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Le Maroc, royaume de toutes les tolérances (6) 

Le Maroc est un riche patrimoine culturel, caractérisé par la diversité. Il s’enorgueillit d’un mélange unique de culture amazighe indigène, de traditions arabes et de diverses interactions internationales qui ont façonné son histoire. Cette mosaïque culturelle a contribué à la vitalité des identités et des expressions du pays, qui se reflètent dans ses arts, sa littérature et ses pratiques communautaires


Dr Mohamed Chtatou
Dr Mohamed Chtatou

Diversité linguistique, culturelle et ethnique

Le Maroc est un pays millénaire de grande diversité ethnique, culturelle et même géographique. Cette richesse « congénitale » a inspiré les publicitaires du tourisme à adopter le slogan suivant : « Le Maroc, royaume aux mille royaumes ». [i]

Il est vrai que l’attraction majeure du Maroc réside dans le fait qu’on peut, à l’intérieur de ce même pays aller d’un royaume à un autre sans changer de pays. D’ailleurs n’est-il pas le cas que chaque région à sa propre culture, ses propres croyances populaires, son propre langage et son propre micro climat ? [ii]

Le Maroc présente une riche diversité linguistique, caractérisée par la coexistence de plusieurs langues. Les principales langues parlées sont l’arabe moderne standard, l’arabe marocain (darîja), l’amazigh (berbère), le français, l’espagnol et l’anglais. Si l’arabe et l’amazigh sont les langues officielles, le français est largement utilisé dans l’enseignement et l’administration, et l’espagnol est important dans certaines régions en raison de liens historiques. [iii] Cet environnement multilingue reflète à la fois l’héritage culturel du pays et son histoire coloniale. [iv]

En effet, au Maroc on parle deux langues nationales ; le Tamazight et l’Arabe. Mais on parle aussi trois langues internationales, le Français, l’Espagnol et l’Anglais. Le Tamazight quant à lui il se subdivise en trois dialectes : le Tarifit parlé au nord, la Tamazight usité au Moyen Atlas et le Tachelhit au sud. Pour sa part, l’Arabe se subdivise en Darîja parlé dans 70% du territoire et le Hssania dans le Sahara, sans bien sûr oublier les différents dialectes régionaux de Tamazight et de l’Arabe. [v]

Cependant, Ali Alalou affirme que Tamazight, malgré son nouveau statut, a du mal à se revitaliser: [vi]

‘’ Despite its official status, Tamazight is far from being on an equal footing with MSA and French. Like many minority languages undergoing a process of revitalization, Tamazight is struggling to overcome years of domination and neglect in North Africa in general and in both Morocco and Algeria in particular. The revitalization of Tamazight is taking place through education and sociocultural motivation. The hope is to slow down the loss of native speakers and perhaps add new speakers. These speakers would acquire Tamazight not through the traditional channels of family and community but rather through the school system. Studies of Amazigh language and culture have developed at the university level in particular. Following the initiation of programs at universities in Agadir (2007) and Fez and Oujda (2008), the multidisciplinary University of Nador began teaching Amazigh studies in 2017/2018. In 2018/2019, the Faculty of Letters and Human Sciences of Moulay Ismail University in Meknes began the teaching of Amazigh as well.’’

Si le bilinguisme au Maroc (Tamazight/Arabe et Arabe/Français) peut améliorer les opportunités éducatives et le développement cognitif, il présente également des défis qui peuvent affecter l’équité et l’accès au système éducatif. [vii] La prise en compte de ces disparités peut contribuer à maximiser les avantages de l’éducation multilingue. [viii]

L’intégration des langues amazighes aux côtés de l’arabe et du français peut renforcer l’identité culturelle des élèves et promouvoir l’inclusion dans les établissements d’enseignement, bien que cette mesure ne soit pas encore appliquée uniformément dans toutes les écoles.

Toutefois, pour Karima Ziamari et Jan Jaap de Ruiter, la question linguistique au Maroc représente un certain danger : [ix]

‘’La question linguistique au Maroc demeure au cœur des polémiques les plus passionnées. Elle est non seulement extrêmement sensible, mais elle connaît également des évolutions importantes et se trouve au centre d’enjeux importants. Cette contribution se veut une revue des principales transformations inhérentes à la question linguistique au Maroc depuis une dizaine d’années. Dans un premier temps, nous présenterons la situation générale. Nous exposerons, ensuite et plus précisément, les langues en présence soumises à des enjeux sociaux et politiques. Enfin, nous aborderons les aspects sociaux qui sous-tendent l’évolution des pratiques langagières.’’

La plupart des établissements d’enseignement utilisent l’arabe pour l’enseignement primaire, tandis que le français sert souvent de support à l’enseignement supérieur et aux matières spécialisées, en particulier dans les sciences et la technologie. Cela peut poser des problèmes aux étudiants qui ont du mal à passer d’une langue à l’autre.

Des études suggèrent que le bilinguisme peut améliorer les compétences cognitives, les capacités de résolution de problèmes et la sensibilisation culturelle. Les étudiants marocains qui maîtrisent l’arabe et le français peuvent bénéficier de ces avantages cognitifs.

L’accès à un enseignement bilingue de qualité est souvent lié au statut socio-économique. Les élèves issus de milieux plus aisés peuvent avoir un meilleur accès aux ressources et au soutien pour l’apprentissage du français et de l’arabe, tandis que ceux issus de milieux plus modestes peuvent être confrontés à des obstacles importants. [x]

Cependant, si le bilinguisme au Maroc peut améliorer les opportunités éducatives et le développement cognitif, il présente également des défis qui peuvent affecter l’équité et l’accès au système éducatif. La prise en compte de ces disparités peut contribuer à maximiser les avantages de l’éducation multilingue. [xi]

Cette diversité linguistique a pour corollaire une diversité culturelle sans précédent. Le Maroc baigne dans un multiculturalisme inné et cela a toujours eu une attraction magnétique sur les chercheurs qui se sont intéressés à l’étude minutieuse des différentes facettes de sa culture millénaire.

Attiré par la diversité culturelle du Maroc et l’ouverture d’esprit des Marocains vis-à-vis des autres cultures, Edward Alexander Westermarck (1862-1939), un anthropologue, sociologue et philosophe finnois, dont la spécialité n’était autre que l’histoire du mariage, la moralité, et les institutions religieuses, avait entrepris, entre 1897 et 1904 des séjours de recherche au Maroc et a développé une méthodologie de recherche de terrain en anthropologie sociale. Ses multiples travaux et observations sur la culture marocaine furent consignés dans de multiples ouvrages, qui sont aujourd’hui considérés comme des chefs- d’oeuvres d’anthropologie et d’ethnologie : Ceremonies and Beliefs Connected with Agriculture, Certain Dates of the Solar Year and the Weather in Morocco (1913). Marriage Ceremonies in Morocco (1914), The Moorish Conception of Holiness(1916), Ritual and Belief in Morocco (1926), Wit and Wisdom in Morocco (1930). [xii]

Westermarck a été attiré par le multiculturalisme marocain que ce soit au niveau des croyances, des mœurs et des pratiques sociales, de la littérature écrite et orale, des comportements sociaux ou ethniques. Conséquemment, il a passé son temps de travail de terrain au Maroc à sillonner ses différentes régions, même les plus inaccessibles à amasser des tonnes d’informations de première main qu’aucun chercheur en sociologie ou anthropologie n’a pu, à ce jour, égaler son parcours académique et ses résultats scientifiques.

Dans son introduction des deux volumes de Westermarck intitulés Ritual and Belief in Morocco (1926), Bronislaw Malinowski affirme avec force que le travail entrepris par ce chercheur n’a pas d’égal dans les annales de la recherche académique au Maroc vu son importance scientifique : [xiii]

« No better field-work exists, however, than that of Westermarck in Morocco. It was done with a greater expenditure of care and time than any other specialised anthropological research; it has brought to fruition Westermarck’s comprehensive learning and special grasp of sociology; it revealed his exceptional linguistic talents and his ability to mix with people of other race and culture. »

[Il n’existe cependant pas de meilleur travail de terrain que celui de Westermarck au Maroc. Il a été réalisé avec plus de soin et de temps que n’importe quelle autre recherche anthropologique spécialisée ; il a permis à Westermarck d’acquérir une connaissance approfondie et une maîtrise particulière de la sociologie ; il a révélé ses talents linguistiques exceptionnels et sa capacité à se mêler à des personnes d’une autre race et d’une autre culture.]

Le Multiculturalisme marocain est une réalité indéniable dans un monde déchiré par le terrorisme aveugle, le libéralisme sauvage et la xénophobie rampante. [xiv]

Il faut concéder, enfin de compte, que bien que la révolution digitale de notre ère a rapproché davantage les humains et que notre monde est devenu un village planétaire, malheureusement, cette révolution, grâce à l’Internet et les télévisions satellitaires a encouragé la ghettoïsation de l’être humain dans son amour propre, ses croyances, parfois, débordantes et agressives et ses visions à sens unique. Il essaie, avec grand acharnement, à convertir son prochain à sa croyance ou son idéologie sans respect aucun pour les siennes. Il croit qu’il est le seul à détenir la vérité, alors que la vérité a de multiples facettes et qu’il n’y a point de vérité absolue.

Conclusion : Le multiculturalisme marocain, un exemple à suivre

Chaque pays a sa propre histoire : des faits historiques, des événements et des étapes importantes qui ont donné au pays sa véritable valeur historique. L’histoire d’un pays fait partie des événements jugés dignes de mémoire, ce qui s’applique parfaitement au Maroc. Avec plusieurs dynasties qui se sont succédé au fil du temps : la dynastie Idrisside, la dynastie Almoravide, la dynastie Almohade, la dynastie Mérinide, la dynastie Saadienne et la dynastie Alaouite, le Maroc a acquis une renommée internationale en tant que pays multiculturel, avec plusieurs types de patrimoines reconnus comme patrimoine mondial par l’UNESCO.

Le Maroc est un riche creuset culturel, façonné par une multitude d’influences, notamment les cultures berbère, arabe, africaine, séfarade et méditerranéenne. Ce patrimoine diversifié s’est développé au fil des siècles, reflétant une fusion de diverses traditions, langues et religions qui contribuent à son identité culturelle unique.

En effet, le Maroc est en effet a un riche patrimoine culturel, caractérisé par la diversité. Il s’enorgueillit d’un mélange unique de culture amazighe indigène, de traditions arabes et de diverses interactions internationales qui ont façonné son histoire. Cette mosaïque culturelle a contribué à la vitalité des identités et des expressions du pays, qui se reflètent dans ses arts, sa littérature et ses pratiques communautaires. [xv]

On peut dire en toute quiétude et sans peur de verser dans l’ethnocentrisme et le nombrilisme béat, que le multiculturalisme marocain est un exemple à encourager et à propager par le biais de cursus scolaire, surtout en un temps où on essaye de globaliser l’humanité sans pour autant la diaboliser dans ses faits et gestes et son âme et conscience.

Il semble que le Marocain moyen a, inscrit, dans son code génétique des notions de multiculturalisme dynamique et de tolérance conviviale. Le Marocain d’hier comme le Marocain d’aujourd’hui ont tous en commun une grande ouverture d’esprit, un sens poussé de tolérance et un penchant prononcé pour le respect de l’autre dans sa différence.

Au sujet du multiculturalisme au Maroc, Moha Ennaji écrit : [xvi]

‘’ S’inscrivant dans une logique d’ouverture, le Maroc a toujours été un lieu de brassage des cultures et des civilisations. Le fait que le pays ait connu à travers son histoire plusieurs colonisations et conquêtes (phénicienne, romaine, byzantine, vandale, arabe, française, espagnole) explique son multiculturalisme, son plurilinguisme et sa tolérance envers les autres cultures (Ennaji 2002 ; Brignon et al. 1967). Selon la constitution, l’arabe est la langue officielle du pays et l’Islam sa religion. Même si celle-ci ne mentionne pas le berbère et le français comme langues nationales, la charte de l’éducation nationale promulguée et appliquée en 2000 stipule qu’elles doivent intégrer le système éducatif. Elle indique également que l’enseignement des langues étrangères, notamment le français, l’anglais et l’espagnol, est nécessaire pour le développement du pays. Or le processus de démocratisation et de modernisation est fondé sur la diversité linguistique et culturelle du pays.’’

Ainsi, le Maroc a toujours été une destination prisée par les voyageurs, les chercheurs universitaires, et les touristes parce qu’il offre une diversité culturelle par la richesse de son « royaume aux mille royaumes » et par ses mystères, ses énigmes, ses joies et ses rencontres et expériences qui permettent le fameux ‘’éblouissement des sens’’ tant aussi décrié par les publicitaires du tourisme. [xvii]

Aujourd’hui ce qu’il faudrait entreprendre, au niveau des écoles, c’est faire redécouvrir au Marocain les réalités de son sens du multiculturalisme de la tolérance et de sa diversité culturelle par les actions pédagogiques suivantes :

  • Préparation d’un cursus adapté ;
  • Formation des enseignants ;
  • Organisation d’échanges interscolaires avec d’autres pays ;
  • Organisation de semaines d’activités sur le multiculturalisme et la tolérance au niveau des académies : concours d’écriture, de photo, de théâtre, de poster, etc.… et décerner des prix aux gagnants ;
  • Déclarer une quinzaine de l’année scolaire, quinzaine du multiculturalisme et de tolérance ; et
  • Revoir tous les curricula (cursus scolaire) de fond en comble et y enlever toute notion qui pourrait inciter à la haine, à la xénophobie et à la violence.

Ces mêmes actions pédagogiques pourraient être aussi ré inculquées et renforcées chez le Marocain moyen par le biais des médias, du prêche religieux, l’art, et la culture pour l’immuniser contre les courants extrémistes qui ne reculent devant rien pour arriver à leurs fins et atteindre leurs objectifs noirs et maléfiques.

Le multiculturalisme et la tolérance au Maroc se caractérisent par une riche tapisserie d’influences provenant de diverses cultures et civilisations, y compris des éléments amazighs, arabes, juifs et européens. Ce mélange de cultures a façonné l’identité marocaine et est reconnu comme un aspect fondamental de ce que signifie être marocain aujourd’hui. L’histoire du pays est le reflet d’une longue succession de peuples régnants différents, ce qui contribue à la vitalité de son paysage multiculturel.

Au sujet du multiculturalisme marocain La Fondation Mohammed VI des Oulémas Africains écrit : [xviii]

‘’ La Constitution de 2011 stipule, dans son préambule, la diversité religieuse et culturelle du Royaume, soulignant la nécessité de la préservation de la cohésion et de la diversité des constituants de son identité nationale unie par la fusion de toutes ses composantes arabo-musulmane, amazighe et sahraouie-hassanie et riche de ses affluents africain, andalou, hébraïque et méditerranéen.

Afin de protéger le Maroc de l’extrémisme et de préserver son identité fondée sur la modération et la tolérance, une stratégie intégrée, globale et multidimensionnelle a été élaborée dans le domaine du discours religieux qui consiste à réfuter les allégations de l’extrémisme et à répondre aux divers besoins des citoyens, qu’ils soient religieux ou culturels.’’

En effet, dans le préambule de la Constitution de 2011, [xix] il est indiqué que le Maroc est un État musulman souverain, attaché à son unité nationale et à son intégrité territoriale, le Royaume du Maroc entend préserver, dans sa plénitude et sa diversité, son identité nationale une et indivisible. Son unité est forgée par la convergence de ses composantes arabo-islamique, berbère [amazigh] et saharo-hassanique, nourrie et enrichie par ses influences africaine, andalouse, hébraïque et méditerranéenne. La prééminence accordée à la religion musulmane dans la référence nationale est conforme à l’attachement du peuple marocain aux valeurs d’ouverture, de modération, de tolérance et de dialogue pour une compréhension mutuelle entre toutes les cultures et les civilisations du monde.

Le riche passé historique du Maroc se reflète dans sa culture actuelle. La nourriture, les langues, l’art et les monuments du Maroc sont une fusion des différentes ethnies, religions et nationalités qui ont marqué la culture marocaine.

Le Maroc a toujours été un modèle exceptionnel de coexistence culturelle et d’interaction entre l’islam, le judaïsme et le christianisme. Cette tradition remonte à l’époque où les dynasties marocaines régnaient sur l’Espagne (Andalousie). Ce riche passé historique, combiné à une longue tradition de diversité religieuse et de tolérance, l’a amené à jouer un rôle de pionnier dans le dialogue interconfessionnel et dans l’alliance des civilisations.


[i] Mazel, Jean. (1950). Maroc Royaume aux Mille Soleils. Paris : Robert Laffont.

[ii] Madji, Yassine. (2024). Un président à Rabat : au royaume des mille royaumes. Telquel. Retrieved from https://telquel.ma/2024/11/01/un-president-a-rabat-au-royaume-des-mille-royaumes_1902415

[iii] Chtatou, Mohamed. (1994). Op. cit.

[iv] Laroui F. (2011). Le Drame linguistique marocain. Casablanca : Le Fennec.

[v] Chtatou, Mohamed. (1994). Op. cit., note (15).

[vi] Alalou, Ali. (2023). The Sociolinguistic Situation in North Africa: Recognizing and Institutionalizing Tamazight and New Challenges. Annual Reviews, 9, 155-170. Récupéré dehttps://doi.org/10.1146/annurev-linguistics-030521-054916

[vii] Chtatou, Mohamed. (1997). The influence of the Berber language on Moroccan Arabic. Int. J. Sociol. Lang.,123, 101–118.

[viii] Ennaji M. (2005). Multilingualism, cultural identity, and education in Morocco. New York: Springer Science & Business Media, Inc.

[ix] Ziamari, K., & De Ruiter, J. (2015). Les langues au Maroc : réalités, changements et évolutions linguistiques. In B. Dupret, Z. Rhani, A. Boutaleb, & J.-N. Ferrié (éds.), Le Maroc au présent (1‑). Rabat : Centre Jacques-Berque. https://doi.org/10.4000/books.cjb.1068 

[x] Alalou, Ali. (2023). Op. cit.

[xi] De Ruiter, J.J. (2006). Les Jeunes Marocains et leurs langues. Paris : l’Harmattan.

[xii] Chtatou, Mohamed. (1996). Saints and Spirits and their Significance in Moroccan Cultural Beliefs and Practices: An Analysis of Westermarck’s work. Morocco, 1, 62-84.

[xiii] Malinowski, Bronislzw. (1926). Introduction. In E. Westermarck, Ritual and Belief in Morocco, 2 vols. London: Macmillan.

[xiv] Chtatou, Mohamed. (2017). The linguistic and Cultural Schizophrenia of Morocco. Amazon e-book.

Le terme « schizophrénie linguistique » dans le contexte du Maroc fait référence à l’interaction complexe de plusieurs langues et dialectes au sein de la société marocaine. Cet ebook examine ce phénomène, illustrant la manière dont les Marocains naviguent entre diverses identités linguistiques, ce qui conduit souvent à une expérience culturelle fragmentée. Cette situation peut refléter des questions plus larges d’identité et d’expression culturelle dans une société multilingue.

Cf. aussi Chtatou, Mohamed. (2017). The linguistic and cultural schizophrenia of Morocco. Morocco World News. Récupéré de https://www.moroccoworldnews.com/2017/07/223513/linguistic-cultural-schizophrenia-morocco

[xv] Ennaji, M. (2005) Multilingualism, Cultural Identity, and Gender in Morocco. New York : Springer.

[xvi] Ennaji, M. (2009). Multiculturalisme, genre et participation politique au Maroc. Diogène, 225(1), 55-69. https://doi.org/10.3917/dio.225.0055.

[xvii] El Azhar, Samir. (ed.). (2020). Plural Morocco. Multiculturalism and Identity. Casablanca: Faculty of Letters and Humanities Ben M’sik, Hassan II University of Casablanca. Ben M’sik Community Museum Journal, 3. Récupéré de https://bmcm.flbenmsik.ma/wp-content/uploads/2020/09/1-136.pdf

[xviii] La Fondation Mohammed VI des Oulémas Africains. (2019). Le multiculturalisme au Maroc. Récupéré de https://www.fm6oa.org/fr/le-multiculturalisme-au-maroc/

[xix] Royaume du Maroc. (2011). La constitution, édition 2011. Récupéré de http://www.sgg.gov.ma/Portals/0/constitution/constitution_2011_Fr.pdf

‘’Etat musulman souverain, attaché à son unité nationale et à son intégrité territoriale, le Royaume du Maroc entend préserver, dans sa plénitude et sa diversité, son identité nationale une et indivisible. Son unité, forgée par la convergence de ses composantes arabo-islamique, amazighe et saharo-hassanie, s’est nourrie et enrichie de ses affluents africain, andalou, hébraïque et méditerranéen. La prééminence accordée à la religion musulmane dans ce référentiel national va de pair avec l’attachement du peuple marocain aux valeurs d’ouverture, de modération, de tolérance et de dialogue pour la compréhension mutuelle entre toutes les cultures et les civilisations du monde.’’


[1] Chtatou, Mohamed. (2009). La diversité culturelle et linguistique au Maroc : pour un multiculturalisme dynamique. Asinag, 2, 149-161. Récupéré de https://www.ircam.ma/sites/default/files/doc/asinag-2/mohamed-chtatou-la-diversite-culturelle-et-linguistique-au-maroc-pour-un-multiculturalisme-dynamique.pdf

[1] IRES. (2019). PANORAMA DU MAROC DANS LE MONDE. Les relations internationales du Royaume. Récupéré de https://www.ires.ma/iip/wp-content/uploads/2023/05/RS-RI-Vers.-2019.pdf

[1] L’Express. (2010). Les 10 points clefs du Maroc. Récupéré de  https://www.lexpress.fr/monde/afrique/les-10-points-clefs-du-maroc_1380353.html

[1] Pour les détails les plus diverse, de la conférence, voir le document, avec abondante information « Chronique de la Conférence », MEE, TR XX/38, Caisse 334.

[1] Julien, Charles-André. (1978). Le Maroc face aux impérialismes : 1415-1956. Paris : Éditions J. A.

[1] Abitbol, M. (2014). La société marocaine à l’épreuve du premier choc européen (1856-1878). Histoire du Maroc. (p. 323-366). Perrin. Récupéré de https://shs.cairn.info/histoire-du-maroc–9782262038168-page-323?lang=fr.

[1] Chez les Rifains aghrîb, l’autre, l’étranger, le voyageur, etc. ne bénéficie pas seulement de la protection du clan ou de la tribu, mais aussi du droit d’habitation et de vie sur son territoire. Cela fait partie du code de l’honneur de chaque entité clanique et tribale que les bardes chantent durant les festivités tels les mariages les circoncisions et les baptêmes.

[1] Alaoui, Hassan (Hassan II). (1976). Le Défi. Paris : Albin Michel.

[1] L’Initiative Atlantique, initiée par le Maroc, vise à renforcer le développement des pays du Sahel en favorisant leur appropriation du processus de développement. Cette initiative reflète la vision du Roi Mohammed VI d’améliorer l’accès et l’action collective parmi les nations africaines de l’Atlantique.

Cf. Machrouh, Jamal. (2024). L’Afrique atlantique : une réflexion autour des indispensables leviers d’action. Policy Center for the New South, Policy Brief, 15(24). Récupéré de https://www.policycenter.ma/sites/default/files/2024-05/PB_15-24_Jamal%20MachrouhV2%20.pdf

[1] Le gazoduc de 5 600 kilomètres devrait couvrir 16 pays – dont la plupart se trouvent le long de la côte atlantique. Il sera également connecté au gazoduc Maroc-Europe et au réseau gazier européen. Le gazoduc vise à bénéficier à plus de 340 millions de personnes, le Maroc hébergeant 1 672 kilomètres du tracé.

Cf. Tilouine, Joan. (2017, 17 mai). Gazoduc Maroc-Nigeria : l’avenir de l’Afrique de l’Ouest ou chimère ?  Le Monde.fr. Récupéréde https://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/05/17/gazoduc-maroc-nigeria-l-avenir-de-l-afrique-de-l-ouest-ou-chimere_5129337_3212.html

[1] B., Safia. (2022).  Hassan II et la métaphore de l’arbre : reflet de l’identité plurielle du Maroc. Dune. Récupéré de https://www.dunemagazine.net/articles/hassan-ii-et-la-metaphore-de-larbre

[1] Chtatou, Mohamed. (2024). ‘Convivencia’, What Is It All About? – Analysis. Eurasia Review. Récupéré de https://www.eurasiareview.com/29072024-convivencia-what-is-it-all-about-analysis/

[1] L’« esprit de Cordoue » fait référence au riche patrimoine culturel, historique et intellectuel de Cordoue, en Espagne, qui était autrefois un important centre d’apprentissage et d’échanges multiculturels pendant l’âge d’or islamique. Ce thème est souvent exploré à travers diverses formes d’art, d’architecture et d’éducation, soulignant les contributions de la ville à la philosophie, aux sciences et aux arts.

[1] Chtatou, Mohamed. (2024). Rekindling The ‘Spirit of Cordoba’ – Analysis. Eurasia Review. Récupéré de https://www.eurasiareview.com/03092024-rekindling-the-spirit-of-cordoba-analysis/

[1] Chtatou, Mohamed. (2020). Les Maîtres Musiciens Jajouka du Rif Occidental : Tradition Millénaire Amazighe sans Pareil. Akal Press. Recupéré de https://fr.akalpress.com/5493-les-maitres-musiciens-jajouka-du-rif/

[1] Jahjouka désigne un village du Maroc où vivent les maîtres musiciens de Jahjouka/Jajouka, un groupe de musique traditionnelle masculine connu pour ses performances uniques qui mêlent musique, transe et pratiques religieuses. Leur tradition a une importance culturelle significative et a été documentée dans plusieurs travaux académiques.

[1] Chtatou, Mohamed. (1986). The Magical World of the Master Musicians of Jahjouka.  In BRISMES Proceedings of the 1986 Conference on Middle Eastern Studies, L.D. Lanthan(ed.). Oxford : British Society of Middle Eastern Studies.

[1] Jnoun, pl. jenn : esprits malfaisants dans la tradition culturelle orale et populaire marocaine.

[1] Radi, S. (2013). Chapitre II. Les djinns. In Surnaturel et société (1‑). Rabat : Centre Jacques-Berque. https://doi.org/10.4000/books.cjb.482

[1] Andézian, Sossie. (2000). Des formes sensibles de la religion. Dire la transe en islam mystique De l’expérience au langage autorisé. Varia, 111, 25-40. https://doi.org/10.4000/assr.20219

[1] Ghaiatas, pl. ghaiat : joueur d’instrument à musique à air communément appelé ghaita.

[1] S. Davis, S. (1993).  Jajouka Rolling Stone : a Fable of Gods and Heroes. New York : Random House.

Dans ce roman il narre la visite d’un journaliste de National Geographic à Jahjouka et ses efforts de publier un article sur leur musique et mode de vie. Il y parle aussi du développement de la carrière internationale de ce groupe : visite de Brian Jones et enregistrement avec Randy Weston. Il parle aussi de la tradition musicale et théâtrale Jahjouka, l’influence romaine, la boujloudia, le décret royal instituant le groupe officiellement, les perpétuelles visites des musiciens étrangers, l’homosexualité, la marijuana. Il achève cet ouvrage sur des interviews avec les multiples « movers » des Jahjouka : Brion Gysin, William Burroughs, Paul Bowles, Keith Richards et Mick Jagger.

[1] Pan est une divinité de la mythologie grecque connue comme le dieu de la nature, des bergers et des troupeaux. Il incarne la musique rustique, souvent jouée sur sa flûte de Pan, et est souvent représenté comme une créature mi-homme, mi-chèvre. Pan est également associé à la fertilité et est considéré comme le compagnon des nymphes.

Cf.  Borgeaud, Philippe. (1979). Recherches sur le dieu Pan (p. 16). Rome : Institut suisse, Droz diffuseur, Bibliotheca Helvetica Romana XVII.

[1] Denis, Jacques. (2020). The Master Musicians of Jajouka, transe générationnelle. Libération. Récupéré de https://www.liberation.fr/musique/2020/05/26/the-master-musicians-of-jajouka-transe-generationnelle_1789468/

[1] Williams, R. (1973, 17 Mars). Ornette and the Pipes of Jahjouka. Melody Maker, 22.

[1] ‘’The Sheltering Sky/Thé au Sahara’’ est un film dramatique de 1990 réalisé par Bernardo Bertolucci, avec Debra Winger et John Malkovich. Il est basé sur le roman éponyme de 1949 et suit un couple d’Américains qui se rend en Afrique du Nord pour tenter de revitaliser leur relation, mais leurs efforts semblent vains au fur et à mesure que le voyage se déroule. 

[1] Schuyler, P. D. The Master Musicians of Jahjouka. Natural History, 92(10), 60-69.

[1] Sabin, K. (2000). Moroccan Music: The « Foreign » and the « Familiar » : an Annotated Bibliography and Discography, term paper for Popular Culture in the Middle East (SOCIO 470). Récupéré de http://users.ox.ac.uk/~sant1114/MoroccanMusic.htm #Jahjouka    

[1] Gharbi, Mishka. (2024). Agadir. Le carnaval « Biyelmawn », porte-drapeau du patrimoine amazigh. Le Courrier de l’Atlas. Récupéré de https://www.lecourrierdelatlas.com/agadir-le-carnaval-biyelmawn-porte-drapeau-du-patrimoine-amazigh/

[1] Delhaye, Eric. (2016). Au Maroc, le village de Jajouka abrite le plus vieux groupe de rock du monde. Télérama. Récupéré de https://www.telerama.fr/sortir/au-maroc-le-village-de-jajouka-abrite-le-plus-vieux-groupe-de-rock-du-monde,147163.php

[1]

‘’Caesar:

Calpurnia !

Calpurnia :

Here, my Lord

Caesar :

Stand you directly in Antonius way,

When he doth run his course. Antonius !

Antony :

Caesar, my Lord ?

Caesar :

Forget not in your speed, Antonius

To touch Calpurnia ; for our elderly say,

The barren, touched in the holy chase

Shake off their sterile.’’

[César :

Calpurnia !

Calpurnia :

Ici, mon Seigneur

César :

Place-toi directement sur le chemin d’Antonius,

Quand il aura terminé sa course. Antonius !

Antoine :

César, mon Seigneur ?

César :

N’oublie pas dans ta vitesse, Antonius

De toucher Calpurnia ; car nos vieux disent,

Les stériles, touchés dans la sainte chasse

Se débarrassent de leur stérilité.] [1] Boukous, Ahmed. (2007). Ecologie de l’enseignement des langues étrangères. Revue marocaine de l’éducation et de la formation, 3, 29-39.

[1] Benzakour, Fouzia. (2007). Langue française et langues locales en terre marocaine : rapports de force et reconstructions identitaires. Hérodote,126, 45-56.

[1] Messaoudi, Leila (2007b). L’économie des langues. Revue attarbiya wattakwin, 3, 112-124.

[1] Porch, D. (1983). The Conquest of Morocco (p. 14). New york: Alfred Knopf. Dans cet ouvrage fort intéressant l’auteur décrit la ville de Tanger au début du 20-ème siècle.

[1] Halqa: théâtre musical des rues, marchés  et places publiques.

[1] Laroui, Fouad. (2011). Le Drame linguistique marocain. Léchelle : Zellige, coll. « Essai.

[1] Allali, Brahim. (2016). Culture et gestion au Maroc. ADM 3012. Récupéré de https://adm3012-plongees.teluq.ca/teluqDownload.php?file=2016/09/chapVI_3.pdf

[1] Chtatou. Mohamed. (1982). Aspects of the Phonology of the Berber Dialect of the Rif (p. 82). Thèse de Doctorat non-publiée, SOAS, Université de Londres.

Cf. also : Chtatou, Mohamed. (1997). Central-Eastern Europe and the Mediterranean Region: Similarities and Differences (p. 4). Athens: Halki International Seminars 1997 (Occasional Papers. OP97.10).

[1] Chtatou, Mohamed. (1994). Language Policy in Morocco. Morocco: Occasional Papers 1, 43-62.

[1] Ibid

[1] Zamane. (2020). Melting-pot marocain. Récupéré de https://zamane.ma/melting-pot-marocain-zamane/

[1] Chtatou, Mohamed. (2014). Morocco: A True Melting Pot. Morocco World News. Récupéré de https://www.moroccoworldnews.com/2014/11/144295/morocco-a-true-melting-pot

[1] D’ailleurs lorsque les islamistes prônent, avec force, dans leur jargon idéologique la réislamisation de la société, l’un de leurs multiples buts n’est autre que débarrasser la société musulmane des “souillures” de la civilisation occidentale telles les pratiques païennes et chrétiennes qui sont devenues des fêtes à coloration purement commerciales mais décadentes.

[1] UNESCO. (2019). Gnaoua. Patrimoine Culturel Immatériel. Récupéré de https://ich.unesco.org/fr/RL/gnaoua-01170#:~:text=Le%20terme%20gnaoua%20se%20rapporte,profane%20se%20m%C3%AAle%20au%20sacr%C3%A9.

[1] Chlyeh, Abdelhafid. (). Les Gnaoua du Maroc. Itinéraires initiatiques, transe et possession. Casablanca : Le Fennec.

[1] Paul Bowles, Produced by Richard Horowitz and Bill Laswell. Axiom/ Island Records, 314-510 147-2, 1990. Paul Bowles cet écrivain américain, qui a vécu durant le siècle dernier à Tanger s’est beaucoup intéressé aux gnaoua et à leur musique. Il parle de leurs origines africaines, de leur esclavage et de leur musique aux propriétés prophylactiques et thérapeutiques

[1] Saoury, Fouad. (2023). Festival gnaoua au delà de la musique la symbolique des couleurs. Le Desk. https://ledesk.ma/culture/festival-gnaoua-au-dela-de-la-musique-la-symbolique-des-couleurs/  

[1] Didi, Abdeljalil. (2019). Khamlia, le village marocain qui vit aux rythmes de la musique gnaoua. SudEstMaroc. Récupéré de https://sudestmaroc.com/khamlia-le-village-marocain-qui-vit-aux-rythmes-de-la-musique-gnaoua/

[1] Rouget, Gilbert. (1980). La musique et la transe. Esquisse d’une théorie générale des relations de la musique et de la possession. Paris : Gallimard.

[1] Hudson, Mark. (2000, 4 mars). Arts and Books Features: The Home of trance and Dance from Paul Bowles to the Rolling Stones and Modern Club DJs: the Mysterious Musical Life of North Africa has Long Fascinated Western Writers and Musicians. Mark Hudson Travels to Marrakesh, Casablanca and Deep into the Night in Search of the Authentic Sound of Rai. The Daily Telegraph. Cet article a été rédigé en prévision d’une série de concerts de musique nord-africaine à Londres. L’auteur y traite de sa visite à Casablanca et Marrakech ou il découvre et participe à une lîla des gnaoua et fait connaissance avec le riche répertoire de la musique marocaine.

[1] Norman, Lulu. (1998, 30 mai). Travel Agenda: The Original Trance Dance; This Week a Spiritual Blues Festival Beguins at Essaouira in Southern Morocco. The Independent. L’article en couverture parle de la montée en puissance de la World Music dans le domaine artistique et l’intérêt que les mélomanes commencent à porter à ce genre de musique. Après, l’article traite du Festival d’Essaouira et la journaliste compare la musique des gnaoua à celle des Blues aux Etats Unis, sachant que les deux genres sont joués par des descendants d’anciens esclaves. La journaliste s’intéresse aussi à des cérémonies de transe et d’exorcismes lîla conduites et orchestrées par des femmes prêtresses.

[1] Ghouti, S. (2005). L’univers symbolique et initiatique des Gnaoua d’Essaouira (Doctoral dissertation, Paris 1).

[1] Bensignor, F. (2021). Le Maroc transcende ses traditions. Hommes & Migrations1333(2), 210-216.

[1] Miller, J. A. (1997). [Review of Morocco, Body and Soul Series Part 1: Vibrations in the High Atlas Part 2: Nuptials in the Middle Atlas Gnaouas Malhoune, by I. Genini & L. Rigaut]. Middle East Studies Association Bulletin, 31(2), 199-201. http://www.jstor.org/stable/23061464

[1] Dhingra, Dolly. (1993, 25 Novembre). Healing Groovy; the Gnawa Heal Spiritual Wounds by a Combination of Chanting, Dancing and Honey Sprinkling. Dolly Dhingra Lived the Experience. Rev. of performance by Regragui Cherif, et al. Somerset College of Arts and Technology, Taunton. The Independent. La journaliste décrit dans cet article une cérémonie de la derdba des gnaoua dans le théâtre d’une université londonienne. Elle y parle aussi de leurs origines, de leurs pouvoirs thérapeutiques, des scènes d’exorcisme pratiquées durant la cérémonie et de leurs danses et chants pour appeler les melks, esprits malveillants.

[1] Chlyeh, A. (2000). La transe. Rabat : Marsam Editions.

[1] شومان, أ. مسعود, بركة, أ. د. سعد, درويش, & أ. د. سلوى. (2024). أشكال الزي ووظيفته ودلالاته الرمزية عند گناوة: دراسة ميدانية في الأنثروبولوجيا الثقافية. مجلة الدراسات الأفريقية46(3), 309-358.‎

[1] Bouachrine, F.-Z ; & Khalil, J. (2022). Etude sur les gnaouas sous une perspective de genre. Revue économie et société, juin 2022, 19-37. Récupéré de https://journals.sms-institute.com/wp-content/uploads/2022/07/2.-BOUACHRINE-KHALIL.pdf

[1] Guichard, P., & Menjot, D. (éds.). (2000). 59. La bataille de Las Navas de Tolosa (1212) (P. Buresi & D. Menjot, trad.). In Pays d’Islam et monde latin (1‑). Lyon : Presses universitaires de Lyon. https://doi.org/10.4000/books.pul.21126

[1] Kamen, Henry (1998). The Spanish Inquisition: a Historical Revision. New Haven, Connecticut : Yale University Press.

[1] Chtatou, Mohamed. (2019). Expulsion of Sephardic Jews from Spain in 1492 and Their Relocation and Success in Morocco – Analysis. Eurasia Review. Récupéré de https://www.eurasiareview.com/05092019-expulsion-of-sephardic-jews-from-spain-in-1492-and-their-relocation-and-success-in-morocco-analysis/

[1] Ghazali, Maria. (2004). Marginalisation et exclusion des minorités religieuses en Espagne : Juifs et Maures en Castille à la fin du Moyen-Age. Cahiers de la Méditerranée, 69. Récupéré de http://journals.openedition.org/cdlm/781;  DOI: https://doi.org/10.4000/cdlm.781

[1] Baloup, D. (2023). Conclusion. L’expulsion des minorités religieuses : un aboutissement ? La Reconquête – Un projet politique entre chrétienté et Islam Un projet politique entre chrétienté et Islam. (p. 154 -160). Paris : Armand Colin. https://shs.cairn.info/la-reconquete–9782200632625-page-154?lang=fr.

[1] Suárez Fernández, Luis (2012). La expulsión de los judíos. Un problema europeo. Barcelona: Ariel.

[1] La musique andalouse puise ses racines dans l’héritage culturel d’Al-Andalus, combinant diverses traditions musicales des communautés arabe, juive et berbère. L’une des formes les plus connues de cette musique est « al-Âla », particulièrement cultivé dans des régions telles que Tétouan. Ce style se caractérise par un répertoire structuré qui comprend des ouvertures instrumentales et des formes poétiques comme le Muwashshah, qui se compose de cinq sections aux rythmes différents.

[1] Chaachoo, Amin. (2016). La musique hispano arabe, Al ala. Paris: édition L’Harmattan.

[1] Chtatou, Mohamed. (2022). Jewish Music and Singing in Morocco – Analysis. Eurasia Review. Récupéré de

https://www.eurasiareview.com/01092022-jewish-music-and-singing-in-morocco-analysis
[1] Vincent, Bernard. (2013). Convertir ou expulser ? Les musulmans d’Espagne au XVe siècle. La Vie des Idées. Récupéré de https://laviedesidees.fr/Convertir-ou-expulser-2212

[1] Chtatou, Mohamed. (2022). The Mellah of Fez. Abode of Moroccan Jews and Center of Their Activities. Sephardic Horizons, 13(1). https://www.sephardichorizons.org/Volume13/Issue1/Chtatou.html  

[1] Les marchands itinérants juifs ont toujours joué un rôle important dans le commerce marocain, en particulier dans les zones rurales et les montagnes de l’Atlas. Au milieu du XXe siècle, ces marchands étaient courants, comme l’illustrent les photographies de l’époque montrant des commerçants juifs opérant dans ces régions.

Cf. Benbijja, Khalid. (2002). La vie économique et politique des Juifs au Maroc de la fin du 18e siècle à l’instauration du protectorat français 1912. Thèse de Doctorat, Paris 8.

[1] Geertz, Clifford; Geertz, Hildred; & Rosen, Lawrence. (1979). Meaning and Order in Moroccan Society. New York: Cambridge University Press.

[1] Chtatou, Mohamed. (2023). The History of The Jews of Sefrou– Analysis. Eurasia Review. Récupéré de https://www.eurasiareview.com/25012023-the-history-of-the-jews-of-sefrou-analysis/

[1] Le Mellah de Sefrou occupait la moitié de la médina et en 1948 sa population totale était de 5000 (la densité était l’une des plus élevées au monde). Sefrou abrite les tombes de plusieurs saints juifs tels : Moshe Elbaz, Le Maître de la Grotte, Eliahou Harroch et David Arazil. La ville de Sefrou avait le surnom de la Petite Jerusalem en raison de sa grande densité juive et sa vie religieuse très développée. Au lendemain de l’indépendance du Maroc, un rabbin de Sefrou fût élu au parlement marocain.

[1] Geertz, Clifford; Geertz, Hildred; & Rosen, Lawrence. (1979). Op. cit. , p.. 164 (note 23).

[1] Halpérin, V. (1952). STRUCTURE ET PERSPECTIVES DE LA POPULATION JUIVE EN AFRIQUE DU NORD. Politique Étrangère, 17(1), 467-476. http://www.jstor.org/stable/42709084

[1] Geertz, Clifford; Geertz, Hildred; & Rosen, Lawrence. (1979). Op. cit., p. 170 (note 23).

[1] Chtatou, Mohamed. (2021). Sefrou, la « Petite Jérusalem » marocaine. Hespress. Récupéré de https://fr.hespress.com/240467-sefrou-la-petite-jerusalem-marocaine.html

[1] Geertz, Clifford; Geertz, Hildred; & Rosen, Lawrence. (1979). Op. cit. P. 165 (note 23).

[1] Chtatou, Mohamed. (2020). Existence of A Veneration, Manifest of The Jewish Saints by Muslims And Muslim Saints by Jews In Morocco. New Age Islam. Récupéré de https://www.newageislam.com/interfaith-dialogue/dr-mohamed-chtatou/existence-of-a-veneration-manifest-of-the-jewish-saints-by-muslims-and-muslim-saints-by-jews-in-morocco/d/121525

[1] Stillman, Norman A. (1973). The Sefrou Remnant. Jewish Social Studies, 35(¾), 256-258.

[1] Chtatou, Mohamed. (2023). Croisements interreligieux des musulmans et des juifs au Maroc. Monde Amazigh. Récupéré de https://amadalamazigh.press.ma/fr/croisements-interreligieux-des-musulmans-et-des-juifs-au-maroc/

[1] Jackson, J. G. (1814 (reprinted 1968)). An Account of the Empire of Morocco. London : Frank Cass.

[1] Ibid, p. 165.

[1] M. Chtatou, Mohamed. (1996). Tangier as seen Through Foreign Eyes. The Journal of north African Studies, 1(3), 266-278.

[1] Leared, E. (1876 (reprinted 1985)). Morocco and the Moors (pp. 4-11). London: Darf Publishing.

[1] Schickler, M. F. (1991). Quelques Jours au Maroc: Notes de Voyage.  Maroc-Europe, 1. Rabat: Editions de la Porte.

[1] Tujjār as-Sultān, meaning « Merchants of the Sultan, » refers to an elite group of official Jewish merchants in the service of the Sultan of Morocco. They played a significant role in enhancing the sultan’s commercial interests, particularly in foreign trade, during various periods, notably emphasized in the early 19th century with figures like Meir Macnin.

Cf. Abitbol, Michel. (1998). Les commerçants du Roi : Tujjār al-sultan : une élite économique judéo-marocaine au XIXe siècle : lettres du Makhzen, traduites et annotées. Paris : Maisoneuve et Larose.

[1] El Mansour, M. (1990). Morocco in the Reign of Mawlay Sulayman (p. 45). Wisbech: Menas Press.

[1]Porch, D. (1983). Op. cit., note (11), p. 21.

[1] Mazel, Jean. (1950). Maroc Royaume aux Mille Soleils. Paris : Robert Laffont.

[1] Madji, Yassine. (2024). Un président à Rabat : au royaume des mille royaumes. Telquel. Retrieved from https://telquel.ma/2024/11/01/un-president-a-rabat-au-royaume-des-mille-royaumes_1902415

[1] Chtatou, Mohamed. (1994). Op. cit.

[1] Laroui F. (2011). Le Drame linguistique marocain. Casablanca : Le Fennec.

[1] Chtatou, Mohamed. (1994). Op. cit., note (15).

[1] Alalou, Ali. (2023). The Sociolinguistic Situation in North Africa: Recognizing and Institutionalizing Tamazight and New Challenges. Annual Reviews, 9, 155-170. Récupéré dehttps://doi.org/10.1146/annurev-linguistics-030521-054916

[1] Chtatou, Mohamed. (1997). The influence of the Berber language on Moroccan Arabic. Int. J. Sociol. Lang.,123, 101–118.

[1] Ennaji M. (2005). Multilingualism, cultural identity, and education in Morocco. New York: Springer Science & Business Media, Inc.

[1] Ziamari, K., & De Ruiter, J. (2015). Les langues au Maroc : réalités, changements et évolutions linguistiques. In B. Dupret, Z. Rhani, A. Boutaleb, & J.-N. Ferrié (éds.), Le Maroc au présent (1‑). Rabat : Centre Jacques-Berque. https://doi.org/10.4000/books.cjb.1068 

[1] Alalou, Ali. (2023). Op. cit.

[1] De Ruiter, J.J. (2006). Les Jeunes Marocains et leurs langues. Paris : l’Harmattan.

[1] Chtatou, Mohamed. (1996). Saints and Spirits and their Significance in Moroccan Cultural Beliefs and Practices: An Analysis of Westermarck’s work. Morocco, 1, 62-84.

[1] Malinowski, Bronislzw. (1926). Introduction. In E. Westermarck, Ritual and Belief in Morocco, 2 vols. London: Macmillan.

[1] Chtatou, Mohamed. (2017). The linguistic and Cultural Schizophrenia of Morocco. Amazon e-book.

Le terme « schizophrénie linguistique » dans le contexte du Maroc fait référence à l’interaction complexe de plusieurs langues et dialectes au sein de la société marocaine. Cet ebook examine ce phénomène, illustrant la manière dont les Marocains naviguent entre diverses identités linguistiques, ce qui conduit souvent à une expérience culturelle fragmentée. Cette situation peut refléter des questions plus larges d’identité et d’expression culturelle dans une société multilingue.

Cf. aussi Chtatou, Mohamed. (2017). The linguistic and cultural schizophrenia of Morocco. Morocco World News. Récupéré de https://www.moroccoworldnews.com/2017/07/223513/linguistic-cultural-schizophrenia-morocco

[1] Ennaji, M. (2005) Multilingualism, Cultural Identity, and Gender in Morocco. New York : Springer.

[1] Ennaji, M. (2009). Multiculturalisme, genre et participation politique au Maroc. Diogène, 225(1), 55-69. https://doi.org/10.3917/dio.225.0055.

[1] El Azhar, Samir. (ed.). (2020). Plural Morocco. Multiculturalism and Identity. Casablanca: Faculty of Letters and Humanities Ben M’sik, Hassan II University of Casablanca. Ben M’sik Community Museum Journal, 3. Récupéré de https://bmcm.flbenmsik.ma/wp-content/uploads/2020/09/1-136.pdf

[1] La Fondation Mohammed VI des Oulémas Africains. (2019). Le multiculturalisme au Maroc. Récupéré de https://www.fm6oa.org/fr/le-multiculturalisme-au-maroc/

[1] Royaume du Maroc. (2011). La constitution, édition 2011. Récupéré de http://www.sgg.gov.ma/Portals/0/constitution/constitution_2011_Fr.pdf

‘’Etat musulman souverain, attaché à son unité nationale et à son intégrité territoriale, le Royaume du Maroc entend préserver, dans sa plénitude et sa diversité, son identité nationale une et indivisible. Son unité, forgée par la convergence de ses composantes arabo-islamique, amazighe et saharo-hassanie, s’est nourrie et enrichie de ses affluents africain, andalou, hébraïque et méditerranéen. La prééminence accordée à la religion musulmane dans ce référentiel national va de pair avec l’attachement du peuple marocain aux valeurs d’ouverture, de modération, de tolérance et de dialogue pour la compréhension mutuelle entre toutes les cultures et les civilisations du monde.’’

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