Cultureslider

Sami Yusuf clôt le Festival de Fès par une nuit soufie entre Fès et Konya

Le Festival de Fès des musiques sacrées du monde a clôturé, dimanche 6 juin 2026, sa 29ᵉ édition avec une soirée exceptionnelle portée par l’artiste Sami Yusuf, consacrée au patrimoine musical soufi, du Levant au Maroc.
Ce moment artistique suspendu, placé sous le thème  »La nuit du Sama : de Fès à Konya’’, a attiré un public nombreux qui a rempli l’espace historique de Bab Al Makina, véritable cœur battant de cette 29ème édition.

Au fil de la soirée, l’artiste Sami Yusuf a emmené l’assistance dans une balade musicale plongeant dans les univers du patrimoine soufi, en proposant un répertoire mêlant chants soufis orientaux et Mouwashahat andalous, ainsi que des créations issues du Samaa marocain.

L’artiste britannique était accompagné par le groupe de musique soufie urbaine de Konya, qui a interprété des extraits de la ‘’tradition des derviches tourneurs’’, inscrite au patrimoine immatériel de l’UNESCO. La chanteuse marocaine Nabila Maân et le mounchid Ismail Boujia ont également apporté leur art à cette soirée exceptionnelle, aux côtés d’un orchestre composé de musiciens venus de Turquie, du Royaume-Uni, de France, d’Espagne, de Chine, de Jordanie, d’Azerbaïdjan et du Maroc.

Sami Yusuf, qui participe pour la quatrième fois au Festival de Fès des musiques sacrées du monde, a proposé un bouquet de morceaux musicaux transculturels, allant des Mouwashahat andalouses, des poèmes qui constituent les symboles les plus marquants de ce patrimoine, tels que ‘’Lama bada yathatana’’ et ‘’Jadak Al Ghaitho’’, avant de passer à une sélection de morceaux issus de l’art du qawwali.

Dans le prolongement de cette créativité artistique qui a marqué la soirée, les membres du groupe de musique soufie urbaine de Konya ont présenté une performance artistique inspirée des traditions derviches, considérées comme l’un des symboles du patrimoine soufi turc, qui repose sur des mouvements circulaires incarnés par les derviches, symbolisant l’ordre de l’univers et la prise de conscience de l’homme de lui-même et de son Créateur, en parfaite harmonie avec la performance vocale de l’artiste Sami Yusuf.

Vêtus de leur tenue blanche uniforme, les derviches, les mains ouvertes vers le ciel dans un mouvement circulaire incessant, ont poursuivi leur danse dans une atmosphère spirituelle à laquelle le public présent a réagi avec beaucoup d’enthousiasme, au rythme d’une musique entraînante qui a transformé l’espace de Bab Al Makina en une scène débordante de vie.

Sami Yusuf a montré, une nouvelle fois, qu’il possède ce sens du vrai. C’est ce qui lui confère cette capacité de rassembler dans sa musique, celles et ceux qui poursuivent cette même quête. Ayant goûté, très jeune au nectar de la poésie persane et azérie, le Samaa, pour lui, est un livre ouvert sur ‘’l’écoute’’ de la poésie divine, celle qui s’inscrit dans la tradition soufie, du Levant au Maghreb.

Placé sous le Haut Patronage du Roi Mohammed VI, le Festival de Fès des musiques sacrées du monde a proposé, durant quatre jours, une programmation riche mêlant spiritualité, art et émotion. Plus de 160 artistes issus des quatre coins du monde y ont présenté 18 spectacles célébrant la diversité des patrimoines musicaux et des traditions spirituelles.

Source: MAP

Articles similaires

Laisser un commentaire

Bouton retour en haut de la page