La Commanderie des Croyants : La Sécurité Matérielle au service de la Sécurité Spirituelle- par Mohammed Jelmad

En sa qualité de Commandeur des Croyants (Amir Al-Mouminine), le rôle du Roi du Maroc dépasse le cadre purement politique pour s’inscrire dans le cadre d’un devoir religieux s’exprimant sous l’aspect d’une mission spirituelle et protectrice profonde : la quiétude et la subsistance de la Nation.

Depuis son accession au trône en 1999, Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Commandeur des Croyants – que Dieu le préserve- occupe une place centrale en tant qu’architecte et acteur principal des grandes transformations du Maroc. Ses actions traduisent des visions stratégiques et des orientations prometteuses assurant la sécurité spirituelle et matérielle de son peuple et garantissant ainsi la stabilité politique, le développement économique et la cohésion sociale.
Et ce n’est pas fortuit que le Souverain ait conclu son allocution Royale, prononcée à l’occasion du 26éme anniversaire de son accession au Trône de ses glorieux Ancêtres, par le verset de la Sourate « Les Quraychites » : « Qu’ils adorent le Seigneur unique de cette Maison qui les a nourris contre la faim et les a rassurés contre la peur ».
En effet, en sa qualité de Commandeur des Croyants (Amir Al-Mouminine), le rôle du Roi du Maroc dépasse le cadre purement politique pour s’inscrire dans le cadre d’un devoir religieux s’exprimant sous l’aspect d’une mission spirituelle et protectrice profonde : la quiétude et la subsistance de la Nation.
I/ Garantie du bien être économique et social :
Dans la tradition islamique, le chef de la communauté est responsable du bien-être de tous les membres de cette communauté et en particulier des plus démunis. Les Rois du Maroc ont toujours honoré cette mission en assumant la responsabilité de la gestion des ressources à travers la supervision des politiques de sécurité alimentaire pour garantir l’autosuffisance, ainsi que par la gestion du Wakf et de la Zakat pour une redistribution équitable des richesses et enfin par leurs réactivités face aux crises notamment lors de périodes de sécheresses ou de crises économiques pour protéger la population de la précarité alimentaire.
Fidèle à cette tradition spirituelle, et en dépit de la succession d’années de sécheresse et de l’exacerbation des crises internationales, Sa Majesté le Roi Mohammed VI –que Dieu le protège– a tenu à bâtir une économie nationale compétitive qui a pu maintenir un taux de croissance conséquent et régulier, au cours des dernières années.
Sous la direction de Sa Majesté le Roi Mohammed VI- que Dieu le préserve– le Maroc a entamé une transformation profonde, plaçant le binôme « économie et social » au cœur de la stratégie nationale. Le Souverain agit comme le véritable moteur de cette dynamique, en impulsant de grands chantiers d’infrastructures- tels que le port Tanger Med ou le complexe solaire Noor—qui ont positionné le pays comme un carrefour logistique et énergétique mondial.
Toutefois, cette vision ne se limite pas aux chiffres de la croissance ; elle est intimement liée à la justice sociale. À travers des initiatives majeures comme l’INDH (Initiative Nationale pour le Développement Humain) et, plus récemment, la généralisation de la protection sociale, Sa Majesté le Roi veille à ce que le progrès économique soit inclusif. L’objectif est clair : moderniser l’appareil productif du Royaume tout en préservant la dignité des citoyens et en réduisant les disparités territoriales.
Selon Le professeur M. Chtattou l’accent mis, par le discours Royal du 29 Juillet 2025 sur le « renouveau industriel sans précédent », témoigne d’une volonté Royale de positionner le Maroc comme une puissance industrielle émergente. La mention du doublement des exportations industrielles depuis 2014, particulièrement dans les « métiers mondiaux », révèle une stratégie d’insertion dans les chaînes de valeur globales. Cette orientation s’inscrit dans la continuité des politiques sectorielles lancées depuis les années 2000, notamment le Plan d’accélération industrielle 2014-2020 et la Stratégie nationale d’accélération industrielle 2021-2030. Sa Majesté le Roi- que Dieu le protège– a également souligné que les secteurs de l’automobile, de l’aéronautique, des énergies renouvelables, des industries agroalimentaires et du tourisme constituent désormais un levier essentiel de l’économie marocaine émergente, tant en termes d’investissements qu’en matière de création d’emplois. Ceci exprime une volonté Royale de diversification économique afin de réduire la dépendance aux secteurs traditionnels et développer des avantages comparatifs dans les industries à forte valeur ajoutée.
Sa Majesté, qui a montré sa préoccupation pour la modernisation d’infrastructures répondant aux standards mondiaux, a récemment lancé les travaux d’extension de la Ligne Grande Vitesse reliant Kénitra à Marrakech ainsi qu’une série de projets d’envergure dans les domaines de la sécurité hydrique et alimentaire.
Malgré la reconnaissance des succès économiques globaux, le discours royal du 30 juillet 2025 a établit un diagnostic lucide des disparités territoriales persistantes au Maroc. Le Souverain a déclaré, avec toute la franchise et la clarté qui lui sont connues, qu’« il est regrettable de voir que certaines zones, surtout en milieu rural, endurent encore des formes de pauvreté et de précarité, du fait du manque d’infrastructures et d’équipements de base. Cette situation ne reflète en rien Notre vision de ce que devrait être le Maroc d’aujourd’hui. Elle ne donne pas non plus la pleine mesure des efforts que nous déployons pour renforcer le développement social et réaliser la justice spatiale. De fait, il n’y a de place, ni aujourd’hui, ni demain pour un Maroc avançant à deux vitesses ». Ces propos ont traduit une prise de conscience des limites du modèle de développement concentré sur les pôles urbains et exprimé une volonté politique forte de réduction des inégalités spatiales.
Portant le souci de l’amélioration des conditions de vie des citoyens, Sa Majesté le Roi Mohammed VI- que Dieu le préserve– a toujours accordé un intérêt particulier à la promotion du développement humain, notamment à travers la généralisation de la protection sociale et l’attribution de l’aide directe aux ménages qui y sont éligibles. Les résultats s’en sont fait sentir puisque, à titre d’exemple, le niveau de la pauvreté multidimensionnelle a nettement reculé à l’échelle nationale, passant de 11,9 % en 2014 à 6,8% en 2024 ; de même que le Maroc a dépassé, en l’année 2025, le seuil de l’Indice de Développement Humain (IDH), pour se classer désormais dans la catégorie des pays à “développement humain élevé”. Il faut reconnaitre que l’élément humain a été placé par le Souverain au centre des priorités nationales devenant, sans doute, l’un des chantiers les plus emblématiques de la décennie marqué notamment par la généralisation de la protection sociale et de la couverture médicale(AMO), par la continuation de la lutte contre la précarité et l’exclusion dans les zones rurales et urbaines défavorisées par le biais de l’Initiative Nationale pour le Développement Humain, ainsi que par la réforme de l’éducation et de la Santé par la mise à niveau du système de santé( création de CHU dans chaque région), et la refonte de l’école publique pour favoriser l’égalité des chances.
Sa Majesté a également annoncé sa ferme volonté d’amorcer un véritable sursaut dans la mise à niveau globale des espaces territoriaux et dans le rattrapage des disparités sociales et spatiales en passant des canevas classiques du développement social à une approche en termes de développement territorial intégré avec pour objectifs que les fruits du progrès et du développement profitent à tous les citoyens. Pour cela, le discours royal a identifié quatre piliers pour les nouveaux programmes de développement territorial à savoir :
« Premièrement : la promotion de l’emploi, à travers la valorisation des potentialités économiques régionales et l’instauration d’un climat favorable à l’entrepreneuriat et à l’investissement local.
Deuxièmement : le renforcement des services sociaux de base, plus particulièrement l’éducation et l’enseignement ainsi que les soins de santé, de manière à préserver la dignité des citoyens et à instaurer la justice spatiale.
Troisièmement : l’adoption d’un modèle de gestion proactive et durable des ressources en eau, au regard de l’aggravation du stress hydrique et du changement climatique.
Quatrièmement : le lancement des projets de mise à niveau territoriale intégrée, en totale résonance avec les mégaprojets en chantier à l’échelle du pays ».
Par ailleurs, Sa Majesté le Roi Mohammed VI– que Dieu le protège– a commandé et validé le Nouveau Modèle de Développement, une feuille de route à l’horizon 2035; Le NMD vise à placer le Maroc sur une trajectoire de croissance inclusive et durable. Il s’articule autour de quatre axes majeurs:
-Transformation de l’économie : diversification, compétitivité, innovation et encouragement de l’entrepreneuriat.
-Capital humain : amélioration de l’éducation, de la santé et du système de formation.
-Inclusion sociale : réduction des disparités sociales et régionales, égalité des chances et élargissement de la protection sociale.
-Développement territorial : valorisation des potentialités locales et renforcement de la gouvernance régionale.
Signalons enfin que la vision Royale s’inscrit dans une perspective internationale avec l’organisation conjointe de la Coupe du Monde 2030, qui sert de catalyseur pour accélérer les investissements dans les infrastructures sportives, touristiques et de transport.
II/ La Direction Générale de la Sureté Nationale à l’avant-garde de la lutte contre les déviations idéologiques et rempart contre l’Instabilité
Sa Majesté le Roi- que Dieu le protège– assure la stabilité du culte et de l’ordre public. En protégeant la liberté de pratique religieuse tout en promouvant un Islam de modération (le juste milieu), il prévient les extrémismes qui pourraient menacer la paix civile. Cette sécurité est perçue comme le socle indispensable à toute vie digne.
Dans son discours, prononcé le 29 juillet 2004 à l’occasion de la fête du trône, Sa Majesté le Roi Mohammed VI- que Dieu l’assiste a franchi un nouveau pas dans la réforme du champ religieux, dans la mesure où le Souverain a abordé, pour la première fois, la question épineuse des rapports entre le religieux et le politique, en en déterminant la nature au niveau des acteurs du champ politico-religieux. La réunion du politique et du religieux n’est possible qu’au niveau de la personne du Roi. Tandis que leur séparation est préconisée au niveau des autres acteurs pour éviter toute exploitation de la religion à des fins politiques. Sa Majesté le Roi-que Dieu l’assiste- avait ainsi affirmé que “ la réforme du champ religieux (…) appelle également une réforme de la sphère politique, domaine par excellence d’opinions. C’est pour cela qu’une nette séparation doit être faite entre le religieux et le politique en égard à la sacralité des dogmes véhiculés par la religion et qui doivent, de ce fait être à l’abri de toute discorde ou dissension, d’ou la nécessité de parer à toute instrumentalisation de la religion à des fins politiques”. Cette solution a principalement pour objectif d’immuniser la personnalité et l’identité religieuse marocaine basées sur le rite malékite, de consacrer un comportement religieux fondé sur un islam prônant la modération et la tolérance, et contrecarrer les courants religieux extrémistes.
Le discours consacre l’exclusivité de la compétence religieuse au Roi, dont la qualité de Commandeur des Croyants, l’habilite, lui seul, à réunir à son seul niveau, religion et politique. Sa Majesté précise qu’”En effet, sous la Monarchie constitutionnelle marocaine, religion et politique ne sont réunies qu’au niveau de la personne du Roi, Commandeur des Croyants”. Rien de plus normal et de plus
sécurisant pour le pays puisqu’en sa qualité de chef spirituel et de chef de l’Etat, le Souverain demeure, conformément, à la tradition nationale, le pilier sur lequel est adossée la collectivité nationale dont il garantit l’indépendance et la préservation de l’identité dans la diversité de ses composantes. Désormais, en dehors de l’institution monarchique, le politique et le religieux ont chacun leurs espaces propres. Aucun amalgame n’est permis. Le Souverain a ainsi, expressément, affirmé qu’il veillera, conformément à la mission sacrée dont il a la charge, à ce que l’exercice de la politique se fasse au sein des instances, des institutions et des espaces qui lui sont propres. Quant aux questions religieuses, le Souverain tient à ce qu’elles soient traitées au sein des conseils des oulémas et des autres instances habilitées, et que les actes de dévotion se déroulent dans les mosquées et les autres lieux de culte appropriés, dans le plein respect de la liberté du culte.
La conception Royale dans le domaine religieux consiste à contrôler et à récupérer l’Islam pour la mise sur pied d’un corps de Ouléma officiel assuré du monopole de la prestation religieuse afin de s’opposer à l’islamisme et à la prolifération des Ouléma sauvages qui ne s’autorisent que d’eux mêmes, et qui nuisent à l’esprit de l’Islam basé sur la générosité et la tolérance; De cette manière, les risques de dérapages idéologiques seront évités, et le développement des courants obscurantistes contrecarré. La Monarchie Constitutionnelle Marocaine répond ainsi aux attentes des “marocains qui veulent une institution monarchique forte, démocratique et exécutive”.
°Le rôle des services de police dans la préservation de la sécurité spirituelle au Maroc
Sous les orientations éclairées de Sa Majesté le Roi Mohammed VI-que Dieu l’assiste– la police marocaine agit comme le bouclier physique de la sécurité spirituelle. Elle contribue à prémunir le modèle religieux marocain contre les menaces sécuritaires, garantissant ainsi la stabilité du pays. Il s’agit ici d’aborder des institutions de force publique, en l’occurrence la Direction Générale de la Sureté Nationale et la Direction Générale de la Surveillance du Territoire, sous un angle spécifique mettant en relief leur participation active, aux côtés des institutions religieuses, au maintien de l’ordre public religieux en luttant contre les déviations idéologiques et les tendances extrémistes.
En effet,au Maroc, la sécurité spirituelle n’est pas qu’un concept théologique, c’est une composante de l’Ordre Public. La police intervient pour protéger le « modèle religieux marocain » contre deux types de menaces :
* L’extrémisme violent : La police prévient le passage à l’acte terroriste issu d’une dérive idéologique.
* Les influences exogènes déstabilisatrices : Surveillance des courants religieux étrangers qui pourraient fracturer la cohésion nationale (prosélytisme agressif ou courants sectaires).
La figure de Monsieur Abdellatif Hammouchi *, à la tête de la DGSN et de la DGST, incarne l’approche marocaine intégrée où la sécurité physique et la sécurité spirituelle sont les deux faces d’une même pièce. Son action ne se limite pas à la répression, mais s’inscrit dans une stratégie de gouvernance sécuritaire multidimensionnelle.
1-La neutralisation anticipée des « entrepreneurs du radicalisme :
C’est un champ où les services de police ont gagné leur label d’excellence grâce à deux facteurs :
– D’abord le succès dans le profilage des terroristes : ce n’est pas une tâche facile malgré l’illusion d’accessibilité qu’elle offre. L’exercice est encore plus difficile avec la complexité de la radicalisation religieuse qui a pris une dimension internationale avec des orientations idéologiques multiples, des objectifs de grande nuisance et des moyens d’action à effet médiatique planétaire. C’est pour ainsi dire que le profil islamiste radical se caractérise par une perpétuelle mutation et une insaisissable évolution. Cette réalité exige des services de sécurité une vigilance accrue et un investissement total dont ils ne cessent, d’ailleurs, de faire preuve.
-Ensuite, la détection des velléités terroristes avant qu’elles ne se traduisent concrètement par des actes criminels. Surtout qu’on ne se trouve plus en face de la forme traditionnelle d’endoctrinement et de recrutement, mais plutôt confronté à un mode qui ne privilégie plus le contact direct et où l’Imam internet, selon l’expression du professeur de criminologie Alain Bauer, joue un rôle extrêmement dangereux et efficace.
Il sied de souligner que le Directeur Général de la Sureté Nationale, Directeur Général de la Surveillance du Territoire, Monsieur Abdellatif Hammouchi est mondialement reconnu comme l’un des plus grands experts de la lutte contre le radicalisme, basant sa stratégie sur deux axes principaux :
-L’ Anticipation et la Pro-activité : La création du BCIJ (Bureau Central d’Investigations Judiciaires) en 2015 a permis au Maroc de démanteler des centaines de cellules terroristes avant qu’elles ne passent à l’acte.
-L’ Intelligence de terrain : La DGST a développé une capacité unique à infiltrer les réseaux dormants, faisant du Maroc un « sanctuaire de stabilité » dans une région sahélo-saharienne instable.
2-La sécurisation des grands rassemblements spirituels :
Le Royaume du Maroc constitue une destination privilégiée pour l’organisation de divers rassemblements spirituels des adeptes des trois religions monothéistes. Cette réputation est la résultante, d’abord de la consécration constitutionnelle de la liberté du culte garantie par Sa Majesté le Roi en sa qualité de Commandeurs de tous les Croyants, et ensuite par la performance et l’efficacité des services de sécurité qui déploient tous les moyens pour garantir la quiétude des pèlerins.
Ainsi, le Maroc accueille chaque année des milliers de pèlerins, notamment des leaders de la Tidjaniya venus de toute l’Afrique. Le pèlerinage des adeptes de la Tarika Tidjaniya au Maroc, et plus particulièrement à Fès, constitue l’un des piliers majeurs de la diplomatie religieuse et du rayonnement spirituel du Royaume en Afrique et dans le monde. En tant que Commandeur des Croyants, le Roi du Maroc entretient un lien historique et privilégié avec la Tidjaniya.
De même, le pèlerinage des juifs au Maroc, connu sous le nom de Hilloula (ou Hiloula), est une tradition séculaire unique au monde qui témoigne de la profondeur des racines hébraïques dans l’identité marocaine. Contrairement à d’autres diasporas, les juifs d’origine marocaine conservent un lien spirituel et charnel indéfectible avec leur terre d’origine. Chaque année, des milliers de juifs marocains venant d’Israël, d’Europe ou des Amériques retournent dans leurs villages d’origine pour ces pèlerinages, accueillis avec fraternité par les populations locales, réaffirmant ainsi l’allégeance spirituelle et l’attachement des juifs marocains du monde entier au Trône Alaouite.
Par ailleurs La visite du Pape François au Maroc les 30 et 31 mars 2019, placée sous le thème de « l’Espérance », a représenté un défi sécuritaire et logistique sans précédent. Cet événement a illustré la capacité du Maroc à gérer des dispositifs de sécurité de très haut niveau tout en préservant la symbolique de l’accueil.
Cette visite a été saluée internationalement non seulement pour sa portée de paix, mais aussi pour le professionnalisme des services de sécurité marocains, qui ont réussi à protéger deux des figures les plus influentes au monde dans un espace public ouvert.
La gestion sécuritaire efficace de ces événements par la Direction Générale de la Sureté Nationale renforce la crédibilité du Maroc comme terre de paix. En assurant la sécurité des pèlerins africains, juifs et chrétiens, le Directeur Général de la Sureté Nationale, Monsieur Abdellatif Hammouchi contribue directement au rayonnement du Soft Power religieux voulu par Sa Majesté le Roi Mohammed VI –que Dieu l’assiste- La police est devenue un véritable facilitateur du dialogue spirituel transfrontalier
3-La lutte contre la cyber-radicalisation : Face à l’émergence des prêcheurs de haine sur les réseaux sociaux, la DGSN a renforcé ses unités de cyber-sécurité. Les services de cybercriminalité de la police marocaine surveillent ainsi les plateformes numériques pour détecter les discours de haine et les processus d’endoctrinement. Cette action permet l’identification des recruteurs et le démantèlement des cellules de propagande avant qu’elles n’atteignent les candidats vulnérables. Cette surveillance est une forme de « veille sanitaire spirituelle » qui empêche les virus idéologiques de pénétrer le tissu social marocain via le web.
4-Le programme « Moussalaha » (Réconciliation) : Un modèle de synergie
L’exemple le plus concret de la contribution policière à la sécurité spirituelle est le programme Moussalaha, (Réconciliation) destiné aux détenus condamnés pour terrorisme. Le Directeur Général de la Sureté Nationale, Directeur Général de la Surveillance du Territoire, Monsieur Abdellatif Hammouchi, a été une cheville ouvrière de ce programme unique au monde, qui réunit des experts en sécurité, des psychologues et des théologiens.
Ce programme est l’un des piliers les plus innovants de la stratégie marocaine de lutte contre l’extrémisme. Lancé en 2017 par la Délégation Générale à l’Administration Pénitentiaire et à la Réinsertion (DGAPR), Il repose sur une approche multidimensionnelle unique au monde.
Contrairement aux approches purement répressives, Moussalaha traite le détenu non seulement comme un risque sécuritaire, mais comme un sujet à réhabiliter intellectuellement et spirituellement, pour qu’il se réconcilie d’abord avec soi même à travers la compréhension de sa vulnérabilité, ensuite avec le texte religieux par la compréhension des vraies valeurs de l’Islam modéré, et enfin avec la société en lui inculquant le respect des institutions et les règles de la vie en communauté.
La contribution de Monsieur Abdellatif Hammouchi, Directeur Général de la Sureté Nationale, Directeur Général de la Surveillance du Territoire, à ce programme exprime sa conviction que la sécurité ne se réduit pas à la surveillance des corps, mais s’étend à la protection de la cohésion doctrinale du pays. Il s’agit de la conviction d’un fidèle serviteur du Glorieux Trône Alaouite qui s’inspire des directives Royales relatives notamment à la protection de la sécurité spirituelle. En effet, Sa Majesté le Roi Mohammed VI –que Dieu le protège– a souligné dans son Discours du 30 Avril 2004 que « Depuis que Nous avons assumé les charges d’Amir Al Mouminine, Nous astreignant au pacte sacré de l’allégeance et aux devoirs qui en découlent d’assurer la protection de la religion et de ses adeptes, Nous avons constamment porté la plus haute attention aux affaires religieuses, veillant à ce que les institutions qui s’en occupent s’acquittent au mieux des missions qui leur sont dévolues et que la situation des personnes qui en ont la charge reçoive toute l’attention voulue. Notre démarche s’inscrit dans le prolongement de la voie que Nos vénérés ancêtres avaient empruntée pour préserver la sécurité spirituelle du Maroc et l’unité du rite Malékite »
* Le 15 Mai 2015, Monsieur Abdellatif Hammouchi a été nommé par Sa Majesté le Roi Mohammed VI –que Dieu l’assiste- Directeur Général de la Direction Générale de la Sureté Nationale, tout en conservant son poste de Directeur Général de la Direction Générale de la Surveillance du Territoire. Cette décision Royale a répondu à la nécessité d’insuffler un nouveau souffle dans l’action des services de police et instaurer une synergie répondant aux exigences de la transparence et de l’efficacité.
Monsieur Abdellatif Hammouchi qui s’est montré à la hauteur de la confiance Royale, a fait preuve d’un savoir faire et d’un professionnalisme qui lui ont valu une reconnaissance internationale. Décoré par Sa Majesté le Roi Mohammed VI- que Dieu le protège- du Wissam d’officier de l’ordre du Trône en 2011, Monsieur Abdellatif Hammouchi a été également décoré, par la République Française en 2015, du titre de chevalier de l’ordre de la légion d’honneur, et par l’Espagne de la « Croix honorifique de mérite policier avec distinction rouge » ; et le 23 Septembre 2019, le gouvernement espagnol a décidé de lui attribuer la Grand Croix de la garde civile ». Les services de sécurité américains le considèrent comme un interlocuteur et un partenaire incontournable.
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
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-« Maroc – Nouveau modèle de développement : un pacte pour passer à l’acte [archive] », sur JeuneAfrique.com (consulté le 19 août 2025)
-Abdelwahed Rmiche, « Le nouveau modèle de développement, «un chemin du changement crédible et réalisable» [archive] », sur Le Matin.ma, 2 août 2021
-Wissam El Bouzdaini, « Nouveau modèle de développement: Tous concernés ! [archive] », sur Maroc-Hebdo, 3 juin 2021
-« Nouveau modèle de développement : un relais d’espoir [archive] », sur LesEco.ma, 29 juillet 2022
– Discours du Trône du 23 Juillet 2004
– Michel Rousset « la constitution marocaine de 2011, analyses et commentaires LGDJ 2012
– Discours du Trône du 23.07.2004 1 127
– Olivier Roy “les voies de la réislamisation” Revue Pouvoirs n° 62.1992 Ed P.U.F p88.
– Interview de SM le Roi Mohammed VI au journal “Le Figaro” le 04 Septembre 2001
– Bakker, H. (2021). Le Maroc et son « Soft Power » religieux en Afrique subsaharienne. Étude de l’IFRI (Institut Français des Relations Internationales).
-Mohammed Jelmad « Le Commandeur des Croyants : Visions renouvelées et perspectives prometteuses » Publications Oulemag. 2023 ;
– Bondaz, A. & Snetkov, A. (2017). La diplomatie religieuse du Maroc en Afrique : un levier de stabilité régionale ?. Note de la Fondation pour la Recherche Stratégique (FRS).
* Observatoire de la Radicalisation (2020). Le modèle marocain de lutte contre l’extrémisme : entre prévention et réinsertion. Rapport thématique.
– DGAPR & CNDH (2019). Rapport sur l’expérience du programme « Moussalaha » : Bilan et Perspectives.
-Centre Marocain des Études Stratégiques (CMES). Les rapports annuels sur le terrorisme et la sécurité en Afrique. (Dirigés souvent par Mohamed Benhammou).
– Revue de la Gendarmerie Royale / Revue de la Sûreté Nationale. (Consulter les dossiers spéciaux sur la coopération sécuritaire transfrontalière).
Mohammed Jelmad, Docteur en Droit Public



