
La Direction régionale de la culture de Tanger-Tétouan-Al Hoceima a donné, mercredi 19 décembre 2025, le coup d’envoi de sa saison culturelle 2025-2026 avec une leçon inaugurale consacrée au rôle des élites dans la défense de l’intégrité territoriale du Royaume, animée par l’écrivain et journaliste Seddik Maâninou.
Lors de cette conférence, placée sous le thème “Le rôle des élites dans la défense de l’intégrité territoriale: réminiscences de l’histoire et projections vers l’avenir”, Maâninou a retracé l’évolution historique des élites au Royaume, depuis la période précoloniale, en passant par les années du Protectorat, jusqu’au 31 octobre 2025, date marquée par l’adoption de la résolution onusienne n° 2797, consacrant l’initiative marocaine d’autonomie comme l’unique solution au conflit artificiel autour du Sahara marocain.
À cet égard, il a souligné que les élites marocaines, qu’il préfère qualifier de “générations”, se distinguent par leur diversité et leur succession historique, évoquant la génération de la fin du XIXᵉ siècle et du début du XXᵉ siècle, qui s’est employée, dans la mesure du possible, à endiguer l’avancée coloniale par diverses formes de résistance et sur plusieurs fronts.
Le conférencier a également abordé la génération ayant fait de l’éducation le socle du progrès et de la prospérité, et un levier essentiel pour combattre la présence étrangère, précisant que cette génération, unie par le mot d’ordre de la réforme, s’est scindée en deux courants: l’un issu des écoles traditionnelles ancestrales, et l’autre formé dans les établissements créés par les autorités françaises et espagnoles.
Maâninou est ensuite revenu sur la génération de la revendication de l’indépendance, qui a poursuivi la lutte jusqu’à l’accession du Maroc à l’indépendance, avant d’évoquer la “génération de la construction”, puis la “génération de l’unité”, dont l’action a été étroitement associée à la glorieuse Marche verte.
Il a également mis en lumière les élites de l’après 31 octobre, à la suite de l’adoption de la résolution historique du Conseil de sécurité des Nations unies sur le Sahara marocain, soulignant qu’il s’agit d’une génération résolument tournée vers la construction et le progrès, ainsi que vers l’édification d’un Maroc moderne, solidaire et développé, appelé à jouer un rôle moteur à l’échelle régionale et à contribuer à la paix et à la sécurité internationales.
Intervenant à cette occasion, la directrice régionale de la culture, Zhor Amhaouch, a souligné que la tradition de la leçon inaugurale, devenue un rendez-vous incontournable de la Direction régionale ces dernières années, constitue un espace de débat public ouvert sur les nouvelles interrogations du paysage culturel national, ainsi qu’un moment d’écoute attentive d’élites qui continuent d’incarner les valeurs de l’excellence marocaine.
Elle a relevé que le choix du thème de cette leçon inaugurale, tout comme celui de son intervenant, s’inscrit dans une lecture approfondie du contexte national actuel, en interaction avec les succès engrangés par la diplomatie marocaine, menée avec sagesse par le Roi Mohammed VI, à la suite de l’adoption de la résolution onusienne concernant le Sahara marocain.
Amhaouch a conclu que le choix de Seddik Maâninou n’était nullement fortuit, rappelant qu’il fut le premier à annoncer, à la radio et sur les écrans de télévision en noir et blanc, l’arrivée de la glorieuse Marche verte sur les terres du Sahara marocain, une voix restée profondément gravée dans la mémoire collective des Marocains.
Source: MAP



