extérieures cherchant à implanter leur influence dans la région.
- Soutenir l’indépendance de la décision souveraine des États du Sahel face aux ingérences des services de renseignement qui cherchent à perpétuer le conflit.



