Le Maroc, royaume de toutes les tolérances (4): La musique spirituelle curative

La tradition gnaoua, venu à travers les âges de l’Afrique sub-saharienne s’installer et prospérer au Maroc montre à quel point ce pays carrefour est un vrai melting potcapable de s’adapter et surtout d’assimiler des pratiques et des influences venues d’ailleurs soit du nord, riche et Chrétien ou du sud, pauvre et Musulman et même des fois à chaque pays a sa propre histoire : des faits historiques, des événements et des étapes importantes qui ont donné au pays sa véritable valeur historique.

La tradition gnaoua, venu à travers les âges de l’Afrique sub-saharienne s’installer et prospérer au Maroc montre à quel point ce pays carrefour est un vrai melting potcapable de s’adapter et surtout d’assimiler des pratiques et des influences venues d’ailleurs soit du nord, riche et Chrétien ou du sud, pauvre et Musulman et même des fois à chaque pays a sa propre histoire : des faits historiques, des événements et des étapes importantes qui ont donné au pays sa véritable valeur historique.
L’histoire d’un pays fait partie des événements jugés dignes de mémoire, ce qui s’applique parfaitement au Maroc. Avec plusieurs dynasties qui se sont succédé au fil du temps : la dynastie Idrisside, la dynastie Almoravide, la dynastie Almohade, la dynastie Mérinide, la dynastie Saadienne et la dynastie Alaouite, le Maroc a acquis une renommée internationale en tant que pays multiculturel, avec plusieurs types de patrimoines reconnus comme patrimoine mondial par l’UNESCO.
En effet l’UNESCO présente le patrimoine immatériel des gnaoua comme suit : [i]
‘’ Le terme gnaoua se rapporte à un ensemble de productions musicales, de performances, de pratiques confrériques et de rituels à vocation thérapeutique où le profane se mêle au sacré. Le gnaoua est avant tout une musique confrérique soufie généralement associée à des paroles à caractère religieux, qui invoque les ancêtres et les esprits. Pratiquée à l’origine par des groupes et des individus issus de l’esclavage et de la traite négrière remontant au moins au XVIe siècle, la culture gnaoua fait aujourd’hui partie des multiples facettes de l’identité culturelle marocaine. Les gnaoua, notamment ceux de la ville, pratiquent un rituel de possession thérapeutique sous forme d’une veillée de rythmes et de transe où se mêlent des pratiques africaines ancestrales, des influences arabo-musulmanes et des manifestations culturelles berbères autochtones. Les gnaoua de la campagne organisent des repas collectifs offerts aux saints maraboutiques. Certains gnaoua des villes utilisent un instrument de musique à cordes et des crotales, alors que ceux de la campagne ont plus particulièrement recours aux grands tambours et aux crotales. Dans les villes, les costumes sont colorés et brodés tandis que les costumes du monde rural sont blancs et accompagnés d’accessoires. Le nombre de groupes confrériques et de maîtres musiciens ne cesse de s’accroitre dans les villages et les grandes villes du Maroc. Les groupes gnaoua forment des associations et organisent des festivals locaux, régionaux, nationaux et internationaux toute l’année. Cela permet aux jeunes générations de découvrir les paroles et les instruments ainsi que les pratiques et rituels liés à la culture du gnaoua.’’
La tradition gnaoua désigne à la fois un style musical et un groupe culturel du Maroc, issu de l’Afrique subsaharienne. Elle se caractérise par une musique vibrante, des rituels et des pratiques spirituelles, impliquant notamment un rituel appelé « lîla », qui se déroule pendant la nuit dans une maison ou une zaouïa (un lieu saint). Ces rituels comprennent souvent des sacrifices d’animaux et servent à ouvrir et à consacrer l’espace pour les rassemblements communautaires. [ii]
Les gnaoua ou gnawa, selon les translittérations retenues,sont des descendants d’anciens esclaves issus de populations d’origine d’Afrique Noire (Sénégal, Soudan, Ghana, Mali, Guinée, etc.). [iii] D’ailleurs pour les linguistes le mot gnaoui est une prononciation locale du lieu d’origine de ces esclaves : c’est-à-dire la Guinée. Cela voulait dire dans le parler marocain du temps une personne originaire de Guinée.
Les esclaves gnaoua furent amenés par les anciennes dynasties qui ont traversé l’histoire du Maroc, en commençant par les Almohades (1145-1269) pour entreprendre les constructions de palais et les renforcements de l’armée.
Musiciens, guérisseurs, voyants, thérapeutes et exorcistes, les gnaoua sont tout cela et plus, une confrérie issue de la terre d’Afrique et dialoguant avec les cieux, invoquant les saints de l’Islam et les divinités surnaturelles dans d’impressionnantes transes de possession. Un rite étrange et ô combien précieux, préservé depuis des siècles par des populations venues de loin. Longtemps livrés à eux-mêmes, les gnaoua n’ont eu bien souvent d’autres choix que celui de pratiquer leur musique dans la clandestinité ou dans la rue et les souks. [iv]
Apres leur affranchissement de l’esclavage par les Sultans marocains le début du siècle dernier, ils se sont constitués en confréries à travers le territoire marocain. Ces confréries en question s’articulent autour des maîtres musiciens m’allems, des joueurs d’instruments (quasi exclusivement les qraqechs -sorte de crotales- et le gambri ou hajhouj, instruments à cordes), des voyantes chouâfas, de médiums et d’adeptes.
Au sujet de l’origine des gnaoua, Abdeljalil Didi écrit : [v]
‘’ Les régions du Tafilalet et du Drâa ont été depuis longtemps en interdépendance étroite avec l’Afrique subsaharienne. Ce Maroc saharien vivait en relation régulière avec le pays alors dénommé Blad-es-Soudan, le « pays des noirs », au travers les échanges promus par les caravanes transsahariennes qui généraient un trafic de différents produits dont notamment l’or. Ces caravanes étaient aussi pourvoyeuses d’esclaves ce qui entraîna au fil des temps l’affluence des populations africaines vers le Maroc.
C’est dans ce contexte que la population du village de Khamlia serait venue s’installer dans les confins du désert de Merzouga, au Tafilalet, à l’instar d’autres communautés noires qui se sont réparties sur l’ensemble du territoire marocain dans les différentes étapes de son histoire.
La population du village est entièrement d’origine noire et s’est berbérisée dès son arrivée , d’où sa dénomination d’« Isemkhane », pluriel de « Isemkh » en amazighe ; une appellation métonymique dans la mesure où elle désigne ce groupe de personnes par la couleur de leur peau. « Isemkh » vient en effet de « essmekh » ou encre, c’est-à-dire de couleur noire.
Les musiciens gnaoua de Khamlia pourraient ainsi être des descendants d’esclaves noirs déportés du Soudan sur les pistes des caravanes transsahariennes en passant par Tombouctou qui était alors la capitale de l’empire du Ghana. Leur installation pourrait être liée au contexte des fortes relations entretenues par les dynasties régnantes au Maroc avec l’Afrique subsaharienne notamment les Saadiens, les Almoravides ou les Alaouites …’’
Ils pratiquent ensemble un rite de possession syncrétique appelé lîla ou se mêle à la fois des apports africains et arabo – berbères, pendant lequel les adeptes s’adonnent à cœur joie à la pratique des danses de possession et de transe. [vi]
Aujourd’hui, la musique des gnaoua s’internationalise de plus en plus grâce au Festival des Gnaoua et des Musiques du Monde, qui se tient chaque année dans la ville côtière d’Essaouira en juin, et grâce aussi aux influences extérieures comme l’apport des musiciens tels Bill Laswell, Adam Rudolph, et Randy Weston qui font souvent appel à des musiciens gnaoua dans leurs compositions. [vii]
Le Festival d’Essaouira est avant tout la célébration d’un parcours où émotion et musique ne font qu’un : une langue universelle. La langue d’un multiculturalisme global et dynamique. Il n’a pas été question d’une simple « folklorisation » d’un phénomène musical devenu mondial, le festival a misé sur l’ouverture sur d’autres cieux malgré les critiques conservatrices que cela aurait pu soulever. [viii]
Ainsi un programme riche et varié a été proposé au public. Des concerts acoustiques plongeant dans les racines des musiques gnaoua, une parade déambulatoire des musiciens gnaoua, des marionnettes géantes de la troupe Orishaté de Cuba.
La musique des gnaoua ainsi que les rituels qui l’accompagnent sont des traces de la mémoire collective des peuples de l’Afrique noire déchirée par l’esclavage, la trahison et l’avidité de l’homme. Les fondateurs du premier noyau de la tradition gnaoua à Essaouira sont les noirs que le destin a conduits dans la région amazighe de Haha, arrachés à leurs racines en Afrique sub-saharienne ou ils menèrent une vie paisible et libre. [ix]
Leurs rythmes, les rituels particuliers qu’ils pratiquaient quand ils pouvaient sous les dures circonstances de l’esclavage, étaient une forme de consolation et une traduction de la douleur et de la nostalgie. Une ultime issue pour dévoiler une identité perdue, un langage de chagrin et de pleurs suscité par une souffrance intérieure et profonde. Les chants et poèmes ambigus des gnaoua sont plus proches à des gémissements qu’à des chansons. [x]
Leurs pratiques à la fois musicales, initiatiques et thérapeutiques mêlent des apports africains et arabo-amazighs ; Bien que musulmans les gnaoua fondent leur spécificité sur le culte des jnoun, esprits malfaisants, et leurs rites ont conservé nombre de traits propres aux cultes de possession africains et le rituel est comparable au Vaudou de Haïti et à la Macumba du Brésil.
La cérémonie la plus importante et la plus spectaculaire des gnaoua est la lîla, dont la fonction est essentiellement thérapeutique. Durant la célébration, le m’allem, accompagné de sa troupe, appelle les saints et les entités surnaturelles à prendre possession des adeptes, qui s’adonnent alors à la transe. [xi]
Les gnaoua pensent que chaque être humain vit avec un melk, une entité immatérielle qui partage son corps. Le melk peut être un homme ou une femme, bon ou agressif, vertueux ou dévergondé. Bref il est humain. Les gnaoua expliquent tous les problèmes psychologiques grâce à cette interprétation : un schizophrène ? C’est quelqu’un possédé par deux melks, un homosexuel ? C’est un homme possédé par un melk femme.
Il y a sept catégories de melks. A chaque catégorie correspondent une couleur et un encens particulier. Il y a les melks blancs, les verts (les saints comme Abdelkader Jilali), le bleu ciel (les célestes), le bleu foncé (les marins, emmenés par Sidi Moussa al-Marsaoui), les jaunes (exclusivement des femmes, la plus célèbre étant Lalla Malika la libertine), les rouges (carnivores et amateurs de sacrifices comme Sidi Mimoun) et, enfin les noirs, redoutables (tel Aicha Quandisha qu’on évoque dans l’obscurité la plus totale). [xii]
Les sept couleurs sont passées en revue lors d’une soirée traditionnelle lîla. Le rituel comporte trois grandes phases successives : la procession l-wa’da, chants, jeux et danses koyous et l’interpellation des esprits melks par la musique de transe. [xiii]
Les initiés entrent en transe lorsque leur melk est invoqué et il prend possession de leurs corps le temps d’un air de musique. Donc la musique gnaoua est le lien entre le monde des humains et celui des esprits, ce monde parallèle. [xiv]Le vrai maître de la cérémonie de la lîla n’est pas les musiciens, comme on peut le croire. La vraie clé de voûte du rite, c’est la prêtresse voyante mqedma. C’est elle qui donne le rythme des incantations, elle indique au m’allem musicien quel type de melk invoquer. Elle entre en transe dès le début de la soirée. Dans cet état elle peut guérir les malades ou apporter sa baraka (grâce divine) aux gens de l’assistance.
Pour Fatima-Ezzahra Bouachrine et Jamal Khalil, la culture gnaoua est une question de genre : [xv]
‘’ La transe de possession Gnaouie est fondamentalement un rite collectif renvoyant à un large éventail de phénomènes. En outre, les femmes utilisent cette activité rituelle, en guise de moyen indirect de présenter des griefs et d’affirmer leur autonomie. La transe de possession Gnaouie constitue l’énergie et le potentiel des catégories démunies, aussi, elle constitue une forme fondatrice de stabilité et de cohésion sociale, et joue également un rôle primordial dans la structuration des hiérarchies et des interactions sociales.’
A Suivre
[i] UNESCO. (2019). Gnaoua. Patrimoine Culturel Immatériel. Récupéré de https://ich.unesco.org/fr/RL/gnaoua-01170#:~:text=Le%20terme%20gnaoua%20se%20rapporte,profane%20se%20m%C3%AAle%20au%20sacr%C3%A9.
[ii] Chlyeh, Abdelhafid. (). Les Gnaoua du Maroc. Itinéraires initiatiques, transe et possession. Casablanca : Le Fennec.
[iii] Paul Bowles, Produced by Richard Horowitz and Bill Laswell. Axiom/ Island Records, 314-510 147-2, 1990. Paul Bowles cet écrivain américain, qui a vécu durant le siècle dernier à Tanger s’est beaucoup intéressé aux gnaoua et à leur musique. Il parle de leurs origines africaines, de leur esclavage et de leur musique aux propriétés prophylactiques et thérapeutiques
[iv] Saoury, Fouad. (2023). Festival gnaoua au delà de la musique la symbolique des couleurs. Le Desk. https://ledesk.ma/culture/festival-gnaoua-au-dela-de-la-musique-la-symbolique-des-couleurs/
[v] Didi, Abdeljalil. (2019). Khamlia, le village marocain qui vit aux rythmes de la musique gnaoua. SudEstMaroc. Récupéré de https://sudestmaroc.com/khamlia-le-village-marocain-qui-vit-aux-rythmes-de-la-musique-gnaoua/
[vi] Rouget, Gilbert. (1980). La musique et la transe. Esquisse d’une théorie générale des relations de la musique et de la possession. Paris : Gallimard.
[vii] Hudson, Mark. (2000, 4 mars). Arts and Books Features: The Home of trance and Dance from Paul Bowles to the Rolling Stones and Modern Club DJs: the Mysterious Musical Life of North Africa has Long Fascinated Western Writers and Musicians. Mark Hudson Travels to Marrakesh, Casablanca and Deep into the Night in Search of the Authentic Sound of Rai. The Daily Telegraph. Cet article a été rédigé en prévision d’une série de concerts de musique nord-africaine à Londres. L’auteur y traite de sa visite à Casablanca et Marrakech ou il découvre et participe à une lîla des gnaoua et fait connaissance avec le riche répertoire de la musique marocaine.
[viii] Norman, Lulu. (1998, 30 mai). Travel Agenda: The Original Trance Dance; This Week a Spiritual Blues Festival Beguins at Essaouira in Southern Morocco. The Independent. L’article en couverture parle de la montée en puissance de la World Music dans le domaine artistique et l’intérêt que les mélomanes commencent à porter à ce genre de musique. Après, l’article traite du Festival d’Essaouira et la journaliste compare la musique des gnaoua à celle des Blues aux Etats Unis, sachant que les deux genres sont joués par des descendants d’anciens esclaves. La journaliste s’intéresse aussi à des cérémonies de transe et d’exorcismes lîla conduites et orchestrées par des femmes prêtresses.
[ix] Ghouti, S. (2005). L’univers symbolique et initiatique des Gnaoua d’Essaouira (Doctoral dissertation, Paris 1).
[x] Bensignor, F. (2021). Le Maroc transcende ses traditions. Hommes & Migrations, 1333(2), 210-216.
[xi] Miller, J. A. (1997). [Review of Morocco, Body and Soul Series Part 1: Vibrations in the High Atlas Part 2: Nuptials in the Middle Atlas Gnaouas Malhoune, by I. Genini & L. Rigaut]. Middle East Studies Association Bulletin, 31(2), 199-201. http://www.jstor.org/stable/23061464
[xii] Dhingra, Dolly. (1993, 25 Novembre). Healing Groovy; the Gnawa Heal Spiritual Wounds by a Combination of Chanting, Dancing and Honey Sprinkling. Dolly Dhingra Lived the Experience. Rev. of performance by Regragui Cherif, et al. Somerset College of Arts and Technology, Taunton. The Independent. La journaliste décrit dans cet article une cérémonie de la derdba des gnaoua dans le théâtre d’une université londonienne. Elle y parle aussi de leurs origines, de leurs pouvoirs thérapeutiques, des scènes d’exorcisme pratiquées durant la cérémonie et de leurs danses et chants pour appeler les melks, esprits malveillants.
[xiii] Chlyeh, A. (2000). La transe. Rabat : Marsam Editions.
[xiv] شومان, أ. مسعود, بركة, أ. د. سعد, درويش, & أ. د. سلوى. (2024). أشكال الزي ووظيفته ودلالاته الرمزية عند گناوة: دراسة ميدانية في الأنثروبولوجيا الثقافية. مجلة الدراسات الأفريقية, 46(3), 309-358.
[xv] Bouachrine, F.-Z ; & Khalil, J. (2022). Etude sur les gnaouas sous une perspective de genre. Revue économie et société, juin 2022, 19-37. Récupéré de https://journals.sms-institute.com/wp-content/uploads/2022/07/2.-BOUACHRINE-KHALIL.pdf
[xvi] Guichard, P., & Menjot, D. (éds.). (2000). 59. La bataille de Las Navas de Tolosa (1212) (P. Buresi & D. Menjot, trad.). In Pays d’Islam et monde latin (1‑). Lyon : Presses universitaires de Lyon. https://doi.org/10.4000/books.pul.21126
[xvii] Kamen, Henry (1998). The Spanish Inquisition: a Historical Revision. New Haven, Connecticut : Yale University Press.
[xviii] Chtatou, Mohamed. (2019). Expulsion of Sephardic Jews from Spain in 1492 and Their Relocation and Success in Morocco – Analysis. Eurasia Review. Récupéré de https://www.eurasiareview.com/05092019-expulsion-of-sephardic-jews-from-spain-in-1492-and-their-relocation-and-success-in-morocco-analysis/
[xix] Ghazali, Maria. (2004). Marginalisation et exclusion des minorités religieuses en Espagne : Juifs et Maures en Castille à la fin du Moyen-Age. Cahiers de la Méditerranée, 69. Récupéré de http://journals.openedition.org/cdlm/781; DOI: https://doi.org/10.4000/cdlm.781
[xx] Baloup, D. (2023). Conclusion. L’expulsion des minorités religieuses : un aboutissement ? La Reconquête – Un projet politique entre chrétienté et Islam Un projet politique entre chrétienté et Islam. (p. 154 -160). Paris : Armand Colin. https://shs.cairn.info/la-reconquete–9782200632625-page-154?lang=fr.
[xxi] Suárez Fernández, Luis (2012). La expulsión de los judíos. Un problema europeo. Barcelona: Ariel.
[xxii] La musique andalouse puise ses racines dans l’héritage culturel d’Al-Andalus, combinant diverses traditions musicales des communautés arabe, juive et berbère. L’une des formes les plus connues de cette musique est « al-Âla », particulièrement cultivé dans des régions telles que Tétouan. Ce style se caractérise par un répertoire structuré qui comprend des ouvertures instrumentales et des formes poétiques comme le Muwashshah, qui se compose de cinq sections aux rythmes différents.
[xxiii] Chaachoo, Amin. (2016). La musique hispano arabe, Al ala. Paris: édition L’Harmattan.
[xxiv] Chtatou, Mohamed. (2022). Jewish Music and Singing in Morocco – Analysis. Eurasia Review. Récupéré de
[xxv] Vincent, Bernard. (2013). Convertir ou expulser ? Les musulmans d’Espagne au XVe siècle. La Vie des Idées. Récupéré de https://laviedesidees.fr/Convertir-ou-expulser-2212
[xxvi] Chtatou, Mohamed. (2022). The Mellah of Fez. Abode of Moroccan Jews and Center of Their Activities. Sephardic Horizons, 13(1). https://www.sephardichorizons.org/Volume13/Issue1/Chtatou.html
[xxvii] Les marchands itinérants juifs ont toujours joué un rôle important dans le commerce marocain, en particulier dans les zones rurales et les montagnes de l’Atlas. Au milieu du XXe siècle, ces marchands étaient courants, comme l’illustrent les photographies de l’époque montrant des commerçants juifs opérant dans ces régions.
Cf. Benbijja, Khalid. (2002). La vie économique et politique des Juifs au Maroc de la fin du 18e siècle à l’instauration du protectorat français 1912. Thèse de Doctorat, Paris 8.
[xxviii] Geertz, Clifford; Geertz, Hildred; & Rosen, Lawrence. (1979). Meaning and Order in Moroccan Society. New York: Cambridge University Press.
[xxix] Chtatou, Mohamed. (2023). The History of The Jews of Sefrou– Analysis. Eurasia Review. Récupéré de https://www.eurasiareview.com/25012023-the-history-of-the-jews-of-sefrou-analysis/
[xxx] Le Mellah de Sefrou occupait la moitié de la médina et en 1948 sa population totale était de 5000 (la densité était l’une des plus élevées au monde). Sefrou abrite les tombes de plusieurs saints juifs tels : Moshe Elbaz, Le Maître de la Grotte, Eliahou Harroch et David Arazil. La ville de Sefrou avait le surnom de la Petite Jerusalem en raison de sa grande densité juive et sa vie religieuse très développée. Au lendemain de l’indépendance du Maroc, un rabbin de Sefrou fût élu au parlement marocain.
[xxxi] Geertz, Clifford; Geertz, Hildred; & Rosen, Lawrence. (1979). Op. cit. , p.. 164 (note 23).
[xxxii] Halpérin, V. (1952). STRUCTURE ET PERSPECTIVES DE LA POPULATION JUIVE EN AFRIQUE DU NORD. Politique Étrangère, 17(1), 467-476. http://www.jstor.org/stable/42709084
[xxxiii] Geertz, Clifford; Geertz, Hildred; & Rosen, Lawrence. (1979). Op. cit., p. 170 (note 23).
[xxxiv] Chtatou, Mohamed. (2021). Sefrou, la « Petite Jérusalem » marocaine. Hespress. Récupéré de https://fr.hespress.com/240467-sefrou-la-petite-jerusalem-marocaine.html



