Soutien iranien au Polisario : quand la solidarité idéologique oublie la souveraineté


L’implication croissante de l’Iran dans le conflit du Sahara marocain n’est plus un secret. Elle est désormais confirmée par le Geran Institute for Strategic Studies, un centre américain indépendant, qui alerte sur la coopération militaire entre les Gardiens de la Révolution iranienne, le Hezbollah libanais, et le front séparatiste du Polisario. Drones, entraînements tactiques, transferts d’armement : l’Iran alimente un séparatisme armé contre l’intégrité territoriale du Maroc.
Ce soutien est une provocation stratégique. Et la réaction du Maroc a été, à juste titre, ferme et sans équivoque : rupture diplomatique avec Téhéran, dénonciation des ingérences, mobilisation diplomatique internationale. Le Royaume défend sa souveraineté avec clarté et responsabilité.
Mais là où la menace devient intérieure, c’est quand certains, sur la scène politique nationale, choisissent de détourner le regard — voire d’exprimer leur solidarité avec ceux qui arment nos ennemis.
Récemment, un courant politique influent — a exprimé sa « solidarité avec le peuple iranien » suite à l’élimination de hauts gradés militaires iraniens. Dans son communiqué, ces responsables sont décrits comme des « martyrs », célébrés pour leur combat contre l’« agression étrangère ».
Aucune mention, bien sûr, du soutien de ces mêmes responsables aux livraisons d’armes au Polisario. Aucune indignation face aux attaques de drones sur des civils marocains à Smara. Le Sahara marocain, dans ce discours, devient invisible.
Cette position n’est pas qu’un simple malaise rhétorique. Elle révèle une dérive : celle de préférer l’alignement idéologique sur un régime théocratique étranger, au détriment des intérêts fondamentaux de l’État marocain.
Quand des voix politiques locales pleurent des commandants iraniens mais ignorent les victimes marocaines du séparatisme, il ne s’agit plus d’une opinion — il s’agit d’un choix. Et ce choix n’est pas neutre.
Le Sahara marocain est une cause nationale, reconnue comme telle par la quasi-totalité de la classe politique et consolidée par l’engagement du Roi Mohammed VI. Aucun double langage ne saurait être toléré lorsqu’un pays étranger arme ceux qui veulent démembrer notre territoire.
Le Maroc n’a jamais imposé le silence. Mais il exige la cohérence. On ne peut pas défendre la souveraineté nationale à Rabat tout en glorifiant ses ennemis à Téhéran.
Souhail Benkaddour



