
Rabat a accueilli, le 8 avril 2026, l’ouverture des journées d’études conjointes organisées par l’Institut Al Mowafaqa et Dar El Hadith El Hassania, autour du thème « Marie, figure de foi pour aujourd’hui».
Ces deux demi-journées d’études, en partenariat avec Dar El Hadith El Hassania, s’inscrivent dans la continuité du cycle de conférences à deux voix lancé par l’Institut Al Mowafaqa depuis le début de l’année académique, qui avait précédemment abordé des thèmes tels que la prière, puis le jeûne et le carême, poursuivant ainsi la réflexion sur la pratique religieuse comme vecteur de dialogue et de compréhension mutuelle.
Dans son discours inaugural à Dar El Hadith El Hassania, le directeur de l’Institut Al Mowafaqa, Jean Patrick Nkolo Fanga, a souligné que cette institution, fondée par les Églises catholique et évangélique au Maroc, œuvre à la formation académique en théologie et à la promotion du dialogue interculturel et interreligieux.
Les travaux portent sur la figure de Marie, personnage central à la fois dans l’Islam et le Christianisme, présentée comme un modèle de foi, d’obéissance et de résilience. Cette référence commune vise à nourrir une réflexion partagée sur la relation à Dieu et sur le vivre-ensemble.
Le responsable a également mis en avant les fondements du dialogue promu par l’institut, inspiré par une théologie interreligieuse développée notamment par Benjamin Simon et Geneviève Comeau, qui valorise la diversité comme source d’enrichissement mutuel.
Dans cette perspective, il a évoqué des valeurs africaines telles que l’Ubuntu (« Je suis parce que nous sommes »), la Teranga et la Bisoïté, en les rapprochant des principes de fraternité, de solidarité, de charité et de respect mutuel présents dans les traditions religieuses.
Le pasteur a par ailleurs rappelé les quatre formes du dialogue interreligieux définies par Jean-Claude Basset, théologien protestant spécialiste du dialogue interreligieux : lle dialogue des laïcs (collaboration pour le développement commun), le dialogue des prêtres (centré sur l’appartenance communautaire), le dialogue des théologiens (pour une compréhension mutuelle) et le dialogue des spirituels (en quête de communion).
Ces journées d’études s’inscrivent dans une dynamique de renforcement du dialogue entre institutions et ambitionnent de promouvoir les valeurs de coexistence et de tolérance, tout en favorisant le rapprochement des cultures sur des bases scientifiques solides, qui mettent en valeur les points communs et respectent les spécificités de chacune.



