
L’Institut Oecuménique de Théologie Al Mowafaqa a abrité une conférence inaugurale le 15 octobre 2024 sur le thème : “S’ouvrir au dialogue : par nécessité, avec exigence et pour une meilleure connaissance réciproque”
Cette conférence a été animée par l’anthropologue Farid El Asri, qui a insisté sur l’importance du dialogue et du débat, notamment en Afrique, en mettant en avant la nécessité de questionner les évidences culturelles et religieuses.
Il a abordé les difficultés de mener un dialogue significatif, soulignant que les échanges doivent aller au-delà de la simple bonne volonté et qu’ils exigent un engagement et une transparence réciproques.

Le dialogue, selon le Doyen du Collège des Sciences Sociales (Université Internationale de Rabat-UIR), doit transformer les participants en les exposant à l’altérité et en remettant en question leurs propres référentiels.
Il identifie trois conditions essentielles pour un dialogue fructueux : la nécessité de dialoguer face aux crises contemporaines, l’exigence de rigueur intellectuelle, et la confiance mutuelle. Il a insisté aussi sur le rôle de l’humour et de l’humilité dans les échanges pour éviter le dogmatisme.
Enfin, il a critiqué la société actuelle, marquée par l’accélération et la superficialité des échanges visuels, qui favorise des représentations figées de l’altérité sans véritable compréhension. Il appelle à un ralentissement, un arrêt pour engager un dialogue véritable et productif, capable de déconstruire ces représentations et d’aborder les défis posés par la diversité et les tensions identitaires.



