

Le 8 Ramadan 1437 de l’hégire, correspondant au 14 juin 2016, Fès, la capitale spirituelle du Royaume du Maroc s’enorgueillissait d’accueillir le discours Royal par lequel SA MAJESTE LE ROI MOHAMMED VI, Commandeur des Croyants, que Dieu le préserve, annonçait sa décision Chérifienne de créer la Fondation Mohammed VI des Oulémas Africains.
« Nous sommes heureux, en ce jour béni, de procéder à l’installation du Conseil Supérieur de la Fondation MOHAMMED VI des Oulemas Africains. C’est une initiative qui traduit la profondeur des liens spirituels qui unissent depuis toujours les peuples africains subsahariens au Roi du Maroc, Amir AL Mouminine, peuples auxquels nous sommes liés par
L’unité de la foi et du rite et par la communauté de patrimoine civilisationnel ».
Il n’y a pas plus clairs termes pour comprendre que la Fondation est le fruit de l’omniprésente conscience Royale de l’importance que revêtent les liens religieux historiques et Culturels qui unissent le Maroc à l’Afrique, ainsi que de la volonté de Sa Majesté le Roi MOHAMMED VI -que Dieu le préserve d’œuvrer à l’unification des actions, inlassablement déployés par les oulémas du Maroc et des autres pays Africains- au service de l’islam, particulièrement par la connaissance et la diffusion des valeurs de la tolérance et par l’encouragement des recherches et des études en matière de pensées et de cultures islamiques.
Cette initiative est aussi l’expression manifeste du désir de Sa Majesté le Roi Mohammed VI -que Dieu le protége- de préserver l’unité de la religion musulmane, et de créer un cadre institutionnel réunissant les efforts de tous les Oulémas du Continent Africain afin de contrecarrer les tendances extrémistes en matière de pensées et de religion, et saisir toute opportunité pour permettre l’échange des points de vue entre eux.
Sitôt la volonté royale solennellement proclamée, Monsieur Ahmed Taoufik, ministre des Habbous et des Affaires Islamiques, s’était immédiatement engagé pour exécuter les instructions Royales et dynamiser le rôle de la Fondation dans les plus brefs délais.
Des réunions ont été tenues dans les mois qui suivirent l’annonce de la création de la Fondation.
La première avait permi le parachèvement de la mise en place de ses structures et la définition des modalités de donner effectivité à ses structures centrales et locales.
La deuxième réunion concernait les sections qui avaient fait aboutir les démarches de leur mise en place dans les pays membres et la définition du programme d’action au titre de l’année suivante.
La dynamique d’activité s’est vite enclenchée par l’organisation en 2017 de la première réunion du Conseil Supérieur de la Fondation chargé- entre autres- de définir les orientations générales de la Fondation, d’étudier et approuver le programme d’action annuel et d’étudier les affaires qui lui sont soumises par le président de la Fondation.
En outre, quatre commissions spécialisées ont été créées auprès du Conseil Supérieur pour l’assister dans l’exercice de ses missions : la commission des activités scientifiques et Culturelles, la commission des études de la Chariaa, la commission chargée de la revitalisation du patrimoine islamique africain, et la commission de la communication, de la coopération et du partenariat.
En plus du Conseil Supérieur, la Fondation compte parmi ses organes, d’abord un bureau exécutif composé- outre le président délégué en qualité de président, du secrétaire général, des présidents des commissions spécialisées et du directeur financier, et ensuite une présidence déléguée
chargée notamment de gérer les affaires de la Fondation et de veiller à son bon fonctionnement, d’assurer tous les travaux préparatoires nécessaires à la tenue des réunions du Conseil Supérieur et exécuter les décisions prises par les organes de la Fondation.
Ce processus dynamique d’activité s’est enrichi durant ces dix années d’honorable labeur, par l’organisation de sept réunions du Conseil Supérieur, de sessions de communication, de plusieurs colloques internationaux notamment à Marrakech, au Nigéria, à Abidjan en Côte d’Ivoire, à Fès, et au Rwanda.
Par ailleurs, les sections de la Fondation, implantées dans 48 pays africains, ont de leur côté organisé des réunions, des séminaires et des ateliers destinés à promouvoir une image modérée de l’islam, à lutter contre l’extrémisme et à renforcer le rôle des oulémas au sein de leurs communautés. Les activités de la fondation mère et des sections ont inclut des projets pour améliorer les conditions de vie des population locales en luttant contre la précarité et en renforçant les capacités communautaires
La Fondation Mohammed VI des Oulémas Africains a réussi durant les dix années de son existence, à préserver la régularité de sa présence sur la scène cultuelle et sociale africaine grâce aux multiples concours, organisés en présentiel ou à distance en matière de mémorisation, de récitation et de psalmodie du Saint Coran et de l’apprentissage du ’Hadith.
A travers ces concours, la Fondation vise à renforcer le lien des jeunes générations africaines musulmanes avec le Saint Coran et consacre le principe de la participation active et responsable des sections de la Fondation à ses grandes activités, contribuant ainsi à faire connaitre son message au sein des pays africains et à promouvoir une ouverture positive sur les différentes composantes de la société.
Enfin, Il est important de signaler l’adoption par la Fondation en 2023, à Fès, de la Charte des Oulémas Africains pour servir de guide doctrinal à l’ensemble des oulémas Africains dans le but de promouvoir les principes de l’Islam tolérant et modéré, lutter contre l’extrémisme et renforcer les relations entre le Maroc et les pays africains.
Mme Amina El Kerzabi Haidara, Présidente de l’Association Rencontre des Cultures Africaines



