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Toufiq présente l’avis du Conseil Supérieur des Oulémas sur le Code de la famille

Le ministre des Habous et des Affaires islamiques, Ahmed Toufiq, a présenté les données relatives à l’avis légal soumis par le Conseil Supérieur des Oulémas à la Haute appréciation de SM le Roi, Amir Al Mouminine, à ce sujet.
Il a expliqué que la Commission chargée de la Fatwa a répondu favorablement à dix des questions légales liées au Code de la famille, à savoir l’âge de mariage, la présence de deux témoins musulmans, la représentation légale commune, la considération du travail au foyer comme une contribution au patrimoine de l’époux, l’obligation, par acte, de la Nafaqa au profit de l’épouse, le droit viager au logement pour l’époux encore vivant, l’état des dettes des deux époux en relation avec les biens acquis, le maintien de la garde en cas de remariage de l’épouse, la Mout’â pour la femme qui demande le divorce, et l’égalité en matière de droit au testament entre les descendants petits-fils et petites-filles à l’infini.
Le ministre a, en outre, évoqué trois questions auxquelles la Commission a apporté des solutions alternatives, en conformité avec la Charia, répondant à l’objectif escompté et qu’il convient de retenir, à savoir la filiation de l’enfant fruit d’adultère, le testament pour un héritier s’il n’est pas accepté par les autres héritiers, l’abrogation du Taâsib au cas où seules des filles héritent sans fils.
Il a également cité deux questions à propos desquelles la Commission a présenté deux solutions alternatives conformes à la Charia et servant l’objectif souhaité, au sujet desquelles le Souverain décidera en vue de garantir la Maslaha (Intérêt), à savoir la successibilité entre époux de religion différente et la successibilité entre la personne assurant la Kafala et celle soumise à la kafala, en plus d’une question dont l’avis de la Commission ne peut être dépassé que par une décision du Souverain compte tenu de la Maslaha, en l’occurrence l’inclusion de la condition d’acceptation par la première épouse de la polygamie, ainsi que l’article 400 stipulant le recours au rite malékite comme référence.
Il a souligné que le champ de l’Ijtihad est limité aux sujets pour lesquels il n’existe pas de texte coranique et de la Sounna et qui ne font pas l’objet de consensus, ajoutant que l’Ijtihad pour les Oulémas du Royaume a pour fondements la prise en considération de la “Maslaha absolue” et le respect en premier lieu du rite malékite.

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