11 Septembre : Vers une Reconnaissance Officielle comme Fête Nationale

En ce jour, le 11 septembre 1953, Alaâl Ben Abdallah a mené une opération de martyr rare dans l’histoire. Il était sans aucun doute conscient que sa tentative d’assassinat contre le sultan imposteur Mohammed Ben Arafa le mènerait au sort des martyrs, auprès de leur Seigneur. Il a pris cette décision seul, sans soutien, sans consulter personne et sans coordonner avec aucune partie.
Il a ressenti une forte nationalité au fond de lui, alors il a immédiatement agi sans hésitation, ne se laissant pas abattre par les difficultés ni préférer la vie terrestre à l’au-delà. Il considérait que défendre le véritable sultan, Mohammed Ben Youssef, était un devoir sacré pour chaque citoyen.
Comment un homme armé d’un couteau pouvait-il pénétrer un cortège lourdement armé et protégé par les forces coloniales sous toutes leurs formes ?
Le martyr Alaâl Ben Abdallah visait à faire une déclaration décisive et à exprimer une volonté populaire invincible.
Par son action, il voulait envoyer un message clair au colonisateur français : que le trône alaouite est une ligne rouge qu’il ne faut pas franchir, et que le peuple marocain, individuellement et collectivement, se lèvera pour défendre ses valeurs. Ainsi, Ben Abdallah mérite d’être considéré comme un symbole du devoir national.
Le martyr venait d’une famille modeste, et a grandi dans la ville de Gueresif, à la nature rude. Il n’était ni de lignée noble ni d’aristocrates, et n’a pas bénéficié d’une éducation scolaire, mais avec sa nature pure, il a commencé dès sa jeunesse à défier et à déranger le colonisateur. Lorsque la répression s’est intensifiée et qu’il a été soumis à une surveillance constante, il a émigré à Rabat, où il s’est installé dans le quartier Akkari et a exercé le métier de peintre en bâtiments, sa source de subsistance.
Après une brève période à Rabat, le colonisateur français a exilé le leader et héros de la lutte, le sultan Mohammed Ben Youssef, hors du pays. L’opération de martyr d’Alaâl Ben Abdallah est alors devenue une leçon inaugurale pour le peuple marocain, transformant chaque foyer en cellule de résistance. Le mouvement de résistance et l’Armée de libération ont troublé le colonisateur, le contraignant à rétablir le sultan légitime sur son trône.
Il ne fait aucun doute que la question qui se pose chaque fois que l’anniversaire du martyr approche est :
Ce jour ne mérite-t-il pas d’être un jour de devoir national ?
Prenons-en les leçons et les enseignements, et qu’il serve de guide aux générations futures.



