Wilson et Panetta introduisent une proposition bipartisane pour classer le Polisario comme organisation terroriste

Dans une initiative sans précédent, les représentants américains Joe Wilson (R-SC) et Jimmy Panetta (D-CA) ont déposé à la Chambre des représentants le projet de loi H.R.4119, officiellement intitulé « Polisario Front Terrorist Designation Act ».
Dans une initiative sans précédent, les représentants américains Joe Wilson (R-SC) et Jimmy Panetta (D-CA) ont déposé à la Chambre des représentants le projet de loi H.R.4119, officiellement intitulé « Polisario Front Terrorist Designation Act ».
Le texte appelle le Département d’État à inscrire le Front Polisario sur la liste des organisations terroristes étrangères (FTO), citant ses connexions avec l’Iran, le Hezbollah et d’autres entités à visée déstabilisatrice.
L’initiative revêt une portée géopolitique majeure. Elle réaffirme le soutien des États-Unis à la souveraineté marocaine sur le Sahara et s’inscrit dans la continuité de la reconnaissance officielle par l’administration Trump en 2020, consolidée depuis par les efforts constants de la diplomatie marocaine.
Un texte fondé sur le droit américain et les faits sécuritaires
Aux termes de la loi américaine (8 U.S.C. § 1189), une organisation peut être désignée FTO si elle est étrangère, implique des activités terroristes et menace la sécurité nationale des États-Unis. Le projet Wilson-Panetta décrit le Polisario comme une milice marxiste armée, opérant depuis les camps de Tindouf en Algérie, accusée de collaborer avec le Hezbollah, d’avoir reçu des drones iraniens, et d’être liée à des réseaux terroristes au Sahel.
Les partisans du texte soulignent que le Polisario remplit l’ensemble des critères définis par la loi, ce qui rend la demande juridiquement fondée. En cas d’adoption, le classement FTO impliquerait des sanctions financières, le gel des avoirs, des poursuites pour soutien matériel et une pression accrue sur ses soutiens étrangers.
Le Maroc : un pôle de stabilité et de modernité en Afrique
La proposition américaine vient saluer la politique étrangère proactive du Maroc, fondée sur la coopération, le dialogue et la sécurité. Rabat a su se positionner comme un partenaire incontournable dans la lutte contre le terrorisme, la stabilisation du Sahel, et le dialogue interreligieux.
Le Royaume est aujourd’hui reconnu pour son leadership dans les questions de migration, de développement durable et de diplomatie climatique. Sous l’impulsion de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, le Maroc a également réussi à réintégrer l’Union africaine, à signer des accords de libre-échange innovants, et à jouer un rôle de médiateur discret mais efficace dans plusieurs crises régionales.
Vers une diplomatie plus assumée des États-Unis au Maghreb ?
Avec ce projet de loi, le Congrès américain envoie un signal fort : le temps de l’équidistance entre Rabat et les revendications séparatistes semble révolu. L’intégrité territoriale du Maroc, garant de la stabilité en Afrique du Nord, devient un axe clair de la politique étrangère de Washington.
Ce texte pourrait inaugurer une nouvelle phase de la relation maroco-américaine, fondée sur une convergence stratégique face aux défis sécuritaires du XXIe siècle. Il consacre également une réalité irréfutable : la marocanité du Sahara n’est plus une thèse à défendre, mais un fait consolidé par le droit, la légitimité historique et l’efficacité diplomatique de Sa Majesté le Roi Mohammed VI.
Souhail Benkaddour



