Actualitésslider

Hommage à Edmond Amran El Maleh au Festival du Livre de Paris

Lors du Festival du livre de Paris 2025, un vibrant hommage a été rendu à l’écrivain marocain Edmond Amran El Maleh au Grand Palais, dans le cadre du programme « Lettres du Maroc ».
La rencontre, modérée par Driss Khrouz président de la fondation Edmond Amran El Maleh a réuni amis du défunt et fins connaisseurs de son œuvre prolifique, dont le Conseiller du Roi et président fondateur de l’Association Essaouira-Mogador, André Azoulay, l’universitaire Mohamed Tozy, ainsi que l’auteur et réalisatrice de documentaire Simone Bitton.
Considéré comme un intellectuel hors normes, il a su mêler engagement politique, amour de la culture marocaine et passion pour les arts plastiques. Ses écrits, souvent fragmentés et puissants, traduisent une quête d’identité, de justice et de beauté. Azoulay a rappelé son rôle essentiel dans la promotion des arts marocains contemporains et son attachement à Essaouira et au judaïsme marocain éclairé.
Simone Bitton a évoqué son passage tardif à l’écriture littéraire, après une vie d’engagement politique, soulignant la richesse et la diversité de ses textes. La rencontre a aussi mis en lumière l’aspect mystique de son œuvre et l’importance de sa contribution à l’art et à la pensée au Maroc.
Le public a salué la réédition de ses œuvres par la fondation qui porte son nom, dans un festival où le Maroc, invité d’honneur, propose une programmation riche autour de la littérature et de la mer.

Hajj Edmond, comme l’appelaient ses voisins et amis, était un fervent opposant au sionisme. Il s’est farouchement opposé à la déportation de milliers de Juifs marocains vers Israël au milieu des années 1960, déclarant clairement : « Je ne connais pas de pays appelé Israël ». Il a soutenu la cause du peuple palestinien et sa résistance à l’occupation israélienne. Il a défendu la cause du peuple palestinien et sa résistance à l’occupation israélienne, et a publié une déclaration sur le massacre de Jénine en 2004, intitulée « J’accuse », dans laquelle il condamne la brutalité israélienne.
Il est né le 30 mars 1917 dans la petite ville côtière tranquille de Safi, surplombant l’océan Atlantique, et est décédé le 15 novembre 2010 à Rabat.
Omran Elmaleh a recommandé que son corps soit enterré à Essaouira, la ville où il a grandi et où il a écrit la plupart de ses œuvres littéraires, qui ont été traduites dans plusieurs langues.
Issu d’une ancienne famille juive célèbre à Essaouira, il est d’origine amazighe et appartient à la tribu des Ait Amrane du Sud Atlas.

Source: MAP – Wikipédia

Articles similaires

Laisser un commentaire

Bouton retour en haut de la page