
Le ministre des Habous et des Affaires islamiques, Ahmed Toufiq, a affirmé que l’attachement des Marocains au Saint Coran est profondément enraciné dans l’histoire, depuis son introduction sur le sol marocain. Il a souligné que les Marocains ont excellé dans son service au point de devenir une référence dans ses sciences et ses lectures.
Il a ajouté que les Commandeurs des croyants à travers l’histoire du Maroc ont joué un rôle majeur dans la protection et la promotion du Coran et de ses serviteurs, un rôle qui se poursuit et se renouvelle aujourd’hui grâce à la Haute sollicitude dont l’entoure le Roi Mohammed VI.

Ces déclarations ont été faites lors de son intervention à l’occasion de la « Nuit du Coran », organisée vendredi soir 7 mars 2026 à l’Institut Mohammed VI de formation des Imams Morchidines et Morchidates, au cours de laquelle il a présenté plusieurs nouveautés concernant les efforts du ministère des Habous et des Affaires islamiques au service du Livre saint.
Le ministre a précisé que, dans le cadre du soutien à la mémorisation du Coran, le ministère continue d’assurer la supervision des écoles coraniques (katatibs كتاتيب) afin de garantir la poursuite de leur mission éducative et religieuse. Leur nombre a atteint 10 011 écoles coraniques, dont près de 67 % sont situés en milieu rural, tandis que 92 % sont installés dans des mosquées. Ces établissements accueillent 262 858 apprenants, dont 52 % de filles, encadrés par 11 734 enseignants chargés de l’enseignement et de la mémorisation du Coran.
Le ministère œuvre également à la réhabilitation des écoles coraniques et au développement de leurs programmes, en combinant les méthodes traditionnelles de mémorisation avec des approches modernes, afin de répondre aux besoins des personnes souhaitant mémoriser le Coran, notamment celles qui ne peuvent s’y consacrer à plein temps. Dans ce cadre, un guide de référence pour la mémorisation du Coran dans les katatibs a été élaboré, dans le but d’améliorer la qualité de l’enseignement et d’unifier la vision pédagogique.
Dans le but de renforcer la place des katatibs dans le système éducatif, Ahmed Toufiq a également indiqué qu’une relation institutionnelle stable a été établie entre les écoles coraniques et les établissements de l’enseignement traditionnel, à travers la mise en œuvre d’une convention de partenariat structurée entre les deux parties, afin de fournir des filières d’accès régulières aux écoles de l’enseignement traditionnel. Un axe spécifique consacré à la gestion de ce partenariat a également été intégré dans le système informatique dédié à la gestion du système de l’enseignement traditionnel, afin de faciliter le suivi de la mise en œuvre de ces conventions et de soutenir les katatibs respectant leurs engagements.
Le ministre a insisté sur le fait que l’enseignement du Coran et la formation des récitants doivent concerner tous les cycles de l’enseignement traditionnel, précisant qu’il n’est pas possible de passer d’un niveau à un autre sans vérifier à nouveau la condition préalable de la mémorisation du Coran.
Il a également souligné que les études spécialisées dans l’enseignement supérieur au sein de l’Université Al Quaraouiyine restent essentiellement ouvertes aux mémorisateurs du Coran. Parmi ses institutions figure l’Institut Mohammed VI des lectures et études coraniques, qui continue de former chaque année des dizaines de spécialistes des sept et dix lectures coraniques, ainsi que des étudiants spécialisés dans les études coraniques anciennes et modernes, capables de communiquer en langues étrangères et de maîtriser les méthodes des sciences humaines et des disciplines auxiliaires.



