
Le président du Conseil régional des ouléma de l’Oriental, Mustapha Benhamza, a souligné l’importance de la science et du savoir, ainsi que la nécessité de valoriser les érudits au sein de la société. Lors de la séance d’ouverture du colloque en l’honneur du professeur Ahmed Shahlan, organisé par le Centre d’études et de recherches humaines et sociales d’Oujda le mardi 30 décembre 2025, il a fait remarquer que de tels rassemblements universitaires offrent de précieuses opportunités de communication, de mentorat et de renforcement des liens entre les chercheurs. Il a insisté sur l’importance de s’intéresser à l’histoire des érudits, à leurs biographies et à leurs qualités, en les considérant comme une composante essentielle du patrimoine de la civilisation arabe et islamique.
Dans son discours, il a déclaré : « Quel bonheur de pouvoir accomplir ce que nous faisons de si fondamental ! Au sein de ce rassemblement enrichissant et important, nous discutons de sens, de personnes et de réalisations – chose rare à une époque marquée par la division, la fragmentation et le manque de reconnaissance, au lieu de l’unité. »
Il a expliqué que le professeur Ahmed Shahlan avait permis de rencontrer des professeurs, dont certains avaient fait le déplacement depuis Marrakech et Casablanca jusqu’à Oujda. Il considérait ce type d’échanges universitaires comme une rareté dans nos universités qui, selon lui, se préoccupaient davantage des divergences que des points communs, engendrant ainsi un éloignement plutôt qu’un rapprochement.
Il ajouta que la ville d’Oujda accueillait autrefois de nombreux colloques universitaires à la Faculté des Lettres, réunissant un grand nombre de professeurs et de chercheurs. Ces colloques offraient une véritable opportunité d’apprentissage, d’acquisition de connaissances, de création de réseaux et de renforcement des liens académiques. Il souligna que nombre de professeurs et de chercheurs s’étaient fait connaître grâce à leurs visites dans la ville, permettant ainsi aux jeunes de la région de les rencontrer et de bénéficier de leur expertise.
À ce propos, il mentionna d’éminents érudits tels que Dr Aisha Abd al-Rahman (Bint al-Shati), cheikh Makki al-Nasiri et cheikh Muhammad Al-Manuni, expliquant que tant que ces érudits résidaient dans leurs villes respectives, de tels colloques, qu’il conviendrait d’envisager et d’organiser, demeuraient essentiels au développement culturel de la nation.
Mustafa Benhamza a souligné que la culture et le savoir doivent demeurer les caractéristiques fondamentales de la nation, critiquant ce qu’il a qualifié de naïveté consistant à remettre en question l’existence de la plus ancienne université du monde, comme si l’existence de l’université Al-Qarawiyyin était niée. Il a fait remarquer que certaines réponses à ce sujet sont entachées de manipulation, d’erreur ou d’écart par rapport à la vérité.
Il a conclu en insistant sur la nécessité constante de préserver ce patrimoine scientifique et culturel et de le défendre grâce à la participation d’un groupe restreint de professeurs éminents, compte tenu de leur réputation scientifique et de leur influence intellectuelle majeure dans le domaine culturel.



