Des participants de toutes confessions se sont réunis pour partager le repas rompant le jeûne du Ramadan dans une église de Molenbeek. Une initiative qui s’inscrit dans le cadre de la candidature de la ville au titre de Capitale européenne de la culture en 2030.
En Belgique, près de cinq cents personnes se sont réunies dimanche 23 mars 2025 dans une église de Molenbeek pour célébrer l’Iftar, le repas marquant la rupture du jeûne.
L’événement s’inscrit dans le cadre de la candidature de la ville au titre de Capitale européenne de la culture en 2030. L’initiative, nommée Molenbeek for Brussels 2030, vise à redorer l’image de la commune, encore associée aux attentats de Paris de novembre 2015, et à promouvoir l’ouverture ainsi que le dialogue interculturel.
La date de l’événement n’a pas été choisie au hasard, puisqu’elle marquait le neuvième anniversaire des attentats de Bruxelles, survenus le 22 mars 2016, et un peu plus de dix ans après ceux de Paris.
Si le mois de mars est marqué par la célébration du Ramadan pour les musulmans, cette période coïncide également avec le Carême chrétien et la fête juive de Pourim. La célébration de l’Iftar se voulait inclusive, accueillant des personnes de toutes confessions.
« En organisant un Iftar dans une église le premier week-end du printemps, « Molenbeek for Brussels 2030″ envoie un signal fort : au-delà des croyances et des origines culturelles et sociales, ce qui nous unit est bien plus grand que ce qui nous divise », a précisé l’organisation.
« Cette candidature est très importante pour Molenbeek, parce que c’est une merveilleuse opportunité d’inverser le scénario et de rêver ensemble à l’avenir à travers la culture et les arts. Même si nous sommes différents, nous partageons les mêmes rêves et les mêmes espoirs pour la génération future », a confié Jasmine del Monte, directrice de l’organisation Stronger with Words, également présente à l’événement.
En 2030, la Belgique désignera, aux côtés de Chypre, une ville qui deviendra la Capitale européenne de la culture. Ce concours annuel, initié par l’Union européenne, vise à célébrer la diversité culturelle au sein de l’Union.
Le thème de la candidature de Molenbeek est Sadaka, un mot d’origine hébraïque adopté par de nombreuses langues, dont l’arabe et le turc, signifiant « générosité et solidarité ».
Selon Fatima Zibouh, co-mandataire de Molenbeek for Brussels 2030, la commune a traversé de nombreux défis socio-économiques ces dernières années, mais elle espère que cette candidature permettra à Molenbeek de se redéfinir.
« La générosité, l’empathie et l’altruisme sont au cœur de notre candidature », a-t-elle conclu.
Ce n’est pas la première fois qu’une ville belge est désignée Capitale européenne de la culture : Anvers avait obtenu ce titre en 1993, Bruxelles en 2000, Bruges en 2002 et Mons en 2015. La ville lauréate doit organiser, pendant une année entière, une série d’événements culturels.
Deux autres villes belges, Louvain et Namur, sont également en lice pour décrocher ce titre en 2030. Le lauréat sera connu en septembre prochain.
Source: Euronews



