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Le soulèvement de Kénitra de 1954, symbole de l’unité entre le Trône et le peuple

Le soulèvement de Kénitra en août 1954 incarne la parfaite symbiose entre le Trône et le peuple, l’unité de volonté et de destin, ainsi que l’ardent patriotisme des habitants de la capitale du Gharb dans leur lutte pour la liberté et l’indépendance, a affirmé, vendredi 7 août 2026 , le Haut-commissaire aux anciens résistants et anciens membres de l’Armée de libération, Mustapha El Ktiri.
S’exprimant lors d’un colloque organisé à Kénitra par le Haut-Commissariat aux anciens résistants et anciens membres de l’Armée de libération (HCARAMAL), sous le thème « le soulèvement de Kénitra de 1954 : histoire et mémoire », El Ktiri a souligné que la ville s’est imposée comme un haut lieu de l’éveil national, de l’action militante et de la résistance.
Kénitra « figurait parmi les villes ayant accueilli, très tôt, les activités du mouvement national, tandis que ses habitants se sont engagés dans les différentes formes de l’action nationale et de la résistance, illustrant ainsi leur profond attachement au glorieux Trône alaouite et leur ferme adhésion à la légitimité religieuse, spirituelle et historique », a-t-il soutenu.
Dans ce contexte, El Ktiri est revenu sur les prémices de l’émergence d’une conscience nationale organisée à Kénitra et, plus largement, dans la région du Gharb au début des années 1930, lorsque plusieurs villes marocaines ont été le théâtre d’une vaste vague de protestations populaires contre les desseins des autorités coloniales.
Il a également rappelé la contribution de Kénitra aux différentes étapes de la lutte nationale, depuis le soulèvement de Boufekrane en 1937 et la participation à la présentation du Manifeste de l’Indépendance en 1944, jusqu’aux protestations ayant suivi l’assassinat de Farhat Hached en 1952, outre la vaste mobilisation en soutien à feu SM Mohammed V à la veille de Son exil.
« Dès que les autorités du protectorat ont décidé, le 20 août 1953, d’exiler le héros de la libération et de l’indépendance, feu SM Mohammed V, ainsi que l’illustre Famille Royale, la flamme de la résistance et de la colère nationale s’est ravivée dans cette région, faisant entrer Kénitra dans une nouvelle phase de confrontation, de défi et de sacrifice pour le retour du Souverain légitime et le recouvrement de la liberté, de l’indépendance, de la souveraineté nationale et de l’intégrité territoriale », a-t-il relevé.
El Ktiri a mis en avant, à cet égard, l’engagement des résistants de la ville dans l’action de résistance, à travers la conduite d’opérations ciblées, l’apport d’un soutien logistique à la résistance et l’organisation de vastes manifestations populaires, en dépit de la répression coloniale.
Ces sacrifices, a-t-il poursuivi, ont contribué à élargir le champ de la lutte nationale jusqu’au déclenchement des opérations de l’Armée de libération en 1955.
Ce colloque a été marqué par quatre interventions académiques consacrées aux répercussions nationales et internationales du soulèvement de Kénitra, à son traitement dans la presse française et les témoignages de l’époque, ainsi qu’aux effets de l’exil de feu SM Mohammed V sur la ville, mettant en lumière les dimensions historiques et politiques de cet épisode de la résistance nationale.
La rencontre, qui a réuni notamment des représentants des autorités locales, des élus, des membres de la famille de la résistance et de l’Armée de libération, ainsi que des universitaires et chercheurs, a également été marquée par un hommage rendu à sept anciens résistants et membres de l’Armée de libération et par la remise d’aides financières à plusieurs membres de cette famille.

Source: MAP

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