
Depuis le 6 février, le film d’animation Time Hoppers: The Silk Road fait sensation en Amérique du Nord, projeté dans plus de 650 cinémas aux États-Unis et au Canada. Pour la première fois, un long métrage conçu par des créateurs musulmans atteint une telle ampleur, offrant au public une aventure captivante mêlant action, humour et découverte historique.
À travers l’histoire de quatre élèves capables de voyager dans le temps, le film met en lumière des héros musulmans courageux et inspirants, tout en valorisant l’héritage scientifique et intellectuel du monde musulman.
Pensé pour les enfants et les familles, le film mêle aventure, humour et découverte historique, avec un rythme dynamique et plusieurs niveaux de lecture.
À l’origine du projet, la réalisatrice et co-scénariste Flordeliza Dayrit et le producteur Michael Milo, un couple canadien engagé depuis des années dans les médias jeunesse. Leur ambition : proposer des récits positifs et universels où les enfants musulmans peuvent se reconnaître. Les personnages ne sont pas réduits à leur identité religieuse, mais incarnent des valeurs de courage, d’intelligence et de solidarité, offrant des figures auxquelles tous les jeunes spectateurs peuvent s’identifier.
Le film met aussi en lumière des figures majeures de l’histoire des sciences, telles que Al-Khwarizmi, pionnier de l’algèbre, ou Fatima al-Fihriya, fondatrice de l’Université Al-Quaraouiyine. À travers ces références, l’œuvre rappelle la contribution essentielle du monde musulman au progrès scientifique, dans une approche pédagogique accessible et non confessionnelle.
Produit par Milo Productions et distribué par Fathom Entertainment, le film a suscité un fort engouement dès les préventes, malgré un budget marketing limité. Le soutien des communautés locales, des familles et d’enseignants a largement contribué à son succès.
Sans se présenter comme un film religieux, Time Hoppers: The Silk Road affirme que la culture musulmane a toute sa place dans le cinéma grand public. Accompagné par des historiens et des spécialistes, dont le MPAC Hollywood Bureau, le projet ambitionne d’ouvrir la voie à d’autres productions valorisant des héritages culturels encore trop peu représentés à l’écran.
Source : Oumma – Time Hoppers



