
Les travaux du deuxième Sommet religieux international, organisé à Saint-Pétersbourg, en Fédération de Russie, ont pris fin après avoir réuni un large éventail de personnalités religieuses, de grands savants, de penseurs et d’universitaires venus de différents pays du monde pour débattre du rôle des valeurs religieuses, spirituelles et éthiques face aux défis contemporains, ainsi que des moyens de renforcer le dialogue et la compréhension entre les adeptes des différentes religions.
L’Organisation du monde islamique pour l’éducation, les sciences et la culture (ICESCO) a pris part aux travaux du Sommet, organisé sous le thème « Les valeurs religieuses, spirituelles et morales dans le monde moderne », à travers une délégation composée de plusieurs responsables de l’Organisation.
Lors de la séance d’ouverture, tenue jeudi 3 septembre 2026, le Directeur général de l’ICESCO, Salim AlMalik, a souligné, dans une allocution prononcée en son nom par Abdelilah Benarafa, Directeur général adjoint de l’Organisation, que ce Sommet constituait une occasion importante d’examiner le rôle des valeurs religieuses et spirituelles à la lumière des mutations rapides que connaît le monde, dans l’objectif de contribuer au renforcement de la sécurité et de la paix internationales ainsi qu’à la promotion de la compréhension et de la prospérité.
Salim AlMalik a également relevé que le monde contemporain fait face à une crise morale et structurelle profondément enracinée, contrairement à certaines approches modernistes qui tendent à la considérer comme une crise conjoncturelle. Il a notamment évoqué parmi ses principales causes l’éloignement des sources authentiques du savoir et la dissociation entre les valeurs et leur référence spirituelle supérieure.
L’allocution du Directeur général de l’ICESCO a par ailleurs insisté sur le fait que la science et le savoir ne sauraient être dissociés des valeurs et de l’éthique, appelant les dirigeants et les institutions religieuses et internationales à assumer leur responsabilité sur les plans cognitif et moral et à contribuer à l’édification de sociétés plus équilibrées et mieux préparées à relever les défis actuels.
Dans le cadre des discussions, Khaled Fath al-Rahman, Directeur du Centre de dialogue civilisationnel de l’ICESCO, a également participé à une session consacrée au rôle des religions mondiales dans la consolidation de la sécurité internationale et la réponse aux défis de l’époque.
Dans son intervention, il a affirmé que le dialogue interreligieux n’était plus un simple choix intellectuel ou un luxe culturel, mais constituait désormais une nécessité pressante pour protéger les sociétés contre la division, l’extrémisme et les discours de haine, tout en consolidant une culture fondée sur la compréhension et le respect mutuel.
Les participants au Sommet ont souligné que les valeurs religieuses, spirituelles et éthiques constituent un socle commun susceptible de contribuer à la promotion de la paix sociale et de la compréhension entre les peuples, notamment face aux défis auxquels sont confrontés la famille, la jeunesse et les communautés. Ils ont également insisté sur l’importance de transmettre les valeurs authentiques aux générations futures et de consolider une culture de coexistence et de respect mutuel.
À l’issue des travaux, les participants ont réaffirmé leur volonté de poursuivre le dialogue entre les institutions religieuses, scientifiques et internationales, d’intensifier les efforts conjoints en faveur de la protection des valeurs spirituelles et éthiques, et de contribuer au renforcement de la sécurité et de la paix ainsi qu’à la construction de passerelles de compréhension et de coopération entre les peuples et les religions.
Source : Icesco – Jamia Markaz



