Rencontre académique sur la traduction à Rabat

À l’occasion de la Journée internationale de la traduction (30 septembre), l’Instance académique supérieure de traduction, relevant de l’Académie du Royaume du Maroc, a organisé mardi 30 septembre 2025 à Rabat une rencontre intellectuelle réunissant chercheurs et universitaires.
Les intervenants ont mis en avant le rôle de la traduction comme pratique culturelle et philosophique », dépassant la simple opération technique de transfert linguistique.
Selon eux, la traduction produit une « langue tierce », hybride, née de l’espace intermédiaire entre le texte source et le texte cible, ouvrant la voie à l’interaction, à la réinterprétation des significations et à la recomposition de l’identité.
Abdelfattah Lahjomri, coordinateur de l’Instance, a souligné que la célébration dépasse la dimension symbolique pour affirmer la traduction comme « pont entre les cultures » et « capital symbolique de l’humanité ».
De son côté, Mohamed Ait Hanna (Université Mohammed V) a mis en garde contre les limites de la traduction automatique, incapable de restituer la « nuance humaine et les dimensions culturelles profondes » des textes.
Saïd Al-Hansali (Université Mohammed V) a, lui, insisté sur la nécessité d’une « charte de la langue de transition », afin d’accompagner le travail des traducteurs dans la gestion des différences culturelles et la protection des concepts fragiles.
Placée sous le thème « Façonner un avenir digne de confiance », la Journée internationale de la traduction a été présentée comme un moment de réflexion et d’échanges sur les enjeux de cette pratique face aux défis contemporains.
Source: MAP



