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Le pape met en garde contre une culture qui « réarme les esprits »

Le pape Léon XIV a profité de sa visite en République de Saint-Marin et de sa participation, samedi 22 août 2026, au « Meeting pour l’amitié entre les peuples » à Rimini, en Italie, pour lancer un appel à la paix, au dialogue et à l’unité face aux guerres, aux divisions et à la polarisation croissante des sociétés.

Devant des dizaines de milliers de personnes réunies à Rimini, le Souverain pontife a mis en garde contre une culture qui « réarme les esprits, les paroles et les nations », appelant les chrétiens à lui opposer la miséricorde, le dialogue et un engagement résolu en faveur de la paix.

« La paix est préservée et répandue par des personnes qui aiment se rencontrer et qui n’ont pas peur de la confrontation », a-t-il déclaré, soulignant que la dignité humaine doit rester au-dessus des clivages politiques, sociaux et idéologiques.

Saint-Marin, un modèle de cohésion sociale

Plus tôt dans la journée, Léon XIV s’était rendu à Saint-Marin, l’une des plus petites républiques du monde et la plus ancienne encore existante. Devant les autorités du pays, il a évoqué l’héritage de saint Marin et de saint Léon, auxquels il a rendu hommage pour leur contribution à l’édification d’une société fondée sur la liberté, le respect mutuel et l’esprit communautaire.

Le pape a estimé que le message chrétien avait été traduit, à Saint-Marin, en « un nouveau modèle social et politique », fortement marqué par les principes de liberté, de respect mutuel et de dialogue. Selon lui, cet héritage continue de façonner la République jusqu’à aujourd’hui.

Avec quelque 35 000 habitants, Saint-Marin est enclavé dans le territoire italien. Ses origines remontent au IVe siècle. Le pays est doté d’un Parlement de 60 membres, qui élit tous les six mois deux capitaines-régents exerçant conjointement les fonctions de chef de l’État.

Évoquant cet exemple, le pape a souligné que les petites communautés politiques pouvaient offrir des enseignements en matière de service public, de responsabilité collective et de cohésion sociale, particulièrement à une époque marquée par la méfiance et les divisions.

Léon XIV est le troisième pape à se rendre à Saint-Marin, après Jean-Paul II en 1982 et Benoît XVI en 2011.

« Il ne peut y avoir d’ennemis »

À Rimini, le pape a ensuite appelé les participants du « Meeting pour l’amitié entre les peuples », organisé par le mouvement catholique « Communion et Libération », à répondre aux guerres, aux inégalités et aux fractures sociales par une culture de la rencontre.

Il a notamment dénoncé la montée d’une logique de confrontation et de militarisation, appelant à rompre avec les discours qui entretiennent la peur et l’hostilité.

Pour Léon XIV, les chrétiens doivent reconnaître qu’« il ne peut y avoir d’ennemis », car même ceux qui s’opposent à eux doivent être considérés comme « des frères et sœurs qu’il faut regarder dans les yeux et rencontrer dans la vérité ».

Le Souverain pontife a également exhorté les catholiques à remettre en question les mécanismes qui entretiennent la pauvreté, les inégalités et les conflits, tout en encourageant la construction d’une société fondée sur la fraternité et la solidarité.

Les jeunes, « signe que l’avenir est une promesse »

Une large partie du discours du pape a été consacrée aux jeunes, qu’il a présentés comme une source d’espérance dans un contexte où l’avenir est souvent perçu avec inquiétude.

« Chers jeunes, vous êtes le signe que l’avenir est une promesse, et non une menace ! », leur a-t-il lancé.

Léon XIV les a encouragés à prendre pleinement leur place dans la société et à ne pas se laisser enfermer dans le repli ou les appartenances étroites.

« N’ayez pas peur de vous donner pleinement ! » et « Allez à la rencontre de tous ! », a-t-il exhorté, appelant ainsi les jeunes catholiques à devenir des acteurs du dialogue, de l’amitié entre les peuples et de la construction de la paix.

Source: AP

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