Le Commandeur des Croyants: Visions renouvelées et perspectives prometteuses (10)

Depuis son accession au trône, Sa Majesté le Roi Mohammed VI –que Dieu le protège- a perpétué les traditions marocaines d’attachement au dialogue interconfessionnel, le Royaume du Maroc ayant toujours cultivé une longue tradition de tolérance et de respect de l’autre, en tant que terre de brassage et d’appartenance plurielles, où coexistent – dans la paix et le respect mutuel- différentes communautés culturelles.
Ce respect pour tous les cultes au Maroc se matérialise, au niveau des lois et de la nouvelle constitution qui stipule que l’islam est la religion officielle de l’Etat et que le Roi est le Commandeur des Croyants et le garant du libre exercice du culte. Sa Majesté le Roi Mohammed VI a tenu à le rappeler lors de la dernière visite du Pape François au Maroc en 2019, en des termes clairs et explicites en disant: « Nous, Roi du Maroc, Amir Al Mouminine, nous nous portons Garant du libre exercice des cultes. Nous sommes le Commandeur de tous les Croyants.
En tant que Commandeur des Croyants, je ne peux parler de Terre d’Islam, comme si n’y vivaient que des musulmans. Je veille, effectivement, au libre exercice des religions du livre et je le garantis. Je protège les juifs marocains et les chrétiens d’autres pays qui vivent au Maroc ».
La bienveillance Royale vis à vis des autres religions monothéistes va encore plus loin puisque Sa Majesté a relevé les limites de la « tolérance » et a plaidé pour la « co-connaissance », en soulignant que « les religions abrahamiques n’existent pas pour se tolérer, par résignation fataliste ou acceptance altière. Elles existent pour s’ouvrir l’une faire du bien l’une à l’autre ».
Il faut dire que certains événements ont constitué des signes de l’engagement précurseur du Royaume sur la voie de la «co-connaissance », notamment la cérémonie oecuménique de la cathédrale de Rabat, à la mémoire des victimes du 11 septembre qui avait été organisée sur instructions personnelles du Souverain, ainsi que l’initiation du plan de réhabilitation des écoles et des lieux de cultes juif, notamment l’ouverture de la synagogue Raphael Nkaoua à Salé, ainsi que l’inauguration le 13 février 2013– après sa restauration- de la synagogue Abendanan de Fès connu sous le nom de « slat el fassiyine».
L’intérêt particulier accordé par le Maroc à l’entente entre les religions apparait également à travers le festival des musiques sacrées du monde qui se tient chaque année à Fès; De même que le Royaume a abrité d’innombrables conférences et symposiums rassemblant imams, prêtres, rabbins et autres Leaders spirituels tant à l’échelle du pays, qu’au niveau international, pour la promotion du dialogue inter-religieux au profit de la paix et de la coexistence pacifique.
Faut il rappeler à ce sujet que la ville de Fès, au Maroc, avait abrité du 30 septembre au 2 octobre 2013, la
conférence internationale pour le dialogue des cultures et des religions à l’initiative de l’organisation internationale de la francophonie(OIF), et l’organisation islamique pour l’éducation, la science et la culture(ISESCO), sous le Haut patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, et avec l’appui du ministère
des affaires étrangères et de la coopération du Maroc et de l’association Fés-saiss.
Cette initiative de l’OIF et de l’ISESCO d’organiser cette rencontre au Maroc constituait, déjà, une reconnaissance solennelle du leadership du Royaume qui, depuis plusieurs décennies, déploie des efforts indéniables au niveau régional et international en faveur du rapprochement des civilisations et de toutes les formes de dialogue, y compris religieux.
A suivre
Mohammed Jelmad



